Merci beaucoup Peuceb pour tes rebonds, c’est comme celà qu’on construit une discussion argumentée, longue mais précise, parfois contradictoire, et qui va vers des détails selon des types de cultures particuliers.
Théoriquement celà est possible ET envisageable. Mais on parle de conditions ultra spécifiques et trés précises, en dehors des usages standards. Combien, 1% des usages ? 0.1 % ?
De manière grossière et trés assumée à ce stade, on rappellera que le pH de l’eau de lixiviation sous le substrat sera portée par 3 critères primordiaux ( cette mesure de pH étant asez proche du pH optimal pour la plante documentée ), je les cite par ordre décroissant:
substrat
amendement et / ou engrais
eau d’arrosage.
Pour corriger une substrat fortement chabazite vers un pH en dessous de 7 et pour l’acidifier, il faudra des mesures TRES « lourdes ».
Est ce que la chabasite fera remonter le pH d’un sol de terre de bryuère (pas la dite debruyère, la vraie ), oui assurément.
Est ce que la chabasite fera remonter le pH et permettra de relarguer des éléments nutritifs depuis un sable landais ( donc fortement siliceux et acide ) chargé fortement en matière organique en même temps ? Oui certainement si le substrat de base est un sable du Val de l’Eyre ( la Leyre en zappant l’apostrophe ), de débit hyper faible ET à trés forte charge de matière organique sur son passage. C’est à dire un ruisseau rougeâtre noirâtre de trés faible débit ( un ruisseau en fait ) sur un trés trés faible dénivelé sur 150 kilomètres, en frayant son chemin sous 99% d’ombrage sous feuillu caduque mésophile à xérophiles. Certaines personnes du SO comprendront par cet exemple.
Combien de personnes en France métropo peuvent envisager une basification par la zéolite en milieu bonsai amateur ? A mon avis, sur au moins un pot ( et peut être un seul ) une seule main ( et 5 doigts ) suffiront…
perso, en 2007, j’ai fait mourir un buis que je venais de rempoter dans 100% zéolite (chabazite) à l’époque où TLM en faisait la promo (substrat révolutionnaire). Depuis, je n’en utilise plus et vous pouvez voir par vous-même que son utilisation est marginale de nos jours.
Je suis sûr à 100% qu’il aurait repris dans l’akadama et/ou pumice car je n’avais pas pris de risque sur la taille des racines. Faut pas utiliser la chabazite pure, selon moi.
La zeolite, c’est très bien sur le papier et sur les étiquettes, beaucoup moins dans les pots et j’ai abandonné ce substrat depuis une quinzaine d’années.
Le stock qui me restait est passé épandu dans le jardin
Idem pour moi aussi, je me sert de ce qui reste pour mélanger au rempotage des agrumes, ou plantation en pleine terre. Seul les cryptomeria semblaient apprécier.
Comme quoi…tout arrive.
A priori je ne partirai pas en vacance dans une semaine avec @gp1 ni @Marc40 ( ni les 2 en même temps, encore moins ) mais on peut malgré tout avoir des points de convergence ( c’est rare ! ). Et puis pour une fois, c’est agréable aussi, on peut échanger et juger du « factuel » avant de mettre les personnes en avant…Je veux dire, parler des idées et des concepts sans parler de « ceux » qui portent un discours quelconque.
Dans le détail faudrait savoir si on parle de zéolithe en général ou de chabasite. Bon entre nous, le terme chabasai étant possiblement plus « large » que ce à qui il prétendait parfois, mais là ça devient compliqué. La notion d’espèce plus ou moins tolérante au calcaire devient aussi primordiale ( citrus cités par marc40 ) ou au contraire en calcifuge ou espèce presque neutre ou ça deviendra un énorme problème sous 2 à 3 ans.
Pour Clem et le buis en question. Je n’ai aucune réponse formelle ni évidente, et je ne suis pas non plus défenseur de la chabazite si jamais ( je crois que mes propos avant hier étaient assez clairs ). Pendant 30 ans environ ( disons de mes 5 ans à 35 ans ) il a existé une haie de buis sur 50 mètres dans la maison « de famille ». Expo plein Est ( pas assez de soleil ), zéro arrosage ( donc eau de pluie 100 % de l’année ) et une résurgence géologique à cet endroit de composante « sable » ultra forte ET trés trés pauvre ( sauf « compost » naturel des feuilles d’acacia au dessus en ombrage ). Donc trés pauvre et à tendance « acide ». Assez proche en fait d’une plantation de pin sylvestre en terre « landaise » ( mais bcp plus pauvre en MO ). 200 mètres plus loin y’a des boulbènes, et aussi des argiles qui collent aux bottes…( avec moins 1 mètre en "altitude ). Et entre les 2, un limono-argileux assez meuble et fertile, trés propice naturellement à un potager amateur toutes saisons.
