Sommes nous des artistes?

Le bonsaï est, comme tu le relèves, presque uniquement abordé sous son aspect technique parce qu’il n’existe aucun langage consensuel pour décrire sa valeur esthétique, contrairement à des domaines comme la peinture, par exemple, pour laquelle on a développé un discours exprimant la valeur artistique des oeuvres, tandis que leurs techniques sont évoquées seulement en aparté, telles que les mentions “huile, aquarelle, acrylique, sur toile, papier” etc…. Nous, on en fait le gros de nos échanges sur le sujet de nos arbres.

c’est ça …quand on lit ce que cézanne raconte…, c’est pas de ça dont m’a parlé yahushi…

ça fait parti des trucs à faire,…

Oui, c’est un développement envisageable, mais pour cela il faudrait un changement culturel assez décisif dans notre pratique, de ne plus avancer son aspect pratique comme système de valeur absolue pour apprécier les arbres. Laisser parler l’émotion, ce serait bien aussi.

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C’est ça oui, le passage d’une évolution basée sur l’avoir, à une évolution basée sur l’être pouvant aider.

Tout comme le fait de prendre conscience qu’on fait partie d’un tout que tout est lié, on est à la fois tout et rien.

Nous sommes à la fois la cause et la solution de nos problèmes.

Il faudrait prendre conscience que faire un bel arbre, c’est faire un bel étant, un bel être, y a une dualité là aussi

Quand on fait un bonsai, on met en œuvre une stratégie d’amélioration continue, ça peut aussi s’appliquer aux êtres pas qu’aux usines, aux process,aux organisations ou autres.

Le changement est difficile, d’ou le kaizen la stratégie des petits pas..

L’émotion est importante, c’est pour ça qu’il faut habiter le monde pour la ressentir d’autant mieux en intensifiant sa vie et ça sa passe aussi par l’être.

Il faudrait un nombre plus important de satoris qu’aujourd’hui : Satori — Wikipédia

Spinoza a aussi compris ça

C’est un autre sujet :wink:

La question n’est pas sommes nous des artistes

La question est : Que sommes nous ? soit Qui suis je ?

La solution d’un pb est svt dans l’énoncé.

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A l’éternelle triple question toujours demeurée sans réponse :

« Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? »

Pierre Dac répondait :

« En ce qui me concerne personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne ».

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Très jolie formule qui dit tout en quelque mots, c’est l’art de la formule , de la répartie.

Ce que tu expliques, c’est très important.

Moi je porte une attention particulière, à l’analyse, la réflexion pour les bonsais, en gros je sais en gros ce que je vais faire avant de commencer à travailler un arbre, il faut aussi avoir conscience de ce qui ne doit pas être fait.

y a des arts où il faut cogiter avant/pdt/après et pas d’autres ou il faut être plus spontané, les deux approches existent .faire les 2 ça peut être intéressant.

Bonne journée

Non je ne peint plus, j’ai essayé de m’y remettre mais je n’ai plus de plaisir à le faire. J’ai d’ailleurs trouvé que les couleurs (gouache) sont moins éclatantes/pimpantes maintenant qu’il y a 35 ans, notamment le jaune alors que la marque de peinture (lefranc&bourgeois) est la même.

J’ai regardé tes photos, et celle que je préfère est “sculpteries vivantes” :hugs: c’est un montage ?

Oui c’est un montage avec les bras du sculpteur.

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J’adhère plutôt à la réponse de @tsubaka

Ce que je sais, c’est que chercher et remettre en question pour progresser m’est indispensable.
Je me suis essayé à quelques pratiques dans le domaine des arts plastiques. Ce n’est pas de l’art vraiment car il n’y a pas de pensée ou de démarche intellectuelle derrière cela. Ma démarche consiste simplement à graver dans ma mémoire un lieu ou un instant ou à exercer mon regard.
Le dessin : mine de plomb ou crayons de couleur. C’est pratique en extérieur





L’aquarelle aussi. Mais c’est tellement plus difficile






Il y a aussi des dessins de nus. Mais ai-je le droit de les publier ici ? en toute pudeur, bien sûr…

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Si c’est un auto portrait de nu, effectivement, évite stp…:joy:

Sinon, joli coup de crayon…

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Bel ouvrage, j’aime particulièrement la petite maisonnette, pleine de poésie.

