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Chronique d'une souche de châtaignier : prélèvement & culture


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10 réponses à ce sujet

#1 bonsaiphil

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Posté 05 mai 2018 - 14:09

Avant de vous raconter l'histoire de cette souche de châtaignier, je vous la présente dans son état, quatre années après son invention (*)

Une photo qui date de quelques jours et....

IMG_8833.JPG

Une vidéo de ce mois

 

(*) Mon usage du mot "invention" est expliqué ici



#2 Ben34

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Posté 05 mai 2018 - 21:19

Très joli , quand le cal va commencer a mordre sur le bois mort ça va ajouter un charme fou .

 

Qu'as tu utilisé comme outillage pour creuser ?



#3 bonsaiphil

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Posté 06 mai 2018 - 18:39

Episode 1 : Invention de l'arbre, début Janvier 2014

Cet arbre-souche poussait en lisère de forêt sur un talus orienté plein sud
IMG_0412.jpg
J'ai immédiatement procédé à une stabilisation du talus (pierres et bois morts) avec un apport de terre.
IMG_0411.jpg
IMG_0410.jpg


Je reviens le même mois pour une exploration des racines .
Étant donné la taille de la souche et pour juger de la faisabilité d'un prélèvement futur je décide d'explorer le départ des racines sur un secteur correspondant à environ un tiers de tour.
Le sol est essentiellement schisteux.
IMG_0442.jpg
J'arrive assez rapidement à une racine pivot qu'il faudra scier tôt ou tard. Je procède donc à l'opération sur le champ. C'est l'hiver, la saison est favorable.
IMG_0444.jpg
L'arbre a débourré normalement et je l'observe durant l'été et l'automne 2014
IMG_1765.jpg
IMG_1768.jpg IMG_1769.jpg
Pour les amateurs d'achats d'arbres chez les pépiniéristes , les grandes surfaces ou magasins de meubles suédois dont les caissières peuvent sans doute être très avenantes je vous montre simplement la vue que possédait cet arbre
IMG_0532.jpg
Sans compter les maisons de vignerons et autres Winstub dans le village en contrebas
IMG_0417.jpg
Comme vous, je suis sensible aux attraits des caissières, mais là, on est tout de même dans une autre dimension.

Durant l'hiver 2014-15 j'ai exploré le coté opposé des racines et après ces deux intrusions successives dans les racines je pensais laisser l'arbre se remettre de tout cela durant l'année 2015.
Mais c'était sans compter sur un événement inattendu, brutal, que dis-je..., bestial, dont j'ai pris connaissance le 3 Avril 2015.

 

(à suivre)



#4 bonsaiphil

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Posté 07 mai 2018 - 14:00

Episode 2 : le 3 Avril 2015

Ce jour là, en arrivant sur le site, il s' avère que l'arbre a été fortement bousculé et même basculé par un ou plusieurs sangliers depuis mon dernier passage au début de l'année. Panique.
L'arbre gîtait comme un trois mats au cap Horn. Certaines racines étaient à l'air libre. Mon châtaignier se trouvait en effet quasiment sur une sente.
J'aurais du m'en douter en considérant cette photo de septembre 2014 où le passage est bien visible.
sente1.jpg
Quand la harde déboule il vaut mieux ne pas être sur le chemin de ces bestiaux.
Je décide donc un prélèvement immédiat ce qui n'était pas dans les intentions du jour.
outils_habituels.JPG
Peu de matériel à ma disposition : juste une scie, 2 ou 3 pinces, un grattoir une petite pelle à main, quelques sacs poubelle c'est à dire l'ordinaire quand je me promène.

Lorsque l'arbre était enfin soustrait à son talus il était à racines nues. Début Avril , les racines nues, il fallait faire vite car ni la mousse ni l’emballage précaire ne feraient long feu.
Autant dire que dans cette affaire je n'ai pas éprouvé ce sentiment de satisfaction, voire de jubilation qui vous envahit au moment de déposer "le trésor" dans le coffre de la voiture.
 
Cette fois-ci, il n'était pas question de m'arrêter dans l'estaminet du village dont le(s) café(s)-calva a (ont) toujours été un réconfort après mes visites hivernales. J'avoue que je me passais parfois du café en me concentrant plus sur ce qui réchauffe.


Qu'as tu utilisé comme outillage pour creuser ?

L'art du yamadori ne se résume pas à des techniques. Il participe d'une une approche bien plus globale qui inclus la culture d'une région, une approche qui embrasse aussi géologie, pédologie, botanique, cartographie, photographie et il y a des jours où on touche à l'entomologie, c'est tout dire !

