En réalité, sauf espèce trés particulière, il n’y a pas de fatalité SI on aménage en fonction.
L’aménagement comprend un ensemble de chose, qui jouent sur la température substrat ( la T° air étant supposée pleinement subie ), l’ombrage et l’adaptation sol / irrigation.
J’ai un charme qui a pris un peu, moins que le tiens. Un orme champêtre aussi, les 2 avec granulaire + coco et sans doute pas arrosé assez fréquemment sur le premier pic fin mai et le 2eme de juin. Curieusement ( ou pas du tout ..) l’orme fils ( le 2eme ) issu du 1er orme est en pot typé cascade, plus profond, en sol bien gras / lourd, jamais rempoté depuis …5 ou 6 ans. Il est tout vert.
Une glycine, pot sur carrelage et contre un mur, exposition plein sud ( mais ombré aprés 17h00 ), la tempé est forcément trés élevée…tout vert, mais avec les pieds dans l’eau ça passe mieux ( ceci dit, la glycine est assez résistante si elle a de la flotte à gogo ).
Un palmatum purpureum a des pousses toutes rouges et toutes fraiches ( zéro soleil direct ).
Un palmatum type ( vert ) ne voit plus le soleil à partir de midi, zéro grillure et des pousses fraiches et tendres, sans discontinuer ( que j’ai taillé y’a 2 jours ).
Sauf « cuisson » au niveau racinaire, le problème majeur reste le manque d’eau dispo, quand les arbres sont des hygrophiles ( les plus sensibles ) ou mésophiles ( cas les plus courants ). Ils transpirent à fond les ballons, sans « conscience » du danger, et ne savent pas se mettre en pause…sauf que c’est trop tard et sous stress fort, et début d’embolie.
Les xérophiles sont plus tolérants, l’adapatation et la limitation de la transpi, et ralentisseent du métabolisme, ça comemnce AVANT la zone de danger pour le plant…mais toutes les espèces ne sont pas aussi xérophiles que le buis ou le prunus, et typiquement les pins n’ont pas la résistance au sec que certains imaginent ( le cèdre est plus costaud ).
Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, …je suis obligé de revenir sur le sujet du pF ( dont tu avais trouvé qu’il était sans intérêt en pratique bonsaï ).
L’eau réellement disponible pour la plante en pot, dans sa composante « eau facile », c’est trés restreint en granulaire ! Qq pourcents ( en volume eau / volume pot ) en pouzzo. Peut être 10% en pumice ( grand maximum et en petite granulo ).
Même l’akadama ne fait guère mieux en eau facile ( voir moins bien que la pumice ) et les 45% de rétention d’eau sont de la foutaise ( sauf pour des cactées et encore ). C’est probablement moins de 10 % en eau facile, ensuite les 10 autres pourcents sont de l’eau « difficile », le point de flétrissement réversible est déjà dépassé. ET les 20 derniers %, ils sont inaccesibles à la plante. Oui il reste de l’eau, mais trop liée au substrat pour servir d’abreuvoir à un arbre…
Il n’y a QUE les fibres ( tourbes, coco, laines, etc…) qui peuvent accumuler bcp plus, la limite et le danger se situant en hiver, le risque est inversé en saison. Mais on peut tout avoir…
J’ai un trés trés trés jeune bougain, celui là n’est pas avec ses congénères ( qui ne sont pas à domicile au sens propre, et qui ont l’arrosage auto ). Il est dans une auge plastoc de 3 litres, c’est un trés frêle « balai » avec 4 ou 5 branches, 40 ou 50 cm de haut. C’est un « essai », il est en 100 % coco. Donc celui là c’est du manuel en arrosage. Je me suis absenté 4 jours et demi ( intervalle entre arrosage ) autour du WE dernier, et il était « en forme » à mon retour, sans dessèchement ni feuilles qui pendouillent fortement. 4 jours et demi sans arrosage ( et il est vrai, à l’ombre aprés 13 heures ).
Dans un pot de 3 litres de pure coco, il y a quasi 1.5 litre d’eau facile. En 100% granulaire, pour 3 litres de substrat, il y a 150 à 300 ml d’eau facile. Est ce que la différence est plus claire en le disant comme ça ?