Chronique d'une souche de châtaignier : prélèvement & culture

Salut Richard, Jeker dis dans son bouquin qu'il faut également brûler les bourrelets. Après je sais pas si ça s'applique à toutes les espèces. Tu devrait peut être faire des recherches de ce côté là :

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lui, Hermann Haas, à une toute autre approche pour les arbres dont le bois mort pourrit vite : 

"Nix mit fräsen , modellieren und konservieren, sondern faulen lassen und ggf. faulen fördern."
"pas de fraise, sculpture ou traitement, mais laisser pourrir, voir, accélérer le pourrissement"
Serait intéressant de mettre la main sur ce magazine.

J'ai essayé de retrouver le numéro de "Bonsai" pour l'acquérir mais je ne trouve pas sur leur site les numéros d'archive. Dommage, parce que la posture de H. Haas me semble innovante.

J'ai quelques numéros de cette superbe revue : Manfred Roth la donne gratuitement en prime après un achat (même petit) chez lui.

Je vais relire le passage concerné dans l'ouvrage de Jeker. Mais a priori brûler les bourrelets cicatriciels m'a semblé plutôt osé.

 

Je vais relire le passage concerné dans l'ouvrage de Jeker. Mais a priori brûler les bourrelets cicatriciels m'a semblé plutôt osé.

Je viens de consulter "Les bois morts de nos bonsaïs" (François Jeker) et j'ai relu tous les passages où il est question de la calcination du bois mort. Je n'ai vraiment rien trouvé qui ressemblerait à une brulure des bourrelets cicatriciels.

Tout au plus (page 103) décrit-il une technique de vieillissement des bords de plaie : mais il précise bien que c'est l'écorce qu'on peut bruler.

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Bruler les bourrelets cicatriciels me semble contre productif.

Je ne vois pas vraiment l’intérêt, l’objectif, c’est de travailler le bois mort et de conserver les tissus vivants, vivants? Je penses qu’il faut plutôt les protéger et éviter de brûler le cambium

Mais peut être que quelques choses m’échappe?

.....les tissus vivants, vivants? Je penses qu’il faut plutôt les protéger et éviter de brûler le cambium

C'est aussi mon avis.

Mais la question était de savoir s'il y a des alternatives à la protection avec des tissus mouillés quand la frontière entre bois vivant et bois mort est aussi compliquée que dans le cas présent (voir la vidéo ici)

une bonne couche de mastic en pâte devrait apporter un minimum de protection.

Ton idée me semble plutôt intéressante ! Merci manu

La pâte à mastic pourrait parfaitement épouser les zones de transition entre écorce et bois mort.

Mais je vais d'abord procéder à quelques essais pour juger de la tenue du mastic à cicatriser japonais sous l'effet de la flamme. S'il se liquéfiait ce serait une catastrophe.

Je vous donnerai des nouvelles sous peu.

 

Je n'ai aucune idée du matériau de base qui le constitue. Sans doute un produit synthétique issu du pétrole.

D'un autre côté cela n'a pas besoin de résister à mort, je ne vais pas m'acharner comme une brute sur les lèvres du bois vivant...

j'ai bien peur que son constituant principal soit de la cire ^^

 

Après je réitère ma proposition classée sans suite^^ si tu ne veux pas mâcher 35 feuilles à rouler, tu veux utiliser du PQ mouillé, du "sopalin", du journal ou autre.. temps que c'est mouillé ça protègera très très bien je pense.

Un tasseau de bois!

Mais bon, je pense comme cela a été dit plus haut que laisser le bois vivre sa vie (et sa mort hihi) est surement le plus approprié.

Après je réitère ma proposition classée sans suite^^ si tu ne veux pas mâcher 35 feuilles à rouler, tu veux utiliser du PQ mouillé, du "sopalin", du journal ou autre.. temps que c'est mouillé ça protègera très très bien je pense.

Je suis désolé boots, je n'avais pas vu la première occurrence de ta proposition . Elle se trouve en bas de page précédente....

Ceci dit ta solution du papier mâché est peut être encore la plus simple. J'ai pris bonne note. Merci à toi.

c'est pas grave, y a pas mort de bois (d'homme^^)

Cela dit je rejoins un peu Aristide. Les seules fois que je sort le chalumeau sont pour bruler des bois mort fraichement pelés et pleins de fibres fines. Sinon c'est brosse laiton sur la dremel puis dead wood ou liquide à jin. Mais bon, je suis très loin d'être Mr Jeker

J'ai une petite expérience des bois morts sur mes arbres qui en possèdent : Épicéas, Chênes, Charmes, Cornouillers, Fusains, Aubépines, les Hêtres (un peu), Sainte Lucie ... Le point de vue de Aristide qui est de laisser le bois mort évoluer naturellement à son rythme je le partage pour toutes ces essences.

Mais pas pour le Châtaignier !

Observons le devenir des Châtaigniers creux dans la nature.

Étudions l'évolution dans le temps de souches de Châtaigniers qui ont été déracinés.

C'est édifiant

 

Personne n'a réagi aux lacunes et aux trous qui vous permettent de voir de part en part à travers cette souche. L'arbre de FRAID dans "Castanea sativa 1" montrait les mêmes symptômes. Ces percées s'agrandissent d'année en année pour ne plus laisser de chemins à la sève..

 

PS : Avec les visites des enfants, petits enfants et toute la smala, avec les fourneaux et laves-vaisselle qui turbinent sans arrêt je n'ai pas encore trouvé le temps pour tester la résistance du mastic à la flamme

Perso je ferais comme Boots l'a suggéré, c'est beaucoup plus simple, mais en enlevant rapidement une fois chaque zone traité, pour éviter la cuisson vapeur. Le mastic va fondre, couler et cramer, ça va être un massacre amha. En tous cas, en bossant sur mon Mahaleb double tronc cette aprèm, j'ai pu constaté que le bois brûlé l'année dernière n'avait pas évolué d'un poil. Super dur.

 

Quant au bouquin de Jecker, p. 183, illustration 52, on le voit brûler un cal, avec le commentaire "préparons un beau cal". Il en parle ailleurs, mais pas encore eu le temps de la relire en entier.

 

Quant au bouquin de Jecker, p. 183, illustration 52, on le voit brûler un cal, avec le commentaire "préparons un beau cal"..

Parfois tu me fais vraiment peur :-)

En comparant l'image en haut à gauche (52)  où il brûle et celle du bas à droite (55) on voit bien où se trouve le cal. Il a brûlé l'écorce.

Je viens de faire quelques essais visant à observer l'effet du chalumeau sur le mastic.

Quatre boulettes sur une ardoise

De gauche à droite des durées de "cuisson" croissantes

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Ce qu'on ne voit pas sur le cliché :

La petite boule s'enflamme après 7-10 sec d'exposition à la pointe de la flamme. La flamme perdure un peu après l'extinction du chalumeau. Les zones grises correspondent à la partie qui s'enflamme.

Après l'exposition de 10 sec j'ai essayé de toucher la boulette concernée : AÏe Aïe !! chaud chaud, brulant.

 

Conclusions :

Il n'y a pas de cire dans le mastic japonais : il ne fond pas.

Il semble constitué sur la base d'hydrocarbures légèrement inflammables

Le mastic semble assez caloporteur, ce qui n'est pas un atout.

 

Reste à tester le sopalin mouillé. Cette solution aurait l'avantage d'évacuer  la chaleur accaparée pour produire l'évaporation de l'eau et non l'échauffement de la protection. A voir

C’est bon à savoir tout ça!

J'ai poursuivi mes essais de protection du vivant avant le passage du chalumeau sur les bois morts.

Cette fois-ci j'ai testé la proposition de Boots : le papier mâché.

Après avoir déchiré préalablement des bandelettes de papier journal, je les ai mis à tremper une petite heure.

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Cela ne donne pas une pâte mais le résultat est assez souple pour être roulé entre deux doigts et former des petits boudins qui épousent bien les formes compliquées de la frontière mort-vivant.

La seule difficulté que j'ai rencontrée est que ces petits boudins ne "collent" pas vraiment au bois. L'humidité est suffisante pour les maintenir en équilibre le temps de l'opération à condition de ne pas les toucher.

 

Je pensais pouvoir protéger les partie en surplomb , mais l'adhésion n'est pas suffisante pour maintenir le papier. Pour protéger de la chaleur montante il faut prévoir dans ce cas un emmaillotage. En revanche les parties verticales n'ont pas posé de problème d'adhérence.

Ci-dessous quelques clichés après l'opération.

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La résistance à la brûlure du papier mouillé est spectaculaire.

 

Je pense qu'on peut remercier Boots pour son idée. L'essayer c'est l'adopter.

 

Améliorations possibles ? Mélanger un peu de la farine - ou de la colle à bois ??? (*) - au moment du trempage puis passer au mixer l'ensemble pour obtenir la consistance d'une vraie pâte de papier qui serait alors peut être plus adhérente et plus couvrante.

 

(*) La colle vinylique à bois (soluble dans l'eau) est un produit de synthèse légèrement inflammable

c'est pourquoi je pensais aux feuilles à rouler au départ. Le peu de gomme arabique qu'il y a dessus doit se dissoudre un peu dans le mélange et ça rend le tout un peu collant je trouve. En plus elles sont déjà en petit morceau et sont très fines ce qui doit rendre la pâte plus "travaillable".

Bon ça a marché, c'est le principale. Encore une preuve qu'il faut être bricoleur et inventif dans le bonsaï :spb105:

Merci les cours d'art plastique du collège :spb44:

Ah ! Je comprends mieux ce choix a priori étrange du papier à rouler les clopes.

Il ne s'agissait donc pas d'une manœuvre diabolique pour me détourner de la pipe.

Ceci dit, il faudrait acheter plusieurs paquets de ces papiers pour protéger un arbre.

 

"Bon ça a marché, c'est le principale."

Pour le dire, je préfère attendre la saison prochaine car les parties en surplomb ont tout de même eu chaud. Je vais donc observer les bourrelets cicatriciels de près à partir du printemps.

 

En procédant à la calcination je me suis aperçu que mon chalumeau ne gardait pas le gaz dans son réservoir et qu'il se vide avec le robinet bien fermé en une heure a peu près. L'engin est relativement neuf, j'ai du l'utiliser pas plus qu'une demi-douzaine de fois. C'est du vol.

dans mon travail je me sert souvent de chalumeaux oxygène acétylène pour faire les brasures  sur les barres de cuivre.

lorsque l on brasent les vannes en laiton et cuivre ou les vannes de compresseur de froid on entoure avec un chiffon mouiller pour ne pas faire fondre les joints  a intérieur qui sont fragile et la vanne ne fermerais plus totalement avec du fréon c est  gênant.ou des clapets avec des ressorts et des joints a l intérieur le cuivre faut le chauffer  a 1300 degrés pour braser.alors pour les arbres pourquoi pas .

quand je brule des jin ça marche bien.