Dépassant largement la limite des 130 km/h, déjouant des radars automatiques qui vous guette de leur œil malveillant tout le long du chemin du retour, je fonce pour lui faire gagner la pleine terre au plus vite.
Et c'est ainsi que fut fait. Restait à attendre le débourrement.
 
(à suivre)



#5 Marcus54

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Posté 07 mai 2018 - 17:11

Je veux bien la suite du livre pour ce soir!
C est mieux qu un Marc Lévy !!!!!🤣

Autrement dit c est passionnant , merci 🙏
De mon côté Vosgien peut être qu un jour il y aura aussi une histoire a raconter

#6 bonsaiphil

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Posté 08 mai 2018 - 18:16

Épisode 3 : la première année de pleine terre

 

Épisode 1

Épisode 2

 

J'ai une préférence pour les prélèvements de fin d'hiver comparés à ceux de fin d'automne. L'attente insupportable du débourrement est diminuée, la torture due aux hésitations sans fin de l'arbre à montrer les premiers signes de vie est plus tolérable.

Dans le cas qui nous intéresse cette période était doublement pénible. L'angoisse habituelle s'accompagnait d'un questionnement existentiel de plus en plus insistant : est-il judicieux de s'essayer à une espèce dont les feuilles peuvent atteindre les dimensions d'une main ?

 

Ce châtaigner m'a mené par le bout du nez d'Avril à Mai avant de me faire savoir qu'il va falloir relever le défi. Il a clairement débourré le 8 Mai 2015. Dans les mois qui suivirent j'ai lâchement décidé de ne pas tenir compte pour l'instant de la surface des feuilles qui ne cessaient de croître. En Août la cépée se présentait ainsi :

IMG_3970.JPG IMG_3969.JPG

IMG_3968.JPG

Cette première année d'observation m'a fait comprendre plusieurs choses du châtaignier : ne pas se fier à l'aspect des feuilles au printemps : elles sont humbles et toutes mignonnettes. Mais très vite on comprend la puissance de l'espèce quand ces ovales commencent à se dilater avec insistance, à se déployer effrontément à croire qu'on a à faire à un bananier.

Devant tant de force je n'ai eu aucun scrupule au printemps 2016 à déterrer cette souche pour avoir une vision plus précise des racines. Bien m'en a pris car je découvre cette larve de taille respectable :

IMG_4657.JPG

Une inoffensive larve de Cétoine ou la vorace larve de Hanneton ? Je ne le saurai sans doute jamais précisément.

Mais le plus important résidait alors dans le fait que pour la première fois j'ai pu observer mon châtaignier de la pointe des racines au bout des branches pour éclairer un projet.

IMG_4666.JPG IMG_4667.JPG IMG_4668.JPG

 

Ce projet se résumait dés le début à un mot : Märchenbaum. C'est l'expression qu'utilise Walter Pall pour qualifier un "arbre de conte de fées".

 

Mon projet allait dans le sens de la biodiversité car il est de notoriété publique que des fées se font de plus en plus rares. Les être humains croient de moins en moins à leurs rêves parce qu'ils ont de plus en plus de mal à les réaliser et par conséquent ils croient de moins en moins aux fées. Or le problème avec les fées, c'est qu'elles meurent quand on n'y croit plus.

Tout à mon désir de sauvegarder une espèce surnaturelle en voie de disparition je contemplais toutes ces branches enchevêtrées en me disant prosaïquement que leur sélection serait cornélienne.

 

Dimension des feuilles, foisonnement des branches, j'en était là quand j'ai remis l'arbre dans sa plate-bande pour une nouvelle année de pousse en pleine terre.

 

(à suivre)



#7 ZENNEZ

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Posté 08 mai 2018 - 18:56

Pourquoi le remettre en terre?


Abyssus abyssum invocat


#8 bonsaiphil

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Posté 09 mai 2018 - 18:03

Épisode 4 : Deux années de pleine terre supplémentaires

 

Épisode 1

Épisode 2

Episode 3

 

Vaut-il mieux amorcer la culture d'un Bonsaï en pleine terre ou en caisse de culture ? La première méthode possède des avantages loin d'être négligeables : elle convient bien aux partisans du moindre effort et ils sont légion. L'argument qui plaide en faveur de la seconde méthode se résume souvent par l'expression "on contrôle mieux" que j'aurais tendance à traduire par "on voit mieux".