Très joli tout tes dessins , les nus ! les nus !

Le lien ne marche pas, voilà les photos avec un presque NU.









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C’est chouette tout ça, y a une cohérence, une homogénéité..

Je pense qu’il y a des techniques qui correspondent à certains et pas d’autres, un peu comme les arbres. Rien n’est figé mais…

Un esprit créatif cherche c’est dans sa nature d’autant plus oui s’il veut s’améliorer , s’il doit créer,inventer, innover.C’est un mode de fonctionnement, ça devient un automatisme c’est comme penser, c’est les premiers pas les plus dur après…

C’est un peu ça que tu fais avec tes arbres du coup, je comprends mieux.

Excellent @Marc40 , tes photos montage m’ont trop fais rire :rofl: :rofl: :rofl: je s’avais pas que faisais joujou’ ainsi ^^ :+1:

@bonsaiphil bien tes dessins, tu continu toujours ? vas-y pour les nues :wink: , tant que ça devient pas porno truc muche … mais plutôt sensuel érotique artistique :smiley:

Il n’y a que 4 montages? :smiling_face: et sur ce coup je cherchais à ce que le montage reste visible. Photoshop fait partis de mon travail… la photo une de mes autres passions.

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A propos de nu, voici une petite présentation que j’ai faite il y a une quinzaine d’années.
.

J’ai peint ce tableau début des années 1980. C’est une aquarelle en camaïeu de bleu.
Un défi que l’aquarelle, mille fois d’accord avec @bonsaiphil. (J’adore celle que tu as faite avec le cycliste fou)

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Pour vous faire ronger votre frein, je vous propose une autre de mes aventure.

A la fin du 19ᵉ siècle, lors de l’apparition de l’Art Nouveau, la marqueterie a retrouvé ses lettres de noblesse avec l’école de Nancy (Gallet, Majorelle …). Des artistes alsaciens, en lien avec cette école, se sont mis à produire du mobilier décoré dans ce Jugendstil jusqu’à évoluer, dans les années 30, vers des tableaux de marqueterie exclusivement. Ils figuraient les belles maisons à colombage avec leurs fameux géraniums. La tendance a culminé dans les 30 glorieuses.

Cela se vendait bien, s’exportait encore mieux aux USA. Mais dans les années 1970 on ne comptait déjà plus que 3 ou 4 artisans d’art qui sciaient les bois précieux pour les incruster.

C’est un contresens !
Ne comprenant pas pourquoi ces « tableaux de bois » s’obstinaient à représenter des scènes villageoises, j’ai pensé qu’il était plus pertinent de s’inspirer du monde végétal. Il suffisait de taper dans mon stock de dessins, de les adapter pour la découpe. Parmi cette première période j’ai produit entre autres des planches végétales, choisissant des « étrangleuses » ou des toxiques .

Il fallait bien payer les palissandres, le bois de rose, l’ébène du Gabon, l’acajou de Cuba ou les superbes loupes d’Amboine.

J’ai aussi eu des commandes, comme cette planche de Lucanidae sur fond de citronier

Après avoir épuisé le style très figuratif, j’avais dans l’idée de mettre en valeur les veines de ces bois merveilleux. Représenter du concret était devenu trop bavard et distrayait des textures et des motifs purement ligneux.




Ce n’était plus le même type de public

Ca pouvait devenir très abstrait

J’ai arrêté de créer des marqueteries, car la technique longue et ingrate muselait la spontanéité. Et puis, j’avais commencé à cultiver des petits arbres…

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