Travaux en cours

Beaucoup de mes arbres ont été commencés il y a plus de 20 ans.
J’ai choisi, pour certains, un chemin et je m’y tiens.
Je ne dis pas que ce chemin est le bon, je vais juste au bout de la démarche (au stade de l’expo, maturité « nécessaire ») et si le résultat n’est pas à la hauteur, je revois la copie.

Voici un arbre qui n’aurait pas dû être travaillé en bonsaï, pas la bonne variété (bleu)… J’aurais pu tenter la greffe.

Il est passé du stade tanuki « poulpe »


Des fois moins poulpe

à une version dans l’esprit du lettré

Le tout sur une période de plus ou moins 23 ans.

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Merci pour le partage, et effectivement, tu as fait un arbre lettré avec une masse de feuillage extremement limitée, et 1 cime et 1 branche tirante, alors que le plant de départ en avait plein…
Si tu as d’autres travaux de ce type n’hésite pas. :sunglasses:

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Pour comparer les différentes approches, perso, je préfère ce style qui consiste à habiller le tronc nu avec une branche basse →


Et ben, tu en as mis du temps pour répondre :sweat_smile:

Blague à part, de mon point de vue, sur la première photo, il faut être crédible, un tel arbre si fin n’aurait pas la possibilité d’avoir de telles masses vertes.
Sur le long terme, la branche la moins exposée au soleil dépérie et meurt… Donc celle qui justement « habille » ce tronc

Le pin ? En formation ou sur le point de mourir ?
Très Chinois comme aspect, entre le choix du pot, l’inversion de conicité…

J’ ai d’autres arbres qui sont travaillés comme cet ancien tanuki, effectivement, mais qui n’ont pas de début de maturité…

Sur le principe, j’ai peu de conifères.

Un conifère, dans la nature, accuse le coup.
Son histoire est (et reste) visible et même par phototropisme, il est rare qu’il retourne vers l’espace vide que le « coup » a laissé.

En Bonsaï (sauf grand droit formel et lettré (dans ma définition), ou gingko), les conifères sont des représentations d’arbres de montagnes.
Et donc, ça n’engage que moi, on cherche à montrer une histoire, donc des cicatrices.

Les feuillus, matures, dans la nature ou bonsaï (sauf battu par les vents) auront une facilité à refaire un semblant de houppier. Donc il y a moins ce déséquilibre.

Si je trouve la force, je vais essayer de prendre une photo d’un arbre qui fait grincer des dents…

Je trouve la dernière version de l’ancien tanuki très convaincante. C’est difficile le minimaliste!
Pourquoi avoir éliminé le bois mort du tanuki ?
Je suis pas tout à fait d’accord sur le fait que les feuillus viennent combler un déséquilibre causé par accident ou phototropisme. Hier encore sur les coteaux Basque les chênes montraient des déséquilibres du houpier vieux de plusieurs décennies. Mon métier me fait observer les arbres au quotidien.

je ne me connecte qu’une fois par jour, le matin, devant mon café au lait… et rarement le WE (chui au boulot).

Entre nous, franchement, du moment que l’arbre est beau et que sa branche tombante survit (et c’est le cas comme le montre la photo du même arbre plus bas), quelle importance que ce soit crédible ou pas ?

Je trouve que cet arbre a beaucoup plus de richesse et de beauté (et de valeur) qu’un projet minimaliste comme ça →

On peut trouver des arbres avec ce style dépouillé, donc j’espère que personne n’achetera ce juniperus célèbre pour lui couper les branches basses, ce serait, pour moi, un scandale lol (et je pense que cet arbre célèbre tomberait alors dans l’oubli car il aurait alors perdu son caractère, son âme) :face_with_head_bandage:

Un autre exemple « pas crédible » qui montre que la Nature n’est pas logique (d’où l’interet et la valeur accordée aux yamads qui poussent sans carcan esthétique). C’est pas logique de faire des cercles de 360° (cime et branche basse), et pourtant, ça existe →

Marc40. Je l’ai évoqué dans un sujet sur les tanuki, la maladie de ces constructions reste la base qui va pourrir au fil du temps.
Le mien, j’avais espéré avoir fait plus que l’habituel pour que le bois dure longtemps mais j’avais omis un truc : La FOURMILLIERE !
Donc en plus d’une base qui devenait volatile, en tout cas limite hors sol, l’intérieur était squatté et le côté dentelle, si j’avais garder l’ensemble, n’aurait rentré dans mes « carcans » esthétiques.