Pour ce Castanea sativa j'ai opté pour une deuxième année facile avec une obligation minimale d'arrosage. La première année de pleine terre m'a montré que l'espèce se plaisait bien dans ma terre de jardin.

L'arbre fait son printemps 2016 sur les chapeaux de roues. Sa vigueur allait me permettre d'observer ses réactions à la taille. Ça a été la surprise agréable. Une première taille au printemps s'est immédiatement soldée par un bourgeonnement arrière prometteur. Je vais pouvoir gérer ces branches-tuyau et espérer une ramification pour donner du mouvement à ses branches-tuyau.

Le châtaignier en Juillet 2016

IMG_5448.JPG

Puis en Septembre 2016

IMG_5821.JPG

Arrive le printemps 2017. Je me suis posé la question de son passage en caisse de culture. Ma tendance à la procrastination, mon attrait pour le moindre effort et toutes sortes d'excuses du genre "fout lui la paix", "laisse le profiter", "ce n'est QUE un châtaignier" m'ont convaincu très facilement à ne pas y toucher et le laisser en place dans sa plate-bande pour une 3eme année consécutive .

C'était reparti pour deux tailles annuelles des branches-tuyau. L'arbre répondait toujours aussi bien.

 

Le bonsaï-ka averti devrait toujours être sur ses gardes même quand tout semble bien se dérouler. L'observation de loin et plutôt hebdomadaire, c'est le lot des arbres en pleine terre. Ajoutez à cela qu'on n'a pas toujours envie de se coucher au raz du gazon pour ausculter se qui se passe sous la canopée. Or cette canopée, justement, était devenue particulièrement dense et, comme je le disais plus haut les feuilles généreuses en ont fait un rideau ou plutôt un parapluie difficilement pénétrable.

S'il se tramait quelque chose là dessous, cela se passait dans la plus grande discrétion.

Mais que pouvait bien arriver à un arbre aussi tonique ?

 

Ceux qui ont vu la vidéo du premier message de ce fil savent.



#9 bonsaiphil

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Posté 11 mai 2018 - 17:26

Épisode 5 : L'arbre vous murmure à l'oreille

Épisode 1

Épisode 2

Episode 3

Episode 4

 

On dit parfois que pour intervenir "attend de voir ce que l'arbre te propose".

Lorsque je l'ai extrait de sa plate-bande - non sans mal - fin mars de cette année, je vous assure qu'il a été prodigieusement bavard.

Sa résistance au déracinement d'abord. Il avait formé ces deux dernières années des racines puissantes plutôt plongeantes. Cela explique a posteriori sa puissance.

 

Puis, en l'examinant de plus près, il m'a immédiatement murmuré :

"je veux devenir un Märchenbaum"

(un "arbre de conte de fées") voir Episode 3

 

Cela mérite quelques explications : en tripotant la base des branches je me rends compte d'une certaine mollesse du bois. Je me saisi de mon tasse-braise. Où qu'il aille, le fumeur de pipe le transporte toujours au fond d'une de ses poches.

tasse-braise1.jpg

La pointe me permets de tester. C'est mou, c'est pourri, c'est mort au centre de la souche.

Traduction :

Mon châtaignier veut avoir le tronc creux ! Comme ceux des contes de Grimm, comme le repère de Peter Pan, l'arbre du pendu.

PeterPan1.jpg PeterPan2.jpg

Les conteurs racontent que les enfants égarés profitent de leurs anfractuosités pour s'y lover et s'endormir sous leur protection.

 

Vos arbres vous parlent

L'évolution de ce châtaignier rejoint mon projet et même plus : il le renforce. il m'oblige à aller là où je n'aurais peut être pas osé. Aurais-je eu le courage de creuser dans le bois vif si ce châtaignier ne m'avait pas préparé le terrain ?

Vos arbres vous expriment leur désirs : apprenez à les écouter

Parfois même ils vous ordonnent !

Il est des cas où ils prennent l'initiative sans rien vous demander comme pour cet érable palmatum et après un ou deux ans vous vous dites qu'il avait raison de perdre sa branche.

 

Écoutez vos arbres : vous n'êtes pas un peintre qui décide seul et de A à Z de son tableau. Ce forum est parsemé de questions du genre "où dois-je couper ?" , "est-il temps de rempoter ?" , "faut-il éliminer telle charpentière ?" autant de gens qui ne savent pas encore écouter.

Inutile de parler à vos arbres comme le font les grand-mères à leurs ficus.

Il faut apprendre à aller dans leur sens avec votre intelligence de créateur.

D'aucun diront qu'il faut composer avec les aléas du vivant.



