En consultant mes fiches, je me rends compte que je n'ai strictement rien fait sur ce hêtre durant cette année qui se termine. Rien de rien depuis son rempotage du 10 Avril 2022.
Pas de broutage
Pas de défoliation partielle et encore moins totale
Pas de taille ni en vert, ni structurelle.
Pas de ligatures, pas de nouveaux haubans
Très peu d'engraissage : une série de biogold fin avril et encore quelques boulettes début juin. C'est tout.
L'arbre n'a pas besoin de plus pour vivre. Je ne veux pas qu'il pousse fort, je ne veux pas "gagner" du temps,
J'ai capitalisé mes efforts à soigner cet arbre longuement avant son prélèvement et durant sa première année en caisse de culture. Maintenant c'est l'heure des dividendes.
Avec le temps j'ai essayé d'étendre cette manière de voir : ne pas booster l'arbre pour lui laisser le temps de s'équilibrer et lui laisser faire du "bon bois".
Je n'y suis pas toujours arrivé et parfois il est nécessaire de déséquilibrer un yamadori (taille structurelle)
. Mais au fond, j'éprouve une aversion à cette culture du bonsaï à marche forcée, à grands renforts d'intrants fertilisants ou pesticides - organiques ou chimiques - que j'observe de plus en plus.
Avec juste un peu d'engraissage, il fait des petites feuilles et a atteint un équilibre, signe que le travail avant la mise en pot a été bien mené, bravo !
En consultant mes fiches, je me rends compte que je n'ai strictement rien fait sur ce hêtre durant cette année qui se termine. Rien de rien depuis son rempotage du 10 Avril 2022.
Une des plus belle coloration automnale, le hêtre… et le tiens est drôlement chouette.
J’aimerai tant pouvoir en avoir un sur mes étagères.
J’ai essayé quand j’ai commencé à m’intéresser aux bonsaï.
Mais bon pas pour rien si les portes de la camargues ne font pas parties de l’aire naturelle de répartition du hêtre!
Je pense que je l’ai chopé au sommet de sa gloire.
Le stade suivant, c’est la couleur brune, celle qu’arborent les feuilles marcescentes en hiver .
Depuis la dernière glaciation, le hêtre n’a eu de cesse de remonter en latitude. Sa limite au Nord c’est le Sud de la Suède.
Au Sud, il évite de plus en plus le climat qu’on appelle encore « méditerranéen » et qu’il faudra bientôt rebaptiser en climat semi-désertique
Pas vraiment.
Je m’explique : j’ai observé que le hêtre prélevé pour être mené en bonsaï conservait plus que d’autres espèces la mémoire de son environnement d’origine.
Or celui-ci résidait à 1100 m d’altitude. Hier, je suis passé à côté de son aire natale. Il y avait encore de la neige dans les fossés. À cette altitude, seuls quelques rares individus commencent à débourrer en cette fin de mois d’avril.
Chaque année il débourre entre 5 et le 12 mai.
@bonsaiphil
Oui, tout à fait d’accord avec tes remarques.
C’est une caractérisque de peuplement.
(peuplement = un groupe d’arbres d’une même espèce qui évolue sur une zone géographique spécifique)
Mes hêtres (tous issus d’un même peuplement) démarrent chaque année à l’unisson, entre le 10 et le 15 Avril.
Dans le premier message de ce sujet j’utilise le verbe "inventer un bonsaï. Le lien fait référence à un message dans l’ancienne version de « Parlons bonsaï » et n’est donc plus opérant.
Pour plus de clarté :
Je définis l’invention d’un bonsaïà la fin de ce message (lien dans la version actuelle de « Parlons bonsaï »).