J’ai l’impression que le débat commence à tourner en rond… Il me semble que jusqu’à la renaissance il n’y avait pas de dichotomie entre artisan et artiste et c’était peut être mieux. Enfin, je dis il ny avait pas mais s’il y en a une maintenant elle n’est pas encore claire.
Simone Weil souhaitait que chacun puisse faire de son métier un art et, sauf erreur de ma part, sa définition était très souple puisque pour en arriver là il suffisait de réunir les conditions permettant que chacun puisse exercer dans les meilleures conditions (hygiène, pénibilité, formation, salaire, reconaissance sociale) possibles, avec les méthodes qu’il voudrait et tous les outils qu’elles requièreraient et avec la volonté de faire le meilleur possible. Est artiste celui qui peut travailler dans cette état d’esprit. Fut-il bonsaika, sculpteur, charpentier ou balayeur et je suppose que même un guichetier de mairie peut théoriquement atteindre l’art de son métier.
Après chez elle, ça prend une dimmension mystique avec la communion avec Dieu par le travail. (En réalité, est un art l’activité qui permet la communion avec Dieu lorsqu’on l’exerce) donc tout le monde ne pourra pas être d”accord.
Personellement je suis agnostique mais je crois fermement qu’il y a au moins un genre de communion possible avec soit-même ou avec la communauté qui bénéfieciera de son travail. En attendant de savoir s’il y avait aussi une communion avec Dieu.
Visiblement tu es tellement au courant des limites de l’univers que tu pourras condescendre à nous expliquer ça, mais STP, sans utiliser les arguments de fonds de slip de certains politicards ou de piliers de zinc pas loin de la fermeture du bistrot.
“ Simone Weil souhaitait que chacun puisse faire de son métier un art et, sauf erreur de ma part, sa définition était très souple puisque pour en arriver là il suffisait de réunir les conditions permettant que chacun puisse exercer dans les meilleures conditions (hygiène, pénibilité, formation, salaire, reconaissance sociale) possibles, avec les méthodes qu’il voudrait et tous les outils qu’elles requièreraient et avec la volonté de faire le meilleur possible. Est artiste celui qui peut travailler dans cette état d’esprit. Fut-il bonsaika, sculpteur, charpentier ou balayeur et je suppose que même un guichetier de mairie peut théoriquement atteindre l’art de son métier.”
On peut acheter des arbres à des stades d’avancements différents ou de maturation différentes mais un bonsai n’est jamais quelque chose de fini, nous le sommes pas non plus.
Un bonsai évolue dans le temps renseignez vous verrez qu’à un moment les arbres sont réformés, reformés, c’est pas les exemples qui manquent sur le net.
Y a même des arbres qui sont modifiés une fois qu’ils ont été primés.
Un bonsai bien que ce soit une œuvre d’art , ce n’est pas un tableau de maitre, ce n’est pas comparable.
Un bonsai vit, il ne conserve pas sa cohérence, à un moment…
Le fait que ce soit pas quelque chose de fini, c’est connu et c’est important dans celui-ci.
C’est l’art de l’impermanence.Caractère de ce qui n’est pas permanent, ne dure pas et change sans cesse. (Le concept d’impermanence occupe une place centrale dans la pensée bouddhique.)
C’est pour ça qu’ils mettent l’accent sur l’instant.
Un bonsai pour eux, c’est pas un objet , c’est un concept philosophique.c’est de la philosophie appliquée.
Pourquoi? Une grande majorité de peintre reconnus ont peint sur d’anciennes peintures soit parcequ’elles ne plaisaient pas,soit par manque d’argent pour acheter une nouvelle toile.
Pour moi, si ! Je peux te proposer d’aller sur un site de Bonsai et de montrer l’arbre que tu préfères (dans une caté de prix) et d’expliquer pourquoi.. Va sur Bonsai Plaza et tu verras toutes sortes d’arbres, aux formes et qualités diverses. Choisir un arbre de bonne qualité demande d’avoir un sens du beau. Trouver la merveille encore plus.
Ensuite, quand tu reçois l’arbre chez toi, il va normalement continuer de se developper, et si tu n’as aucune notion artistique, (équilibre, proportions), il va vite perdre de sa beauté.
On peut aussi changer completement le style d’un arbre fini, le faire passer de la cascade à la semi-cascade par exemple, ou changer la face. Et ça, c’est une démarche d’artiste, qui rend l’arbre encore plus beau qu’avant.
Petite anectode : Je me rappelle un article récent dans Bonsai Focus où Kimura s’est rendu à une enchère car il avait vu un junip de grande taille aux qualités rares. Il a remporté l’enchère et ensuite restylé l’arbre, qui trône désormais à coté de son célèbre dragon.