#10 bonsaiphil

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Posté 13 mai 2018 - 10:01

Épisode 6 : Nettoyer, creuser et percer

Épisode 1

Épisode 2

Episode 3

Episode 4

 

A racines nues, je commence à le débarrasser de tout ce bois en décomposition.

Je m'arrête à mi-chemin pour réaliser quelques clichés.

IMG_8531.JPG IMG_8533.JPG IMG_8540.JPG

 

Je suis impressionné par la quantité de matière qu'il a abandonné aux champignons et aux moisissures. Au fur et à mesure que j'enlève je me réjouis des volumes qui prennent naissance. Je n'aurais pas fait aussi bien en tapant dans du vivant.

Une chose en particulier est très difficile à créer ex nihilo : c'est la contre-dépouille, ou dans le cas d'un tronc, les parties en surplomb.

contredepouille1.jpg

 

Le plus difficile est d'accéder aux endroits atteints.

Casta1.JPG Casta2.JPG

On se rend bien compte dans la vidéo de l'intrication des volumes sans compter qu'il faut se frayer un passage entre les (trop) nombreuses branches. Pas question d'avoir recours aux engins motorisés (dremel & Co) bien trop encombrants et pas assez souples. Je gratte en me servant de poinçons de graveur récupérés dans les vide-greniers et modifiés par mes soins pour travailler les bois morts

IMG_5470_a.JPG IMG_5471.JPG

La brosse métallique (laiton) à main est bien pratique aussi dans ces situations.

brosse_laiton.jpg

Après le travail de nettoyage il faut prendre des mesures pour arrêter la progression de la dégradation du bois.

Étant donné la géométrie plus ou moins en entonnoir de la partie évidée il a fallu percer le fond pour éviter la stagnation d'eau. Mais impossible de travailler de haut en bas : même avec la mèche longue (diam : 8mm, Long : 200mm) je ne pouvais descendre assez avec la perceuse pour aboutir sous le nebari. J'ai donc percé du bas vers le haut d'où l’intérêt aussi à travailler à racines nues. En perçant ainsi on sait d'où on part mais l’émergence du foret est difficile à contrôler précisément. Il fallait aboutir exactement au fond de l'entonnoir sans quoi le dispositif d'écoulement ne servirait à rein.

J'ai pris le risque, j'ai eu de la chance

Brûler au chalumeau pour durcir le bois aurait été l'étape suivante. Mais la forme en entonnoir, la complexité des volumes et la quasi-impossibilité de s'approcher avec précision m'ont fait préféré pour l'instant un simple traitement au polysulfure de Calcium (liquide à jin)



#11 bonsaiphil

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Posté 16 mai 2018 - 09:28

Le châtaignier européen (Castanea sativa) n'est pas une espèce phare en matière de bonsaï. Cela est sans doute du à la taille de ses feuilles qui rebute.

C'était du moins mon avis avant de me trouver devant un bonsaï de l'espèce : un tronc gros comme mon bras, 80-90cm en hauteur et des feuilles de 3-4 cm seulement. Il s'agissait d'un arbre d'importation à vendre dans le stock d'un professionnel allemand, Monsieur Roth (BonsaiStube Roth Oppenau).

J'ai changé mon fusil d'épaule à la vue de l'arbre. Madame Roth m'explique qu'elle n'est pas sûre de l'espèce mais qu'il y a de forte chance chance qu'il s'agisse d'un Castanea crenata, espèce autochtone du Japon.

Castanea crenata possède des feuilles naturellement un peu moins grandes (8-19 cm de long) que celles de Castanea sativa (15-25 cm de long) . Mais la possibilité de réduction des feuilles était patente pour le genre Castanea et par conséquent il n'était pas complètement idiot de relever le défi.

Je suis content de voir que je ne suis pas complètement seul : voir pascal72 "Châtaignier I Castanea ou arbre à pain"

 

J'ai relevé le défi en deux temps :

1/ Prélèvement d'un petit Castanea sativa avec le tronc gros comme mon petite doigt. Observation du comportement de l'espèce.

2/ Recherche d'un candidat au prélèvement plus conséquent. Ce fut l'arbre qui est le sujet de ce fil.

 

J'ai décidé de publier une chronique pour le second, alors qu'il est dans un stade balbutiant, pour rompre un peu la monotonie engendrée par la présentation répétée des espèces archi-battues et rebattues.

On voit bien au petit nombre de réponses ici qu'il est difficile de se détourner de ce qui "marche à coup sûr".




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