J'ai peu d'expérience en matière de marcotte. Il y a donc des choses que je ne comprends pas bien dans ce que tu conseilles.
"Rogner le cal" : ok.
Mais "rogner" signifie-t-il le supprimer totalement aux endroits où les racines n'ont pas percé ?
Pour ma part j'ai simplement pris un bon couteau exacto et j'ai épluché le patate en dessous et sur les cotés de la couronne sur une épaisseur de 5 à 10mm, Mon idée était que ce faisant je "réactivais" comme on réactive un bourrelet cicatriciel . La zone , au lieu de se figer irait évoluer et donc produire des racines.
Est ce que je me trompe ?
"....réenlever un anneaux d'écorce et de refaire la marcotte pour 1 an." : Là je ne comprends pas. Enlever un nouvel anneau d'écorce AU DESSUS du cal ?
"Tu n'avais pas besoin de le rempoter en plus." : Pour voir l'état d'avancement de la marcotte j'ai du retirer toute le substrat. Donc de toute manière il aurait fallu une nouvelle caisse avec du nouveau substrat, non ?
Quelque chose doit m'échapper
J'insiste sur ce qui est sans doute du détail pour toi, mais j'aimerais juste savoir exactement pour faire mieux la prochaine fois.
Pour le cal tu as bien fait, en dégageant seulement la marcotte tu aurais vu que les racines n’avaient poussées que d’un côté et il suffisait de les couper a 1cm du tronc (ça équilibre la pousse), ensuite tu enlevais un nouvel anneau d’écorce en dessous du cal.
Du coup tu n’as pas besoin de remporter.
Même si tu laisses les racines couper pourirent c’est moins gênant que de déranger toute la motte.
Oui je comprend ce que tu veux dire. Mais ce fichu grillage plastique vert, enfoncé dans le substrat m'a obligé d'en dégager un maximum pour avoir accès avec précision au radicelles enchevêtrées dans ses mailles . J'avais vraiment peur de perdre les précieuses racines.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est qu'après avoir taillé la racine aérienne qui alimentait la moitié du chevelu que l'arbre a fabriqué durant la saison. Je n'ai quasiment pas touché à la longueur de ce qui restait.
Autrement dit l'arbre peut estimer qu'il assez de racines et se tourner les pouces au lieu d'en faire du coté où il en manque. Et ce, malgré l'hormone de croissance dont j'ai gratifié cette zone. Crotte.
Sevrage réussi : ça a été plutôt la bonne surprise de ce printemps. De tous mes hêtres celui-ci a débourré le premier fin Avril et tous les bourgeons se sont exprimés simultanément. Pour un hêtre c'est bon signe.
il a donc débourré sur des bourgeons non apicaux. Il a fait 4 feuilles par bourgeon, parfois 6.
Ça me va.
Pour l'instant je ne compte pas réduire ce feuillage immédiatement au débourrement comme à l'accoutumée. Et je ne pense pas non plus le brouter plus tard dans la saison.
Il doit encore renforcer ses racines après ce que je lui ai fait.
C'est toujours intéressant d'avoir des propositions alternatives. Merci.
Mais je ne sais pas trop quoi en penser.
Une chose est cependant sûre : dans mon jardin, en tournant autour de l'arbre et en l'imaginant sans la charpentière de droite - si la photo du virtuel était la face avant - , il perdrait sa rondeur. Même en réorientant les branches restantes.
Pour donner une idée de la disposition des branches, deux clichés à partir de l'avant
Dans le haut de ce hêtre il y a déjà eu quatre grosses éliminations de branches excédentaires qui ont donné lieu à autant de vilaines cicatrices. On en voit trois sur les deux photos ci-dessus.
Le hêtre est susceptible de refermer ces plaies , mais tout de même ....
Je pense que tu devrais reprendre la plus grosse cicatrice (celle avec le mastic a la base) pour la "poncer" un peu... le cale roule plus facilement, plus rapidement et plus proprement sur du bois bien arrondi, propre et lisse :newsm_13:
Le problème avec ces branches, c'est qu'elles sont au même niveau - visuellement. Il faudrait donc, pour garder les 2, arriver à les mettre sur un plan différent (en plus, on dirait qu'elles sont à 180 degres l'une de l'autre, non ?). Une solution envisageable serait de greffer vers le bas quelque part vers la base de la branche (et vers l'avant, voir parenthèse précédente), pour la reconstruire un peu plus basse. Et en raccourcissant la branche actuelle, tu pourrais même (peut-etre) en conserver une partie...
Si tu coupes la branche de droite, tu risques effectivement d'avoir une grande cicatrice à fermer, mais étant dans le bas du tronc, çà devrait aller vite. Et ca pourrait donner du mouvement/caractere a cette partie basse. :newsm_15:
Le problème avec ces branches, c'est qu'elles sont au même niveau - visuellement.
