Bonjour Kyo
Pour mon eau, j’avais arrangé ce système, mais c’est en cours de transformation.
Mon livre…
Verra-t-il le jour ? Franchement, je n’en sais rien.
Il y a bien longtemps que j’ai eu cette envie d’écrire le livre que j’aurais aimé trouver à mes débuts.
À cette époque, tout était différent.
Il n’y avait pas d’ordinateur, et encore moins d’internet.
Et surtout, il n’y avait pas de livres ou de revues bonsaï.
Alors j’ai commencé simplement à écrire, avec du papier et un stylo.
J’écrivais sans savoir où cela me mènerait.
Puis un jour, un livre est arrivé.
Bonsai Techniques , de John Naka, en 1973.
Ce fut une révolution. Pour la première fois, quelque chose prenait forme.
Une pensée, une manière de voir, une direction.
En 1982, John Naka publiait Bonsai Techniques II, prolongeant ainsi cet enseignement.
En 1979, il avait proposa son 3e livre Bonsai Techniques for Satsuki,
un ouvrage important, mais comme son nom l’indique il était uniquement publié en anglais.
Plus tard, d’autres ouvrages sont venus compléter cet enseignement.
Mais à l’époque, beaucoup restaient difficiles d’accès et souvent en anglais.
Avec le temps, quelques revues ont vu le jour, souvent de manière éphémère (je ne suis pas trop sur des dates)
France Bonsaï (1983/1987 – aujourd’hui)
Bonsaïka (≈ 1997 – 2002)
Univers du Bonsaï (≈ 1998/1999 – 2002/2003)
Bonsaï Création (≈ 1999 – 2001/2002)
Esprit Bonsaï (2000 – aujourd’hui)
Bonsai Europe (≈ 1990/1992 – début des années 2000)
Bonsai Focus (2013 – aujourd’hui)
Elles n’étaient pas toujours faciles à trouver, mais elles apportaient quelque chose d’essentiel :
des regards, des idées, des façons de travailler, des ouvertures.
Pendant tout ce temps, je continuais à écrire des notes, des réflexions, puis des articles et enfin des chapitres. Sans m’en rendre compte, ces pages s’accumulaient.
Les chapitres commençaient à former un ensemble.J’y ai passé des centaines d’heures.
Peut-être des milliers.
En 2007, une nouvelle étape s’est ouverte, je me suis inscrit à la Scuola d’Arte Bonsai.
Ce fut un tournant.
D’autres façons de voir sont apparues avec d’autres questions.
Questions qui ont engendré à leur tour de nouveaux sujets de textes.
Puis il y a eu les voyages au Japon. Les expositions, les arbres, les pépinières, les maîtres et surtout de nouveaux contacts qui parfois ont vu naître des amitiés solides. Et des milliers de photographies, près de 6000 à chaque voyage. Je n’en garderai que quelques-unes pour ce livre.
Ces voyages ont profondément nourri ma manière d’écrire. Aujourd’hui, ces pages sont devenues nombreuses, plus de 2000 et je n’y ai pas encore ajouté les images.
Je me suis souvent posé une question simple : Qui pourrait avoir un intérêt pour un livre d’une telle ampleur ?
Alors une idée s’est imposée, ne pas faire un livre, mais plusieurs. Diviser ce livre en plusieurs tomes.
Je ne sais pas si ce projet aboutira un jour, il y a tant à dire que cela semble sans fin.
C’est le genre de livre sans fin, un livre que l’on ne termine jamais.
Mais au fond, peu importe, je crois que je l’écris juste pour aller au bout d’un chemin.
Juste pour me prouver que j’en suis capable.
J’essaie simplement d’écrire le livre que j’aurais aimé trouver à mes débuts.
Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, il accompagnera celui qui veillera sur mes arbres quand je ne serai plus en mesure de le faire.












