Travaux spéciaux (Jin, Shari, déchirures, gros pliages, séparation veines vivantes,etc...)

Un bonsaika qui trainait ici avant (l’elfe), me disait aussi qu’il cassait (pliait) les jeunes branches de prunus (il m’avait montré sur de l’amandier) encore verte, non pas pour faire ramifier en arrière, mais pour donner du mouvement, plus naturellement qu’avec de la ligature.

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Merci Fabrice pour ton retour :+1:

Regarde au début du sujet, j’ai abaissé une branche de pin blanc par déchirure, à suivre la cicatrisation au printemps :crossed_fingers:

Cela marche aussi sur les ormes champêtres, qui cicatrisent assez facilement sur ce genre de traumatisme si on prend soin de ne pas fracturer l’écorce.

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Salut tsubaka,

Ça me parle la RDM et le BAEL, je suis ingénieur de l’ESTP Paris :rofl:

Pour revenir sur le calcul de l’étirement en fonction du rayon de courbure, pour une branche d’un centimètre de diamètre :

Pour un 1/2 diamètre,

Longueur interne = πR

Longueur externe = π(R+1)

Delta = π (3,14) cm indépendant du rayon de courbure

Suis d’accord sur le calcul, donc énorme !!!

Sauf que j’ai testé ce matin sur une branche de thuya sans protection, départ R=7 cm jusqu’à R=2/2,5 cm , Petite déchirure d’écorce en partie tendue, et plissements de l’écorce en partie comprimée, rien de méchant visuellement parlant

Les fibres encaissent plus de 3 cm d’étirement ??? Où il y a une erreur que je ne vois pas ???

Qu’en penses-tu ?

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Merci Clément pour ton retour,

J’en ai fait l’expérience par hasard en voulant former par ligature une pousse de l’année aoûtée d’un Prunus Mume, elle était très rigide même en jeune âge et je l’ai cassée sans le vouloir (même si j’aurais dû le savoir en ayant mal posé le fil :sweat_smile:)

Elle a effectivement bien cicatrisée formant un angle aigu interressant, qui aurait été impossible de faire par la ligature

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Ouai, c’est exactement ça…

Merci pour l’expérience.

A mon avis, les fibres ont une certaine élasticité à l’alongement sous la contrainte de traction, et les ruptures doivent être disséminées dans le matériau de telle sorte qu’il n’y a pas de fracture visuellement perceptible.

Par expérience classique, au delà de certains seuils la branche casse par l’effet d’une attente “catastrophique” à son homogénéité, comme cela s’observe sur les éléments porteurs fibreux connus, par exemple dans le cas de la délamination de structures fibre/liant.

Dans le cas du thuya, c’est une essence extrêmement plastique, d’autres comme le romarin cassent comme du verre,

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Ok bien compris :+1: C très intéressant d’appliquer les théories des matériaux au bois vivant des arbres !

Merci @Benishidori4ever , je vais corriger. Tu as abaissé ta branche par déchirure car tu as volu donné un angle de sortie de branche et baisser la branche de manière plus adéquate. C est un sujet qui peut etre fait sans problème.

L’idée que j’en ai eu et pour laquelle j’ai répondu etait le fait de casser des branches formation, avec une alternative à la taille dans un 1er temps. Ces branches étant de toutes manières coupées par la suite.

Voici par exemple ce que j’avais fait

J’aime beaucoup :heart:

Ça donne beaucoup d’expression, de maturité aux branches, et en plus ça permet de construire en avant au lieu de substituer en arrière pour créer du mouvement angulaire !

C’est un retour d’expérience et un partage très intéressant merci beaucoup :folded_hands:

Cela est aussi fonction du diamètre de la branche et de la dureté de l’aubier. On est sur du vivant, les calculs théoriques ne peuvent s’appliquer sur ce cas. Il faut modéliser par essence, types, et différents facteurs, ce que nous faisons dans le cadre d’expertise phytosanitaire. Mais on a des fois des surprises. A ce jour les travaux de Matteck qui commence à dater n’ont pas connu d’évolutions, on ne sais toujours pas construire un fut béton de 35m de haut avec 10 tonnes au sommet sans que cela casse. Matteck qui est de formation architecte c’est intéressé aux arbres pour essayer de construire des bâtiments sur le modèle des arbres. Il a fait énormément avancer les connaissances, mais depuis , même avec les progrès scientifiques on patine.

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Aucun doute que ça permet de se faire une idée assez précise de ce qui nous est accessible.

Perso j’envisage d’essayer un truc assez rude sur le défaut d’un yamad de sylvestre, un bout de tronc de 6 ou 7cm de diamètre tout droit que je compte évider pour ensuite le courber en couplant l’effort avec un mouvement hélicïdal

En plus le bois est un matériau hétérogène (cf les noeuds dans les poutres porteuses), ça n’aide pas aux calculs.

Tsubaka tu avais parfaitement raison, j’ai forcé 3 fois rien sur ma branche de thuya et toutes les fibres tendues (50% supérieur) ont cassées d’un coup avec un gros “TAC” :sweat_smile:

Ça m’a donné l’idée d’expérimenter d’enlever au préalable du pliage toute la partie qui sera tendue, pour supprimer les contraintes

Essai immédiat sur un pin de semis

Mais là il reste 3 fois rien , j’ai été un peu lourd avec la pince concave, j’ai mis un peu de torsion pour limiter les efforts de compression

Bon C fait…. :crossed_fingers:

Pensez-vous que je dois desaiguiller puisque le flux de sève brute est considérablement réduit ?

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Oui je pense que ça va marcher par contre ton mouvement de rotation me semble indiqué pour monter et non pour descendre

La rotation ressert le diamètre du tronc et peut initier un certain glissement de fibres et une déformation en ellipse que j’exploite pour la courbure vers le bas (bon, c’est théorique, je vais peut-être me retrouver très bête devant mon os, en pratique!)

AMHA ce qui n’y survivra pas tombera tout seul…

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Regarde plus haut l’exemple du pin, la branche raphiatée fais 6 cm de diamètre, je l’ai pliée et vriée de quelques degré, elle etait quasi horizontale une fois la courbe donnée, je lai remontée et elle tient avec les haubans, sans évidement. Il faut y aller doucement, j’ai donné la forme sur environs 4h. Il faut je pense laisser le temps au fibres de s’allonger. Il y a des fissures qui ont du se faormer mais je ne peux pas savoir. J’ai fais cela il y a 4 mois, les bourgeons grossissent.

Pas de panique, j’ai déjà eu moins de matière vivante sur un pnj et il a conservé sa branche. Il faut bien assurer la ligature. Je daiséguillerais en effet un maximum pour limiter le flus de sève.

Merci Marc,

Ça me rassure parce que d’habitude je suis assez confiant dans ce que je fais, mais là j’étais plutôt flippé :folded_hands:

Je viens de desaiguiller un max, on est OK ! :+1: