Chronique d'une souche de châtaignier : prélèvement & culture

Avant de vous raconter l'histoire de cette souche de châtaignier, je vous la présente dans son état, quatre années après son invention (*)

Une photo qui date de quelques jours et....

295068

IMG_8833.JPG

Une vidéo de ce mois

https://www.youtube.com/watch?v=w8WfLKIr0h0

 

(*) Mon usage du mot "invention" est expliqué ici

Très joli , quand le cal va commencer a mordre sur le bois mort ça va ajouter un charme fou .

 

Qu'as tu utilisé comme outillage pour creuser ?

Episode 1 : Invention de l'arbre, début Janvier 2014

Cet arbre-souche poussait en lisère de forêt sur un talus orienté plein sud

295162

IMG_0412.jpg

J’ai immédiatement procédé à une stabilisation du talus (pierres et bois morts) avec un apport de terre.

295161

IMG_0411.jpg

295160

IMG_0410.jpg

Je reviens le même mois pour une exploration des racines .

Étant donné la taille de la souche et pour juger de la faisabilité d’un prélèvement futur je décide d’explorer le départ des racines sur un secteur correspondant à environ un tiers de tour.

Le sol est essentiellement schisteux.

295163

IMG_0442.jpg

J’arrive assez rapidement à une racine pivot qu’il faudra scier tôt ou tard. Je procède donc à l’opération sur le champ. C’est l’hiver, la saison est favorable.

295164

IMG_0444.jpg

L’arbre a débourré normalement et je l’observe durant l’été et l’automne 2014

295165

IMG_1765.jpg

295166

IMG_1768.jpg

Pour les amateurs d’achats d’arbres chez les pépiniéristes , les grandes surfaces ou magasins de meubles suédois dont les caissières peuvent sans doute être très avenantes je vous montre simplement la vue que possédait cet arbre

295168

IMG_0532.jpg

Sans compter les maisons de vignerons et autres Winstub dans le village en contrebas

295169

IMG_0417.jpg

Comme vous, je suis sensible aux attraits des caissières, mais là, on est tout de même dans une autre dimension.

Durant l’hiver 2014-15 j’ai exploré le coté opposé des racines et après ces deux intrusions successives dans les racines je pensais laisser l’arbre se remettre de tout cela durant l’année 2015.

Mais c’était sans compter sur un événement inattendu, brutal, que dis-je…, bestial, dont j’ai pris connaissance le 3 Avril 2015.

 

(à suivre)

Episode 2 : le 3 Avril 2015

Ce jour là, en arrivant sur le site, il s’ avère que l’arbre a été fortement bousculé et même basculé par un ou plusieurs sangliers depuis mon dernier passage au début de l’année. Panique.

L’arbre gîtait comme un trois mats au cap Horn. Certaines racines étaient à l’air libre. Mon châtaignier se trouvait en effet quasiment sur une sente.

J’aurais du m’en douter en considérant cette photo de septembre 2014 où le passage est bien visible.

295203

sente1.jpg

Quand la harde déboule il vaut mieux ne pas être sur le chemin de ces bestiaux.

Je décide donc un prélèvement immédiat ce qui n’était pas dans les intentions du jour.

295202

outils_habituels.JPG

Peu de matériel à ma disposition : juste une scie, 2 ou 3 pinces, un grattoir une petite pelle à main, quelques sacs poubelle c’est à dire l’ordinaire quand je me promène.

Lorsque l’arbre était enfin soustrait à son talus il était à racines nues. Début Avril , les racines nues, il fallait faire vite car ni la mousse ni l’emballage précaire ne feraient long feu.

Autant dire que dans cette affaire je n’ai pas éprouvé ce sentiment de satisfaction, voire de jubilation qui vous envahit au moment de déposer « le trésor » dans le coffre de la voiture.

 

Cette fois-ci, il n’était pas question de m’arrêter dans l’estaminet du village dont le(s) café(s)-calva a (ont) toujours été un réconfort après mes visites hivernales. J’avoue que je me passais parfois du café en me concentrant plus sur ce qui réchauffe.

