Une 1ère branche vers l'arrière sur mon A. palmatum : malade ?

« Viser le mieux » est-ce vraiment le but ultime ?

« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante »
Réponse du sage Renard au Petit prince.

Par cette citation, je voudrais souligner que ma manière d’aborder le bonsaï et le temps est différente de ce qu’on peut lire majoritairement dans ce forum.

L’excellence serait-elle l’objectif ? Pour moi, la réponse n’est pas évidente.

J’accorde beaucoup plus d’importance que ne le font apparemment les intervenants ici à ce qui est invisible aux yeux. Je veux parler de la relation affective unique qui se noue entre l’arbre et le bonsaï-ka. Quand elle s’installe, on touche à quelque chose de plus émouvant que l’excellence.

Cela peut-il être partagé ? Difficilement à mon avis. C’est, par exemple, une dimension non accessible à un jury d’expo. Sur ce forum, j’insiste sur l’histoire de mes arbres en espérant qu’entre les lignes, on y imagine un peu de ce qui m’est essentiel.

Tout cela n’est pas un choix a priori. Cela n’est pas venu d’emblée chez moi, mais après quelques décennies de cohabitation avec certains de mes arbres.

Quand on a une collection d’une cinquantaine d’arbres, il n’est pas possible d’établir une telle relation affective avec tous. Ce serait épuisant. Alors pour certains arbres, j’entretiens simplement du plaisir esthétique, de la curiosité, du respect distant, ou même parfois de l’habileté technique.

Je vous livre celui-là comme exemple (sujet :« Un Orme de Chine de 80 ans et gratuit » où j’explique pourquoi).