Substrats alternatifs

Donc je sors mon “plus beau” sac d’akadama pour comparaison.

Pour mon fournisseur, c’est la meilleure qualité en stock…

On ressort les tamis et là première mauvaise surprise :

10 à 15 % de sable inutilisable, avec le tamis le plus fin ( environ 1mm).

Ok on mélangera ça au terreau à semis pour les légumes.

2 granulométries obtenues :

Mais problème, plus on tamise, plus certains grains se délitent, plus on gagne en poussière..

Test de l’écrasement, 1 grain sur 2 s’écrase facilement entre les doigts…

Je ferais un test plus tard entre ces 2 différents minéraux : congélation et décongélation sur plusieurs cycles pour voir lequel des 2 reste le plus stable une fois détrempé.

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Tu l’as acheté ou sans indiscrétion?

J’ai acheté cette marque d’Akadama et j’ai été très déçu, comme toi énormément de poussière et des grains mous, ce n’est pas de l’Akadama dur, la mention Heat Treatement signifie seulement que le substrat est stérilisé mais pas cuit, donc pas dur, encore moins extra dur …

Pour moi à oublier, je n’en ai plus racheté

Normalement, pour la qualité de l’akadama, il faut se référer à bandes rouges sur les sacs. Le top étant le triple bandes.

Sur les sacs ici présentés, pas de bandes. Qualité pas au rdv normalement et ça se confirme avec tes tests.

Un grand merci pour ces tests d’ailleurs, c’est très intéressant. Tu as acheté où la litière ?

Oui ce sera idem pour moi, j’étais parti sur un sac de double bande au départ via une boutique pro espagnole qui vend sur v..ted.

J’ai contacté le vendeur pour qu’il mette l’annonce sur V, je lui avait déjà acheté de la ponce via la plateforme, et il m’a conseillé cette marque…qualité, durabilité, bla bla.

Je lui ai fait confiance, tant pis pour moi.

Je vais rester sur du minéral qui tient la route dans le temps, la litière chat en moler (essai), la ponce, le Lecchuza pon et la pouzzo ( si je trouve la bonne granulométrie ).

Est-ce qu’un bonsaika Japonais s’est dit un jour :

“ tiens, il faut absolument que j’achète et j’importe de la pouzzolane rouge d’Auvergne pour faire pousser mes arbres”

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Introuvable en France, très compliqué de s’en procurer sur le net pour que ce soit rentable

(frais de port, brexit…) .

Un copain qui traverse l’Europe pour le taf de temps en temps a pu me dénicher un sac.

12 balles les 20 litres, il y a quelques années ça devait coûter 5 ou 6 balles…

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Les japonais ont inventé un produit qui empeche l’akadama de s’écraser

Ce n’est pas ce que je comprends. Il me semble que c’est un composé qui provoque la floculation dans un sol argileux. Normalement, c’est provoqué par les acides humiques du sol.

Pour ma part , et à la première lecture, j’ai compris qu’il s’agit d’un acide (ions H+) qui attaque les surfaces minérales. Celles-ci présentent ensuite une rugosité, voire une porosité accrue.

C’est là ou se rend compte que selon les pays, la normalisation peut être importante ( voir castrative selon certains ) ou trés légère pour ne pas dire inexistante.
Globalement, ce qui est commercialisable au Japon sur certains trucs ( notamment engrais, amendements, substrats, etc…) ne pourrait pas l’êter chez nous sous norme CE et dénomination attenante. Donc il ne reste que vendre du « prestige » et du vent ( que le produit soit bon ou pas ) car pas certifiable en absence d’énormément de données.

Sinon pour ce truc, je comprends la même chose que Lanig.
Accesoirement, le produit chargé + va entrer en compétition aux détriments des cations nutritifs intéressants, donc la CEC va chuter ( ce qui fait chuter l’avantage / intérêt de l’akadama ).
C’est fait pour « aérer » une argile compacte.

紀州バラ吉田バラ植替え

Elle en parle dans cette vidéos vers les deux tiers

Ce qu’elle explique correspond bien à la floculation. Elle est sympa cette vidéo, avec ces roses traitées en mini-bonsai.

