Une création à 3 ormes du Japon

Je n’ai pas de commentaire à faire sur les trois premières caractéristiques.

En lisant la quatrième je reste dubitatif.
Certes, la composition dans son état actuel respecte bien le concept d’évasement. Ce qui m’a fait sourire c’est l’idée qu’il soit l’objet d’un choix a priori . (« … fixés à l’avance »)
Je pars du principe que tu fais référence à une décision prise avant ou au moment crucial de l’assemblage des trois arbres.

Je sais à quel point écrire sur ses propres arbres est une manière de clarifier et de justifier ses choix a posteriori. Formuler sa pensée permet même de faire un bond dans la recherche d’une cohérence plus grande encore pour l’avenir de l’arbre.

Cependant j’ai tendance à croire que ce qui nous guide au départ c’est « faire-le-mieux-possible-avec-ce-dont-on-dispose ». C’est bassement pragmatique. « Faire le mieux » dans le cas d’une composition à plusieurs arbres c’est trouver un arrangement plausible, équilibré qui flatte mon regard d’auteur. J’avance que c’est la recherche esthétique qui précède la recherche d’un concept traduisant l’organisation des arbres.

Autrement dit, le concept illustre la composition plutôt que l’inverse.

Je ne dis pas cela pour minimiser en quoi que ce soit ni ce bosquet de trois ormes ni ta démarche. J’aimerais tout bonnement te faire sortir du bois… (ou du bosquet) :grinning:

J’ai posé l’étiquette « anarchie » sur ma forêt de Zelkova à force de l’observer. Il n’était pas dans mes intentions d’illustrer le mouvement libertaire avant de la composer. Après coup j’ai trouvé que le concept lui allait bien et cela m’a permis de poursuivre sa culture en renforçant cette caractéristique.

On aimerait bien tous que la démarche soit top-down : le concept d’abord, sa mise en œuvre ensuite. Cela ne ferait-il pas de nous de véritables artistes ?