Mille excuses Fab’ mais là je n’arrive pas à te suivre. Pour moi la question n’est pas de savoir ce qui est le plus destructeur, mais juste de s’interroger sur ses pratiques et conceptions du monde.
Mon père, ce grand connard, était un adepte du ski de randonnée, à tel point que selon l’'historioagraphie familiale j’ai appris a skier en même temps que j’ai marché.
Il nous a traîné en famille, parfois avec des oncles et tantes en montagne, jusqu’à monter à ski des pistes pourtant desservies par des télésiège. Tout le monde le maudissait. Pourquoi faire 5/6 heures de montée pour descendre en 1 heure grand max ?
Vers 15 ans j’ai pris conscience pour la première fois avec des traces dans la neige qu’on traversait des territoires de tétras, espèce super sensible en hiver. Suite à ça, j’ai dit à la famille que jamais plus je ne participerais à leur loisir destructeur. Ça a provoqué un petit psychodrame familial mais pas plus.
Pour remettre dans le contexte, fin des années 80, cette pratique est totalement marginale, jugée au mieux écolo et les stations de ski sont au début de leur boom de développement qui ne verra qu’un léger ralentissement que 20 à 30 ans plus tard
Quand je dis connard à propos de mon père c’est affectueux et avec un chouïa d’amertume. Je pense qu’il avait une sensibilité énorme à la nature, que n’importe qui aurait ressentie mais par contre, sa vie au quotidien, fonctionnaire, banlieue parisienne, m’a toujours semblé en contradiction avec sa nature profonde.
Suis absolument pas là pour donner une leçon de morale à quiconque. Cultiver du maïs avec aides de la Pac pour en faire du "biocarburant ", se faire chier comme un rat mort pour une énième battue au sanglier quand on est chasseur ?
Je sais pas comment le dire, ça dépasse de base mon entendement malgré les nombreuses discussions avec des gens aux intérêts variés, souvent divergents.
Désolé encore une fois de me répandre, mais je crois qu’il est plus que temps pour chacun d’analyser notre rapport au vivant et surtout d’en parler en toute franchise.
La bise