Qu'as tu utilisé comme outillage pour creuser ?

L'art du yamadori ne se résume pas à des techniques. Il participe d'une une approche bien plus globale qui inclus la culture d'une région, une approche qui embrasse aussi géologie, pédologie, botanique, cartographie, photographie et il y a des jours où on touche à l'entomologie, c'est tout dire !

Dépassant largement la limite des 130 km/h, déjouant des radars automatiques qui vous guette de leur œil malveillant tout le long du chemin du retour, je fonce pour lui faire gagner la pleine terre au plus vite.

Et c’est ainsi que fut fait. Restait à attendre le débourrement.

 

(à suivre)

Je veux bien la suite du livre pour ce soir!

C est mieux qu un Marc Lévy !!!:rofl:

Autrement dit c est passionnant , merci :pray:

De mon côté Vosgien peut être qu un jour il y aura aussi une histoire a raconter

Épisode 3 : la première année de pleine terre

 

Épisode 1

Épisode 2

 

J'ai une préférence pour les prélèvements de fin d'hiver comparés à ceux de fin d'automne. L'attente insupportable du débourrement est diminuée, la torture due aux hésitations sans fin de l'arbre à montrer les premiers signes de vie est plus tolérable.

Dans le cas qui nous intéresse cette période était doublement pénible. L'angoisse habituelle s'accompagnait d'un questionnement existentiel de plus en plus insistant : est-il judicieux de s'essayer à une espèce dont les feuilles peuvent atteindre les dimensions d'une main ?

 

Ce châtaigner m'a mené par le bout du nez d'Avril à Mai avant de me faire savoir qu'il va falloir relever le défi. Il a clairement débourré le 8 Mai 2015. Dans les mois qui suivirent j'ai lâchement décidé de ne pas tenir compte pour l'instant de la surface des feuilles qui ne cessaient de croître. En Août la cépée se présentait ainsi :

295237

IMG_3970.JPG

295235

IMG_3968.JPG

Cette première année d'observation m'a fait comprendre plusieurs choses du châtaignier : ne pas se fier à l'aspect des feuilles au printemps : elles sont humbles et toutes mignonnettes. Mais très vite on comprend la puissance de l'espèce quand ces ovales commencent à se dilater avec insistance, à se déployer effrontément à croire qu'on a à faire à un bananier.

Devant tant de force je n'ai eu aucun scrupule au printemps 2016 à déterrer cette souche pour avoir une vision plus précise des racines. Bien m'en a pris car je découvre cette larve de taille respectable :

295238

IMG_4657.JPG

Une inoffensive larve de Cétoine ou la vorace larve de Hanneton ? Je ne le saurai sans doute jamais précisément.

Mais le plus important résidait alors dans le fait que pour la première fois j'ai pu observer mon châtaignier de la pointe des racines au bout des branches pour éclairer un projet.

295239

IMG_4666.JPG

 

Ce projet se résumait dés le début à un mot : Märchenbaum. C'est l'expression qu'utilise Walter Pall pour qualifier un "arbre de conte de fées".

 

Mon projet allait dans le sens de la biodiversité car il est de notoriété publique que des fées se font de plus en plus rares. Les être humains croient de moins en moins à leurs rêves parce qu'ils ont de plus en plus de mal à les réaliser et par conséquent ils croient de moins en moins aux fées. Or le problème avec les fées, c'est qu'elles meurent quand on n'y croit plus.

Tout à mon désir de sauvegarder une espèce surnaturelle en voie de disparition je contemplais toutes ces branches enchevêtrées en me disant prosaïquement que leur sélection serait cornélienne.

 

Dimension des feuilles, foisonnement des branches, j'en était là quand j'ai remis l'arbre dans sa plate-bande pour une nouvelle année de pousse en pleine terre.

 

(à suivre)

Pourquoi le remettre en terre?