A priori le « moler » est un mélange diatomées + argile smectique ( je découvre le truc « moler », beaucoup moins ce qui la compose ).
https://www.imerys.com/fr/mineraux/moler
https://www.imerys.com/public/2025-03/TB_Imerys_Absodan_Routes_Mars2025.pdf

Le coté « dur » s’explique par la part de diatomées ( et aussi le caractère abrasif ) comme d’autres substrats volcaniques.
Les argiles smectiques sont TRES gonflantes ( contrairement à d’autres argiles ). Ca a aussi une CEC TRES élevée.

comme c’est utilisé en litière, mais aussi dans un usage « technique » de rétention de liquide déversés sur les routes, je suppose que ça absorbe fort, mais que ça désorbe « mal ».

Dit autrement: la rétention en eau ( et en ions ) peut être forte, mais possiblement au prix d’un pF difficile pour la plante pour extraire l’eau disponible dans les grains ( je ne parle pas de l’eau inter granulaire ). C’est à dire, possiblement, une valeur élevée de rétention en eau à volume / volume, mais avec une grande part peu ou pas restituable à la plante.

Bonjour,

tout à fait d’accord avec ton analyse, je rajouterai juste que l’argile de moler subit un traitement thermique il me semble, ce qui explique sa résistance et sa dureté.

Elle ne “relargue” sans doute pas autant d’eau que l’akadama à poids et absorption égale, mais sa résistance mécanique (et son prix) en font à mes yeux un atout non négligeable pour mélanger à d’autres substrats moins rétenteurs comme la pouzzolane ou autres.

Je ne l’utiliserai sans doute jamais à 100 % , mais associé à de la ponce, de la pouzzo, sphaigne ou écorce, pas de soucis pour moi.

Juste une remarque en passant : si ce sont des diatomées et des argiles, çà ne peut pas être un substrat volcanique :innocent:

je voulais signifier diatomées = « dur ». Dur comme le volcanique.

Le coté smectite par contre, ça peut interroger ( mais c’est cuit et c’est mélangé avec les diatomées , ce qui « perturbe » cette idée) dans le sens ou la smectite gonfle tellement qu’elle éclate sous contrainte de gel. En sous état eau liquide, la dilatation / contraction est trés forte, faudrait pas que ça cisaille les racines…( c’est juste une interrogation, un doute, je n’ai pas la réponse formelle ).

Tu me dira, pour le gel, le test est facile à faire avec un peu de « moler » dans un petit bac, qq cycle de gel et dégel au compartiment glaçon ( le moins 5 suffira, pas besoin du moins 18 ) pour comparer avec de l’akadama ( ou pas comparer sinon ).

Ici un test vidéo sur différents substrats organiques et minéraux avec cycles de gel/dégel

Rien de scientifique certes, mais ça apporte des pistes.

Ps: sur la même chaine, test de rétention d’eau de différents substrats

Hello,

en passant une commande de ponce et quelques bricoles sur geosism, je me suis laissé tenté par un sac de zéolite à base de chabasite et philipsite en granulométrie 2-5 mm.

Ce n’est pas le “fameux” chabasaï plébiscité à une époque pas si lointaine, voici quelques images du produit.

Différence avec la ponce en 3-6 mm

Après tamisage, j’ai pu obtenir 3 granulométries, avec une prédominance pour la plus fine (dommage…)

Le résultat :

Test du mouillage :

On testera tout ça pour de futurs rempotages, pour voir si la différence de prix avec la ponce (environ 50% plus cher), se justifie, ou pas….

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  1. OK
  2. Par les caractéristiques, ça ressemble quand même beaucoup à la chabasite / chabasaï ( d’ailleurs la marque s’éteint en 2027 à l’INPI et la société Somez est en procédure collective ).
    Juridiquement, la marque chabasaï n’engage à pas grand chose de précis.
    Techniquement, une zéolithe à 70% de chabasite et 4% de philippsite et le reste en éléments divers est une « chabasite », donc tu es dedans à des pouillèmes prés.