Pas vraiment. Mais il est possible que tu les perçoives au même niveau.
Personnellement ce n'est pas cela qui me dérange le plus
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Les flèches indiquent la naissance des charpentières
Le hêtre a une sale habitude. Il a tendance à fusionner l'épaule des charpentières (le dessus de la branche) avec le tronc. C'est le cas ici avec la charpentière à gauche dans l'image. Cela contribue à l'impression qu'elle avoisine le niveau de celle de gauche.
En somme, ce que tu proposes, c'est les grands travaux !
Il y a une autre manière de considérer les choses : faire avec ce que ce yamadori propose sans vouloir en faire un arbre dans les sacro-saints canons.
J'ai bien dit visuellement... Je vois bien que leur insertion n'est pas au meme niveau ;-)
Mais l'une part a l'horizontal, alors que l'autre monte jusqu'au niveau de l'une avant d'être horizontale... Et c'est ce qu'on voit qui compte, non ? Pas si tu as bien suivi la règle japonaise sur l'insertion des branches sur le tronc...
Non pour une fois ce n'est pas la photo qui est en cause.
On peut effectivement avoir l'impression subjective qu'elles sont quasiment au même niveau.
Le problème que j'ai en supprimant cette branche de droite c'est qu'il n'y a plus rien à droite au dessus d'elle.
Lorsque je m'attaquerai à cette question je crois que j'aurai plutôt tendance à jouer sur le mouvement (avant/arrière, haut/bas) de ces branches
Note au passage que la charpentière de gauche a été pliée par incision pour la ramener un peu plus à l'horizontale. On voit la cicatrice sous la branche. Mais les pliages par incision, bizarrement, ce n'est pas top sur le hêtre. L'extérieur de la courbe à tendance à déchirer.
Pour l'instant je suis déjà content d'avoir un système racinaire lui permettant de tenir dans un pot.
D'ailleurs si j'avais à le refaire je ne prélèverais plus cet arbre. Depuis la découverte de ses racines qui étaient ingérables dans leur état originel, je fais hyper gaffe aux racines du hêtre avant de prélever.
Ce hêtre qui a successivement connu la caisse en bois et le pot de culture en plastique depuis son prélèvement découvre depuis ce printemps un véritable pot .
Je me suis concentré depuis 2015 sur son système racinaire mais le temps de s'occuper dans les années à venir de sa ramification est arrivé.
Je vais sans doute poser quelques fils de ligature pour tirer profit des branches dans la partie supérieure et obtenir une silhouette plus régulière
Les photos ci-dessous datent de fin juin après une taille en vert à 2-3 feuilles.
On voit qu'elles se sont bien développées dans le pot en plastique et que par conséquent le passage en pot à bonsaï n'était pas tout à fait irresponsable.
Néanmoins l'anisotropie des racines n'avait pas été entièrement compensée et au niveau du nebari je n'avais pas encore une "étoile" parfaite le printemps dernier.
Plus important : en avril dernier j'avais utilisé la pince concave pour rectifier la zone sous le nebari : l'angle du trait de coupe lors du sevrage ne permettait pas une assise correcte de l'arbre.
Le bourrelet cicatriciel sous le nebari avant intervention se présentait ainsi en Avril dernier
Je l'ai déjà exprimé ailleurs et je le redis ici : on ne sera jamais assez prudent à toucher à cette zone sensible des arbres. L'arbre a manifesté son désaccord par rapport à cette intervention en produisant des feuilles plutôt petites et en petit nombre. On le voit bien sur les dernières photos qui datent du mois de Juin dernier.
Malgré ce handicap, l'arbre n'a pas montré une faiblesse insurmontable durant la saison écoulée. A la vue des bourgeons l'année 2022 est prometteuse.
Je reste à ta disposition pour éclairer des points qui seraient restés obscurs
Pour ce qui est de former des bourrelets cicatriciels, le moins qu'on puisse dire est que le hêtre est généreux. Cette exubérance en devient parfois même gênante.
En revoyant mes notes, je me suis aperçu que je possédais des photos sur 5 ans d'une même plaie suite à la suppression d'une branche en 2015. J'avais fait un montage de l'évolution du bourrelet pour mon usage personnel, mais je pense que le partager ici pourrait illustrer cette caractéristique du hêtre.
Cela pourrait informer tous ceux qui débutent avec l'espèce.
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Il est donc important d'anticiper ce recouvrement lorsqu'on traite l'endroit de la coupe : une pince à creuser s'impose alors.
Personnellement je reprends la cicatrice à la dremel pour l'approfondir davantage immédiatement après l'usage de cette pince.