Épisode 4 : Deux années de pleine terre supplémentaires

 

Épisode 1

Épisode 2

Episode 3

 

Vaut-il mieux amorcer la culture d'un Bonsaï en pleine terre ou en caisse de culture ? La première méthode possède des avantages loin d'être négligeables : elle convient bien aux partisans du moindre effort et ils sont légion. L'argument qui plaide en faveur de la seconde méthode se résume souvent par l'expression "on contrôle mieux" que j'aurais tendance à traduire par "on voit mieux".

Pour ce Castanea sativa j'ai opté pour une deuxième année facile avec une obligation minimale d'arrosage. La première année de pleine terre m'a montré que l'espèce se plaisait bien dans ma terre de jardin.

L'arbre fait son printemps 2016 sur les chapeaux de roues. Sa vigueur allait me permettre d'observer ses réactions à la taille. Ça a été la surprise agréable. Une première taille au printemps s'est immédiatement soldée par un bourgeonnement arrière prometteur. Je vais pouvoir gérer ces branches-tuyau et espérer une ramification pour donner du mouvement à ses branches-tuyau.

Le châtaignier en Juillet 2016

295272

IMG_5448.JPG

Puis en Septembre 2016

295273

IMG_5821.JPG

Arrive le printemps 2017. Je me suis posé la question de son passage en caisse de culture. Ma tendance à la procrastination, mon attrait pour le moindre effort et toutes sortes d'excuses du genre "fout lui la paix", "laisse le profiter", "ce n'est QUE un châtaignier" m'ont convaincu très facilement à ne pas y toucher et le laisser en place dans sa plate-bande pour une 3eme année consécutive .

C'était reparti pour deux tailles annuelles des branches-tuyau. L'arbre répondait toujours aussi bien.

 

Le bonsaï-ka averti devrait toujours être sur ses gardes même quand tout semble bien se dérouler. L'observation de loin et plutôt hebdomadaire, c'est le lot des arbres en pleine terre. Ajoutez à cela qu'on n'a pas toujours envie de se coucher au raz du gazon pour ausculter se qui se passe sous la canopée. Or cette canopée, justement, était devenue particulièrement dense et, comme je le disais plus haut les feuilles généreuses en ont fait un rideau ou plutôt un parapluie difficilement pénétrable.

S'il se tramait quelque chose là dessous, cela se passait dans la plus grande discrétion.

Mais que pouvait bien arriver à un arbre aussi tonique ?

 

Ceux qui ont vu la vidéo du premier message de ce fil savent.

Épisode 5 : L'arbre vous murmure à l'oreille

Épisode 1

Épisode 2

Episode 3

Episode 4

 

On dit parfois que pour intervenir "attend de voir ce que l'arbre te propose".

Lorsque je l'ai extrait de sa plate-bande - non sans mal - fin mars de cette année, je vous assure qu'il a été prodigieusement bavard.

Sa résistance au déracinement d'abord. Il avait formé ces deux dernières années des racines puissantes plutôt plongeantes. Cela explique a posteriori sa puissance.

 

Puis, en l'examinant de plus près, il m'a immédiatement murmuré :

"je veux devenir un Märchenbaum"

(un "arbre de conte de fées") voir Episode 3

 

Cela mérite quelques explications : en tripotant la base des branches je me rends compte d'une certaine mollesse du bois. Je me saisi de mon tasse-braise. Où qu'il aille, le fumeur de pipe le transporte toujours au fond d'une de ses poches.

295374

tasse-braise1.jpg

La pointe me permets de tester. C'est mou, c'est pourri, c'est mort au centre de la souche.

Traduction :

Mon châtaignier veut avoir le tronc creux ! Comme ceux des contes de Grimm, comme le repère de Peter Pan, l'arbre du pendu.

295372

PeterPan1.jpg

Les conteurs racontent que les enfants égarés profitent de leurs anfractuosités pour s'y lover et s'endormir sous leur protection.

 

Vos arbres vous parlent

L'évolution de ce châtaignier rejoint mon projet et même plus : il le renforce. il m'oblige à aller là où je n'aurais peut être pas osé. Aurais-je eu le courage de creuser dans le bois vif si ce châtaignier ne m'avait pas préparé le terrain ?