La chabasite ( voir les zéolithes en général ) devraient rester à ce qu’elle sont depuis longtemps en agriculture. De l’amendement ( donc une correction si besoin diagnostiqué précis, avec ensuite dosage de la bonne solution à la bonne quantité ).
En existence en substrat, majoritaire ou principal, celà n’aurait pas du exister…

Je plaide coupable moi même, j’ai cédé à la « mode », y’a loooongtemps, un sac ( le premier et le dernier ). J’ai été couillon, j’aurai du réfléchir au lieu d’acheter de la « hype » ( mais on a tous été jeune et con à un moment, hein ).

La suite sera un peu longue, mais je vais expliquer le « pourquoi ».

( les seuls « curieux » peuvent lire, les esprits chagrins pourront zapper si la forme leur plait pas, mais des remarques constructives et étayées sont toujours bienvenues même si elles sont en désaccord ).

Pour la durabilité ( relative, voir plus bas ! ), la rétention en eau, etc…il y a des alternatifs éprouvés.
L’avantage majeur ( s’il en est un …) est la CEC énorme. Mais elle vient aussi et surtout avec un paquet de désavantages et de limites. Et aussi un avantage qui n’en est pas un en bonsai…

Ton produit de chez Géosism annonce une CEC à 210 méq / 100 grammes ( l’italien parle de 2.1 méq / g ). En France on parle généralement pour 100 grammes, d’autres contrées en centi mole au kilo, etc…
En comparaison, une « terre noire » comme on en a peu en France, ou autre terre ultra méga « fertile », sera à 40 / 50. Et généralement, à 25, on a déjà une belle terre à potager. Ce qui n’est pas forcément recherché en bonsai, sauf schizophrténie classique du milieu à vouloir peu « pousser » et aussi avoir du trés riche…

La chabazite a un effet de chaulage. Le besoin serait de relarguer des éléments du sol présent, ET de contrôler un pH trop bas pour le remonter. Curieusement en bonsai pour la grande majorité des espèces, on fait plus la chasse aux pH trop neutres ou trop élevés, trop de calcaire, que l’inverse. Auquel cas la chabasite va dans le mauvais sens.

Quand on demande une analyse de CEC, il y a un corollaire en analyse, c’est son taux de saturation ( voir encore mieux, le pourcentage de ce qui sature selon les divers cations ). Qui a une analyse de CEC + taux de saturation dans sa culture en bonsai ? Personne.

Sauf que…aprés rempotage, la saturation ( en pourcentage ) va grandement évoluer, et aussi la répartition des cations saturants. Et probablement, ça évoluera dans des directions multiples et opposées selon les conditions de culture. En gros, ça part n’importe ou mais on sait pas ( en 1 an, 2 ans, 3 ans ).

En rempotage en 100 % ( ou plus de 50 % en tout cas ) chabasite, j’avais observé des résultats aléatoires et curieux, mais « ça » ne répondait pas dans le sens de la ferti. Ca m’a forcé à réfléchir un peu, et ne plus en acheter pour cette usage majoritaire en substrat. J’aurai du réfléchir avant. Et surtout, un comportement trés évolutif du substrat au fil du temps, en 2 / 3 ans ( donc une saturation de la CEC, et une répartition inconnue des cations en réserve, mais certainement un max de calcium sous arrosage calcaire - bad news ). J’ai perdu 3 ans…( enfin non je les ai pas perdu, j’ai perdu ces qq arbres à peine plus tard par grande soif non satisfaite par absence…).

Si on veut clairement augmenter sa CEC en pot, un mix avec 10% ( max max ) de chabasite fera bien assez le job !!! Mais …Faut il réellement l’augmenter ? En a t’on besoin ?

En ferti-irrigation, ou arrosage trés régulier avec du chimique en solution, pas besoin. Une CEC de moins de 10 ( ou bien moins ! ) ira bien.

Engrais « chimique » retard ( ce que je fais ), non plus. Un CEC dite « faible » en champ ( peut être 5 ou 10 ) sera largement suffisante car l’apport est régulier et continu.

En pur organique le sujet serait trés long. Au grand max, pour de la culture de grossissement de plant jeune, une CEC à 20 / 25 ( soit en gros 10 % de chabasite ) sera bien suffisante ( et en pur granulaire, sans tourbe ni coco ).

