J’ai pris les photos ci-dessous il y a une bonne semaine, profitant d’une journée ensoleillée. Depuis, les jaunes des feuilles sont devenues plus intenses. La météo et ma disponibilité ne m’ont pas donné l’occasion de reprendre des clichés pus spectaculaires
Vues frontales
Cette dernière photo est mal cadrée. Voilà ce qui arrive quand, après avoir tourné le plateau d’un demi-tour, on revient vers l’appareil sur son trépied, et on déclenche sans prendre le temps de corriger le centrage.
Le but de ces photos est moins de faire beau qu’utile. Je m’en sers pour évaluer l’évolution de mes arbres sur le temps long.
Les vues latérales (mieux centrées
J’ai rempoté ce chêne en mars.
Il débourre bien depuis une dizaine de jours. Je notais néanmoins un retard à l’allumage dans le houppier
Je ne me suis pas affolé, jusqu’à ce matin.
Intrigué par le fait qu’aucun bourgeon ne se manifestait dans le haut, je regarde de plus près sous le soleil rasant matinal. Et là, je m’aperçois que l’écorce de tous les rameaux de la partie supérieure étaient fripés.
Je n’en crois pas mes yeux. Ma pulsation cardiaque monte à 150. Mon regard descend le long du tronc et, oh horreur, j’observe à l’aisselle supérieure d’une ranche une masse gluante avec un suintement qui s’écoule vers le bas.
J’essaye de prendre des photos : elles ne donnent rien. Je suis trop fébrile.
Je nettoie et découvre le pot aux roses : un trou !
Après mon repas, j’essaye à nouveau quelques prises de vue
Je sais que les bois morts peuvent être attaqués par des bestioles xylophages, mais une attaque sur du bois vivant, je ne l’ai jamais vu.
Toujours est-il que je me suis précipité sur une seringue et j’ai administré tout à l’heure une dose de XYLOPHENE dans l’orifice.
La photo du trou, c’est après l’injection. L’ouverture paraît grande, mais j’ai tourné un peu la seringue en mettant la dose.
Auriez-vous procédé autrement ?
J’ai eu le tour sur un hêtre pourpre du jardin de mes parents il y a une trentaine d’années
Planté 3 ou 4 ans auparavant j’ai repéré de la sciure puis un trou de 1 cm de diamètre au ras du sol
J’ai pu remonter un fil de fer sur plus de 25 cm
J’ai injecté de l’anti vers a poireau
1/2 heure plus tard une grosse larve tombait
Probablement un capricorne
La zone située au dessus du trou est morte sur 50 cm de haut
L’arbre s’est remis rapidement
Cossus cossus est une possibilité à envisager. La taille de la chenille de ce papillon de nuit me semble néanmoins un peu grande eu égard la taille du trou.
J’espère simplement que l’injection de XYLOPHENE aura raison de la larve.
Je me prépare psychologiquement à une reconstruction de la cime de ce Quercus robur. Elle était pourtant prometteuse.
Mon erreur a été de ne pas m’alerter assez tôt quand j’ai vu le retard au débourrement de la cime.
Tu as sans doute lu avec attention mon message où je décris l’attaque. On y lit :
« …Et là, je m’aperçois que l’écorce de tous les rameaux de la partie supérieure étaient fripés… »
Tu as assez de bouteille pour savoir ce que ce funeste symptôme veut dire.
Ils sont fermés et silencieux, mais pas totalement secs…pour l’instant.
Tes ondes sont puissantes, vu la distance et leurs effets bénéfiques sur mon moral. Merci pour ton empathie.
J’observe ce matin qu’aucun excrétât n’est présent à l’orifice. Peut-être ai-je eu raison de la bestiole ? Donc pas d’injection supplémentaire pour l’instant.
Je lui donne une dizaine de jours pour observer l’évolution de l’arbre.
J ai perdu la tête d un chêne liège l an passé ( mon préféré ) et depuis j attends ….. mais souvent les aléas finissent par donner du caractère faut se dire ça … et quand même espérer que ça reparte bien
Après avoir observé la même attaque sur un autre de mes arbres (Amélanchier ovale ici) je tombe un peu par hasard sur cet article de Facebook « La Clinique du Bonsaï »
Ce post signé Umi Zen Bonsai et datant du 20 avril dernier est intitulé : ALERTE SCOLYTES SUR LES BONSAI DU SUD-OUEST (et pas que) !!!
Les symptômes décrits sont en tous points identiques à ceux que j’observe chez moi : petit trou de 1 à 2 mm systématiquement à l’aisselle supérieure d’une fourche.
Il s’agirait d’un Scolyte qui s’attaque aux feuillus avec une préférence pour les chênes et les châtaigniers . Mais aussi érables, hêtres, charmes, ormes, oliviers, arbres fruitiers. Possiblement le Xylébore disparate ( Xyleborus (Anisandrus) disparatus ) (lire ici pour plus d’infos)
Jusqu’à 20 arbres sur une même collection, décimés en moins de 2 mois!!!
Observez attentivement vos arbres : si vous voyez des écoulements de sève , remontez jusqu’au trou. Et alors vous pouvez pleurer avec votre (vos) arbre(s)
Pas de panique. Pour l’instant je n’ai eu aucun échos de personne connue ayant eu ce soucis dans le sud ouest. Fanchon a du avoir ce retour par un client. Mais il faut être sur que ce soit bien un scolyte ( ils vivent normalement a plusieurs) et ensuite l’identifier. Le scolyte est avant rout un parasite de faiblesse… et ce n’est pas une nouveauté. Le nematode du pin lui est bien plus inquiétant.
Je ne panique pas. Je suis triste de perdre des cimes et gêné par le peu de moyens de lutte.
Je ne crois pas utile de minimiser mes déconvenues.
Un arbre en pot est toujours affaibli comparé à ses congénères en pleine nature.
Je comprends ton désarroi. Je voulais juste dire de ne pas paniquer a un post qui se diffuse sur les réseaux sociaux plus vite que le scolyte.
Je pense que tu as appliqué la bonne méthode de lutte en appliquent du xylophene. Même si un insecticide systémique était encore autorisé il faudrait en appliquer régulièrement en préventif. On sait aujourd’hui que les insectes mutent rapidement… si cela avait été efficace sur les insectes xylophages, cela aurait été utilisé en préventif sur les massifs forestier. Regarde le bupestre, graphiose, scolyte de l’epicea… a l’époque de leur prolifération les systémiques été autorisés. C’est toujours compliqué ce genre de ravageur. Vive les pucerons !