Vos arbres vous expriment leur désirs : apprenez à les écouter

Parfois même ils vous ordonnent !

Il est des cas où ils prennent l'initiative sans rien vous demander comme pour cet érable palmatum et après un ou deux ans vous vous dites qu'il avait raison de perdre sa branche.

 

Écoutez vos arbres : vous n'êtes pas un peintre qui décide seul et de A à Z de son tableau. Ce forum est parsemé de questions du genre "où dois-je couper ?" , "est-il temps de rempoter ?" , "faut-il éliminer telle charpentière ?" autant de gens qui ne savent pas encore écouter.

Inutile de parler à vos arbres comme le font les grand-mères à leurs ficus.

Il faut apprendre à aller dans leur sens avec votre intelligence de créateur.

D'aucun diront qu'il faut composer avec les aléas du vivant.

Épisode 6 : Nettoyer, creuser et percer

Épisode 1

Épisode 2

Episode 3

Episode 4

 

A racines nues, je commence à le débarrasser de tout ce bois en décomposition.

Je m'arrête à mi-chemin pour réaliser quelques clichés.

295442

IMG_8531.JPG

 

Je suis impressionné par la quantité de matière qu'il a abandonné aux champignons et aux moisissures. Au fur et à mesure que j'enlève je me réjouis des volumes qui prennent naissance. Je n'aurais pas fait aussi bien en tapant dans du vivant.

Une chose en particulier est très difficile à créer ex nihilo : c'est la contre-dépouille, ou dans le cas d'un tronc, les parties en surplomb.

295441

contredepouille1.jpg

 

Le plus difficile est d'accéder aux endroits atteints.

295439

Casta1.JPG

On se rend bien compte dans la vidéo de l'intrication des volumes sans compter qu'il faut se frayer un passage entre les (trop) nombreuses branches. Pas question d'avoir recours aux engins motorisés (dremel & Co) bien trop encombrants et pas assez souples. Je gratte en me servant de poinçons de graveur récupérés dans les vide-greniers et modifiés par mes soins pour travailler les bois morts

295445

IMG_5470_a.JPG

La brosse métallique (laiton) à main est bien pratique aussi dans ces situations.

295438

brosse_laiton.jpg

Après le travail de nettoyage il faut prendre des mesures pour arrêter la progression de la dégradation du bois.

Étant donné la géométrie plus ou moins en entonnoir de la partie évidée il a fallu percer le fond pour éviter la stagnation d'eau. Mais impossible de travailler de haut en bas : même avec la mèche longue (diam : 8mm, Long : 200mm) je ne pouvais descendre assez avec la perceuse pour aboutir sous le nebari. J'ai donc percé du bas vers le haut d'où l’intérêt aussi à travailler à racines nues. En perçant ainsi on sait d'où on part mais l’émergence du foret est difficile à contrôler précisément. Il fallait aboutir exactement au fond de l'entonnoir sans quoi le dispositif d'écoulement ne servirait à rein.

J'ai pris le risque, j'ai eu de la chance

Brûler au chalumeau pour durcir le bois aurait été l'étape suivante. Mais la forme en entonnoir, la complexité des volumes et la quasi-impossibilité de s'approcher avec précision m'ont fait préféré pour l'instant un simple traitement au polysulfure de Calcium (liquide à jin)

Le châtaignier européen (Castanea sativa) n'est pas une espèce phare en matière de bonsaï. Cela est sans doute du à la taille de ses feuilles qui rebute.

C'était du moins mon avis avant de me trouver devant un bonsaï de l'espèce : un tronc gros comme mon bras, 80-90cm en hauteur et des feuilles de 3-4 cm seulement. Il s'agissait d'un arbre d'importation à vendre dans le stock d'un professionnel allemand, Monsieur Roth (BonsaiStube Roth Oppenau).

J'ai changé mon fusil d'épaule à la vue de l'arbre. Madame Roth m'explique qu'elle n'est pas sûre de l'espèce mais qu'il y a de forte chance chance qu'il s'agisse d'un Castanea crenata, espèce autochtone du Japon.