Le coté « réservoir » de la CEC est à comprendre dans certains cadre précis en culture plein champ. Par exemple il faut « tenir » une saison complète de culture, sans possibilité de revenir fertiliser sinon passe du tracteur et on écrase les zones de passage. En arbo on peut repasser autant qu’on veut ( ou qu’on peut, avec le budget par passage qu’on y mettra ) et en bonsai il va sans dire qu’on peut intervenir quand on veut.

En agri plein champ ( ou serre ), on peut signaler l’usage dominant de la chabasite, mais c’est sous forme poudre micronisée, pour lutter en poudrage ( donc usage sec sur feuillage ) contre des champignons par exemple de milieu humide ( genre botrytis ). On parle de 10 Kg par hectare, soit un équivalent de…1 gramme par metre carré au sol ( oui c’est peu, hein ! ) par passage…C’est le même usage que d’autres font avec des mélanges de talc et de bentonites. Entre () dans cet usage poudrage à talc ou bento seule, on cherche en général une bento assez gonflante au prix le plus bas, soit des sodiques en général. Les smectites - voir discussion plus haut - sont majoritairement calciques. Vous connaissez tous le Smecta, de nom ? C’est une smectite…mais c’est plus cher :rofl:

Il y a aussi la dilution de cette poudre micronisée ( donc pulvérisation aprés mise en suspension dans l’eau ) en anti insecte par exemple. Même dose / Ha. Bref.

En usage au sol ( surface sol ) ce sera généralement pas de la micronisée, mais du « micro granulé », inférieur en granulo au millimètre. La dose de « chaulage » sera de 10 à 100 grammes au m² de sol selon le besoin ( de toute façon l’effet superficiel est non profond au delà de 15 ou 30 cm ). Notez sur un pot de 0.1 m² de superficie, ça ne fait que 1 à 10 grammes…Et un pot de culture de 0.4 X 0.3, ça fait 0.12 m².

La non recyclabilité du granulaire chabasite.
Mécaniquement ça tient, pas de problèmes.
MAIS…
Entre l’achat neuf et le substrat à 3 ans, le taux de saturation de la CEC aura fortement évolué, vers une valeur inconnue et des cations saturant inconnus. C’est l’aveugle total. Dépendant du pH tampon des engrais, de l’organique si présent, de l’eau d’arrosage, etc…Bref, le brouillard total en terme généraliste.
Et si on passe au tamis ce substrat usagé ( même si la chabasite ne fait que 10% du récupéré ), on se retrouve avec des 10% qui peuvent avoirt un « pouvoir » encore trés fort / considérable, et pas forcément dans le sens voulu. Donc ce substrat est à « jeter ».

INVERSEMENT. Si on part sur un autre granulaire mécaniquement « durable » ( pumice, pouzzo, etc…) qui a une CEC ultra faible /quasi nulle, aprés lavage de l’organique éventuel et des poussières, lavage grandes eaux et tamisage, on repart sur un substrat assez « vierge ». Et ensuite, on ré incorpore une part de « fibreux » à capacité de CEC ( terreau, tourbe, coco, etc…) totalement neuve, et on repart à neuf sur le substrat. Il s’agit je crois d’une pratique assez majoritaire en bonsai ( je n’ai rien inventé ) mais celle ci est TRES défendable sur de multiples aspects ( pour ne pas dire…tous ).

( et merci pour les courageux qui seront arrivé au bout )

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Il y a un élément important qui n’a pas été abordé, la CEC concerne les cations, et certains nutriments n’en sont pas, notamment l’azote et le phosphore, mais aussi le molybdène.

Donc ces éléments ne sont pas stockés par la chabazite et entre les apports ils peuvent être lessivés alors que les autres sont encore disponibles. Il faut donc à priori compenser en apportant un dosage plus élevé dans ces éléments pour éviter les carences.

Sinon pour la réutilisation, ça peut théoriquement être possible, on peut faire tremper le substrat longtemps dans une solution aux caractéristiques qui nous intéressent, la charge du substrat va s’équilibrer.

Pour le pH, la chabazite peut rendre à augmenter son pH mais elle peut aussi tendre à s’acidifier.