Le buis en photo ( je vais supposé que c’était celui là de perdu ) était déjà dans une configuration de faible volume de substrat donc en « survie ». Et un buis en souffrance c’est comme certains pins, la mort est déjà programmé que tu ne t’en aperçois que 3 ans plus tard…
Le buis est thermophile mais aussi et surtout ici Xérophile. Donc l’eau du sol a été sans doute à tendance « excessive ». L’akadama n’aurait JAMAIS été ( pure conjecture de ma part ) « mieux » sous condition de buis sous abri ( pluie ) avec arrosage trés parcimonieux et TRES limité ( donc akadama visuellement trés sèche puis sèche encore avant arrosage ). Je me suis déjà,exprimé ici sur les limites de l’akadama sur le pF ( sujet fermé ), limite dans le sens de son coté prédictif ou « visible ». Le coté hyper calcique de la chabasite n’a pas aidé, non plus, certainement. Mais je suppose que si perte en 12 mois ( pu 18 ) alors la CEC non saturée ( ou à peine ) n’était pas en cause ( ou pas cause première ).
Sur du buis ( trés résilient / résistant sur 1 / 2 / 3 ans aprés un énorme stress ) j’aurai tendance à croire que la perte de ton buis ( si sous 12 mois ou moins aprés rempotage ) relevait d’autres facteurs prioritaires que le substrat. Mais je peux me tromper aussi…
Elle désinfecte les racines avec un antibiotique ! ( voir à 3:20) De la streptomycine.
Ça me rappelle tout le barouf quand j’ai osé faire la même chose pour un châtaignier atteint de Rhizobium radiobacter (plus connue sous le nom Agrobacterium tumefaciens) . Voir ce message
J’imagine que c’est la crainte du « feu bactérien » des rosacées… Cela dit, le Japon, pour le soucis de l’écologie dans les cultures, c’est vraiment zéro. Tous les fongicides interdits en France depuis plusieurs dizaines d’années se trouvent en vente libre dans l’équivalent des Castos.
Et à ce que j’ai pu voir, la protection individuelles des pros, c’est pas mieux.
Que ça se fasse ne m’étonne pas le moins du monde.
Je suis même certain que ça a une certaine utilité/efficacité d’un point de vue sanitaire.
Mais c’est pas parce que « ça se fait » qu’il « faut le faire ».
Plus une question éthique qu’autre chose. Chacun est libre de se fixer où il veut le point de bascule entre bénéfice et risque mais là c’est quand même un enjeux non négligeable d’un point de vue collectif…
Nb, pour ceux qui ont la flemme de lire. Une publi anglaise estime qu’il aura près de 10millions de décès par an dans le monde liés à des soucis d’antibioresistance.
Je viens de chercher sur le site de l’OMS, en 2021, on estime que le Covid est directement responsable de 8,8 millions de morts.
La problématique n’est donc pas totalement négligeable…
Certainement, sachant que le seul pays autorisant les antibios sur cultures fruitières sont les USA, que Erwinia amylovora, a très vite développé une résistance aux antibios efficace sur le FB. C’est n’importe quoi de penser que cela peut être utile. Tout ce qui se fait au japon n’est pas a prendre en exemple. Normalement le liquide a Jin est aussi interdit… il n’a pas d’AMM, le soufre ne fais pas parti de PNPP. Pensez à vos voisins, enfants, animaux mais surtout que tôt ou tard, toutes ces molécules nocives se retrouve dans l’eau potable.
Disons qu’en terme de législation, ils ont en gros ( sur ce point ) 2 générations de retard.
Point aussi valable en substrat ou en engrais, sur lesquels leurs obligations légales sont archi limités en éléments d’information. En gros, ce qui est vendu chez eux ( et importé puis revendu à prix d’or parfois ) on se demande même comment ça peut s’appeler « engrais » officiellement par exemple chez nous aprés import. Si les fraudes françaises ( ou européennes ) y mettaient un doigt, ça deviendrait…je ne sais pas trop quoi. Rien, peut être. Mais c’est un marché d’ultra niche donc ça passe.
J’aimerai chanter « cocorico » plus souvent, mais je crois qu’en terme d’agronomie en général sur plusieurs déclinaisons appliquées, la France est facilement sur le podium mondial ( pour ne pas dire la Gold Médal ). Entre autres, sur la qualification et la surveillance ( en pratique ) des intrants diverses « phytosanitaires », des substrats et des engrais, etc…
Certes, en apparence purement législative, nous pourrions par exemple être similaire aux autres pays de l’UE, de même base législative. Sauf que la pratique à la fin, ça se traduit aussi par le respect « pratique » des choses théoriques. Et là, la France applique un « zèle » que nos 26 autres voisins de l’UE se gardent bien de pratiquer. L’UE de l’Est, l’Espagne, les Pays Bas ( priorité au commerce, fermons les yeux ), et d’autres, c’est une grande farce. La qualité allemande, en dehors des slogans pub, on peut en discuter. Etc…