Castanea crenata possède des feuilles naturellement un peu moins grandes (8-19 cm de long) que celles de Castanea sativa (15-25 cm de long) . Mais la possibilité de réduction des feuilles était patente pour le genre Castanea et par conséquent il n'était pas complètement idiot de relever le défi.

Je suis content de voir que je ne suis pas complètement seul : voir pascal72 "Châtaignier I Castanea ou arbre à pain"

 

J'ai relevé le défi en deux temps :

1/ Prélèvement d'un petit Castanea sativa avec le tronc gros comme mon petite doigt. Observation du comportement de l'espèce.

2/ Recherche d'un candidat au prélèvement plus conséquent. Ce fut l'arbre qui est le sujet de ce fil.

 

J'ai décidé de publier une chronique pour le second, alors qu'il est dans un stade balbutiant, pour rompre un peu la monotonie engendrée par la présentation répétée des espèces archi-battues et rebattues.

On voit bien au petit nombre de réponses ici qu'il est difficile de se détourner de ce qui "marche à coup sûr".

T’inquiètes on lit on lit!^^

Et puis t'as qu'à écrire moins bien aussi, on n'a pas envie de polluer l'article :spb44:

C'est pas étonnant le peu de réponse, ça doit être à l'image du nombre de châtaigner bonsaï. Perso je prend tous ce que tu dis ici pour argent comptant, j'ai aucune expérience sur châtaigner.

Et tous cas c'est très rafraichissant, ça change des ODC comme tu dis. Ne te décourages pas stp!

Oui j adhère moi aussi à ce sujet que suis avec attention…mais l inexpérience , la non connaissance de cette espèce me laisse silencieux plutôt que de sortir des âneries…

et la l histoire, l aventure pourrait on dire, est racontée de très belle façon.

Mon seul conseil serait donc de continuer en espérant aussi que d autres aient tenté l aventure sur un châtaignier et qu ils puissent partager… en gardant une certaine poésie comme tu sais le faire!!

Cela fait une année à un jour près que j'ai ouvert ce sujet en montrant cette souche de châtaignier .

Comparer l'état de cet arbre le 5 Mai 2018 - après un rempotage - avec celui d'aujourd'hui montre à quel point le fait de le laisser un peu tranquille le rend fort.

309470

IMG_0241.JPG

Gros plan sur ce que je considère actuellement comme la face avant de la souche

309472

IMG_0245.JPG

Il y a deux choses que j'aimerais entreprendre cette année :

 

1/ Supprimer des départs de branches sur la souche et en particulier celui qui se trouve sur la face avant et qui occulte le vide dans la souche.

309473

IMG_0245-castanea1.JPG

On ne le voit pas sur la photo mais ce départ s'avère être plat.

 

2/ Tailler en vert pour activer le bourgeonnement arrière qui est assez facile sur cette espèce

 

La grande inconnue pour l'instant c'est de savoir à quel niveau de la souche se situeront les départs de racines. Ont voit sur les photos que des racines importantes sont aériennes. Faut-il les conserver et admettre que ce sera le nebari ? Ou faut-il utiliser des racines qui partent plus bas ?

Niveau supérieur ou niveau inférieur ?

Je ne suis pas encore fixé.

309474

IMG-castanea2.JPG

 

Cet après midi j'ai mis à exécution l'étape 1/ décrite dans le précédent message. Après un peu de nettoyage à la dremel et le passage de l'aspirateur au fond de la souche, ça donne ça vu de la face avant.

309513

IMG_0365.JPG
Trois angles légèrement différents permettent de se rendre compte des jours, des trous dans les branches.

309514

IMG_0367.JPG

En se plaçant à droite de la souche, on voit ça

309516

IMG_0374.JPG

Il est peut être intéressant d'observer la section en demi-lune de la branche supprimée

309558

IMG_0387.JPG

 

Vue de la branche dans son intégralité

309560

IMG_0375.JPG

 

Ce profil se retrouve sur quelques autres départs.

Si on considère en plus les trous qui laissent voir de part en part à travers la souche à la manière d'une dentelle ou les parties en surplomb, on se demande parfois comment certaines branches peuvent encore vivre .

Depuis le mois de Mai dernier ce châtaignier a bien poussé et je me suis même permis une taille en vert conséquente.

Je viens de supprimer ses feuilles marcescentes. Les dernières photos datent de la mi-novembre

316651

IMG_1507.JPG
Face avant

316652

IMG_1508.JPG
Face arrière

Je tâcherai de produire des photos de l’arbre nu, après les fêtes.

En attendant j’ai pu juger de la structure des branches qui partent de cette souche creuse. Je pense toujours qu’il y a trop de départs, mais pour l’instant je n’ai pas simplifié. J’hésite à restreindre d’autant plus que je viens de relire le sujet de FRAID « Castanea sativa 1 » et chez lui ça se termine mal.

Je me suis donc contenté d'une suppression des bourgeons terminaux quand d'autres pouvaient prendre le relais et une ligature de deux branches.

J'ai aussi procédé au ramonage de la cheminée de drainage qui part du point bas de l'entonnoir de bois mort vers le fond de la caisse de culture.

De  tous les bois morts parmi mes arbres, celui-ci me semble le moins résistant. J'ai passé du liquide à jin au mois de Juin dernier et la surface montre déjà des reflets légèrement verts. En appuyant avec une pointe on ne peut pas dire qu'elle s'enfonce, mais elle marque.

Quand je vois les trouées dans le bois et les minces bandes de cambium qui alimentent les branches, j'ai des sueurs froides.

316653

IMG_0364-lacunes1.jpg
Les trouées

316654

IMG_0368-lacunes2.jpg

Chouette!

Ça me rappelle des souvenirs, j’avais aussi relevé que le bois mort sur mon Chataignier n’était pas des plus résistant.

D’autant plus que dans mon cas le tronc creux s’entendait jusqu’au substrat, le bois mort n’avait que rarement le temps de sécher.

En quelques années les parties les plus exposées se sont effritées en un clin d’oeil.

Sur ce genre de sujet peut être qu’il faudrait essayer de chauffer le bois mort au chalumeau pour le rendre plus résistant?

C’est quelque chose que je n’ai jamais fait, par contre il me semble avoir déjà vu des vidéos de Walter Pall sur le sujet!

J’imagine l’opération tres Délicate et j’avoue que ne me lancerai pas comme ça, mais c’est peut être une piste!

Sur ce genre de sujet peut être qu’il faudrait essayer de chauffer le bois mort au chalumeau pour le rendre plus résistant?

Merci Fraid pour ta réponse

Oui j'avais déjà cette idée avant quand j'avais mon gros brûleur qui rendait l'accès à ces formes compliquées très difficile voire impossible. Sans compter son manque de précision.

Mais depuis j'ai acquis le petit lance-flamme de précision et donc suite à ton message j'ai fait un petit essai ce matin. C'est concluant. La taille de l'engin et la minceur de la flamme permettent de cibler les zones - y compris celles qui sont en contre-dépouille - avec une bonne précision.

Mais on sent qu'il ne faut pas trop insister quand même.

 

Reste le problème de la protection des bourrelets cicatriciels qui bordent les bois mort. J'ai l'habitude d'utiliser un linge humide. Mais pour cet arbre ce sera impossible tellement les contours sont tarabiscotés. Je ne pense pas que le papier aluminium soit indiqué pour protéger, c'est un bon conducteur de la chaleur. Dommage car j'aurais pu le façonner pour s'adapter.

 

Si quelqu'un a une autre solution assez souple pour suivre les contours compliqués tout en épousant fermement les parties vivantes du bois, je suis preneur.

Avant de répondre veuillez jeter un œil ici  et aussi ici sur ce qui n'est qu'une petite partie de la frontière mort/vivant de ce châtaignier.

 

Avec des feuilles à rouler que tu mâcherais et que tu poserais le long des bourrelets?