La Kusathèque de Phil

très joli composition, il a l’air de se plaire dans notre coin !

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Les cartes peuvent être trompeuses

L’œillet superbe (Dianthus superbus) est un œillet mythique. Les botanistes en herbe sont tellement sensibles à son charme que leur attention se focalise sur l’espèce et en conséquence elle est observée même si sa répartition est très sporadique.

En plaine, son ennemi est l’épandage de purin ou d’engrais dans les prés. Les cultures intensives (Maïs, céréales, betteraves, asperges etc…) l’ont repoussé dans de rares endroits impropres à l’agriculture (bord de chemin, talus, bosquets).

En montagne - j’en ai trouvé à 1000m – il pousse ici et là dans des milieux ouverts non fréquentés par les bovins. Elle a horreur de la bouse.

Au total, il faut beaucoup marcher pour trouver quelques recoins où il pousse encore.

C’est pour cette raison que je conseillerais de récolter les graines plutôt que de prélever des plants. Elles germent très facilement.

Il y a trois semaines une seule fleur s’était ouverte sur la hampe florale qui comporte 3 boutons.
Aujourd’hui cet œillet superbe exprime l’ensemble des 3 fleurs

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Mes anémones hépatique ( Hepatica nobilis) ont commencé à fleurir. Les fleurs paraissant avant les feuilles , ce n’est pas très spectaculaire, d’autant plus que mes deux plants ont nettement souffert de la canicule de l’année dernière

Voir aussi Éloge de l’Hépatique en Kusamono, un sujet dédié.

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Anemone pulsatilla

[EDIT] J’étais dans l’urgence pour trouver un pot aux bonnes dimensions pour ce plant. Malheureusement la couleur de ce pot est l’exemple même de ce qu’il ne faudrait pas faire ! Un pot bleu pour une fleur bleu : on est sûr que les deux bleus ne seront pas les mêmes. Discordance, hiatus et cacophonie !
Le bleu roi du pot ne peut pas dialoguer avec le bleu violacé des fleurs

Mon second plant que je n’ai jamais rempoté en 7 ou 8 ans de culture

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Saxifraga x arendsii (Saxifrage mousse)

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Alors que les gariguettes retrouvent le chemin de nos desserts, ma fraise des bois (Fragaria vesca) se met à fleurir.

La même en 2020, c’est ici

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L’anemone sylvestris, cultivée depuis 2015
A ne pas confondre avec l’anémone des bois (anemone nemerosa) aussi appelée anémone sylvie. On peut contempler un beau kusamono de cette dernière dans le fil de @toto25 dans ce message ici


L’anemone sylvestris ci-dessus ne fleurit que bien après sa cousine et ses fleurs sont sensiblement plus grandes.
Convaincu par le travail de @toto25 j’ai prélevé il y a quelques semaines un rhizome d’anemone sylvie

Hippocrepis comosa vulgairement appelé Fer à cheval
C’est de la mauvaise herbe
:woozy_face: :yum:

Ce plant de globulaire a été prélevé en 2017.
Rappelons qu’un kusamono est traditionnellement un plant sauvage.
Globularia bisnagarica s’épanouit sur un terrain calcaire bien orienté au sud.
Sa culture est très facile

La campanule des murailles.
Une espèce très florifère…et plus précoce que mes autres campanules

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Ce post et toutes ces plantes d’accompagnement sont un enchantement.
Merci @bonsaiphil et bonne chemin avec Sylvie. :slightly_smiling_face:

Je cultive deux plants de Globularia bisnagarica. Celui ci-dessus s’est réveillé avec un peu d’avance. Mais attendre le second ci-dessous valait le coup, car il propose des fleurs en nombre

Vue rapprochée sur la pomponnette

Ah oui… Elle était sympa, mais c’est de l’histoire ancienne. On ne va pas faire dans le réchauffé.

J’ai du mal à suivre : elles se mettent à fleurir au même moment. Pour ce qui est de mes raiponces orbiculaires elles se sont exprimées debut mai avec plus de 3 semaines d’avance.

Le rempotage de ce printemps leur a profité : deux fois plus de fleurs que l’année passée

Sur fond clair :

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Des fleurs, toujours des fleurs, cet étalage obsessionnel d’organes sexuels est lassant à la fin.
Franchement, il n’y a pas que le sexe dans la vie, non ? Si ?

Toujours est-il que je vous propose aujourd’hui des plantes moins exhibitionnistes.
Quelques fougères

Asplenium trichomanes, Capillaire des murailles ou Fausse capillaire

Polypodium vulgare, Réglisse des bois (pour les bienfaits gastriques de son rhizome)

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Tu nous montres toujours des organes reproducteurs, mais s’ils sont plus discrets :innocent:

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C’est fou ces gens qui voient du sexe partout
:wink:
n.b. tu as bien sûr raison. Les sporanges sont planqués :yum:

Je ne sais si je te l’ai déjà dit , mais ta collec’Phil de Kusa est vraiment sublime ! :heart_eyes:

Merci de nous partager ça d années en années :wink: c’est inspirant et motivant d essayer de nouvelles plantes adapté aux minis pots :wink:

Vous êtes vraiment trop gentils :star_struck: Merci
Il me semble important que le lecteur se rende compte que, pour cultiver quelques Kusamonos, il suffit de se baisser lors d’une promenade. C’est une manière très agréable de se rapprocher du monde sauvage en le dévisageant au plus près.
Un bon opinel, une petite pelle à main et quelques sacs congélation suffisent pour se mettre le pied à l’étrier.
Nous avons la chance de pouvoir utiliser des applis d’identification immédiate des plantes à nos pieds (appli PlantNet ici ) . Au plaisir de prendre l’air, vous associerez celui de revenir enrichi de nouvelles connaissances.
C’est-y pas, pour une fois, un usage intelligent de vos smartphones ?

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Pour abonder une collection de Kusamonos, il faut scruter le sol, mais pas seulement.
Les murs de pierres hébergent une multitude de plantes vivaces qui ne nous forcent même pas à baisser le regard pour les contempler.

La Doradille des murailles (Asplenium ruta-muraria ) est une petite fougère qui s’accroche dans les jointures.

Pour ma part, je découvre les miennes dans les murs des châteaux fort médiévaux.

Sur les 500 châteaux répertoriés en Alsace, une bonne centaine s’égrainent du nord au sud sur le versant vosgien coté alsacien. C’est plus forte densité de forteresses médiévales en Europe. À quelques exceptions près, la grande majorité est en ruine (merci Louis XIV) et leur accès est libre. J’y prospecte.

Il faut préciser à ce stade que la flore qui s’épanouit aux abords de ces châteaux est tout à fait atypique, dû à la chaux dans le ciment qui était utilisé entre de 10ᵉ et le début du 16ᵉ siècle. Et puis, le preux chevalier du Saint Empire Germanique, de retour de croisade, offrait à sa belle des « plantes exotiques » (avant de défaire sa ceinture de chasteté, bien sûr).

Les deux Doradilles des murailles ci-dessous, qui n’ont rien d’exotique, proviennent de ces châteaux.

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