Je te rejoins sur les arbres de bords de mer et a fortiori les chênes verts qui sont forcément plus formés ou déformés.
Mon propos se voulait cependant plus nuancé, le déséquilibre sur un feuillu est moins important que sur un conifère.
Si tu parles de métier, mon métier, c’est le végétal, et je vie à 400 m de la forêt…

A propos de la base qui pourrit, j’ai vu une video de Vital Bonsai dans le jardin de VeV (Hervé Dora) où ce dernier expliquait que le bois mort de son tanuki ne touchait pas le sol : il laissait 1cm entre le sol et la base du tronc pour eviter tout pourrissement. J’imagine qu’en expo, il comblerait cet espace par de la mousse :sunglasses:

Le premier junip.
Je fais les même remarques.
Le pot est très beau, au passage.
Il a faux air de niwaki.

Là où j’irai dans ton sens, c’est sur l’essence de l’arbre.
Le junipérus est un arbre « fou ». Je veux dire que sa vie dans son habitat est rude, qu’il s’adapte et laisse perdre (s’oblige à perdre) des branches faisant des formes « inhabituelles ».

Si, il y a une branche qui peut survivre en bas, lire le bouquin de Francis Hallé, Plaidoyer pour l’arbre, il va le faire.

Donc, à la limite, mais vvvvvvraiment extrême limite, les arbres que tu montres, seraient (ça n’engage que moi) des représentations de naturalistiques extrêmes.
Mais pas esthétiquement ma came.

Sur le virtuel de ton premier message. Alors pour moi, il y en a encore trop !
Il y a un vieil article sur un arbre qui ressemble à l’arbre originel et celui que tu virtualise sur un vieux France Bonsaï…

Sur la logique de la nature et de ces pins que tu montres.
Bien sûr qu’il y a la logique… Du phototropisme ou de traumatismes. Et parfois les deux.

Sur mon blog, sur la page d’accueil et dans un sujet ( Prendre exemple sur la nature ? ) il y a des arbres qui sont « travaillés » par le vent. Je n’aurais pas envie de faire une copie de ces arbres (ou de m’en inspirer ) pour faire un bonsaï : Je ne les jugerais pas crédibles.

Vev fait partie du club où je suis.

Quand j’évoque le pourrissement des pieds des tanukis, disons qu’on en largement parlé ensemble… :wink:

Oui, mettre un bourrelet de mousse est possible… :melting_face:

@kalima-ich je parlais des chênes pédonculés sur les coteaux Basque. Vers chez nous c’est le chênes lieges qui remplace le chênes vert.

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Je ne pourrais montrer celui auquel je pense, en attendant…
Taxus baccata, if.

Au prélèvement 2013

5 ans après, passage pleine terre.

Concours par équipe, Albi, 2018.

2024, expo de la petite asso’


(ayant été rempoté au printemps 2024, je ne l’avais pas taillé, merci de votre indulgence. )

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je remarque que la logique, chez toi, est à geométerie variable (quand ça t’arrange). tu dis que :

et pourtant, tu me proposes, sur ma cépée de thunberg, de faire revenir la cime du tronc de droite sous l’autre pin, donc vers l’oscurité… C’est logique ?

je l’aime bien, malgré le fait que je ne suis pas super fan des battu par les vents, mais si tu etais conforme à tes gouts et à ta logique (branches basses qui meurent faute de lumière), tu devrais faire ça →

Ce serait bien triste, mais c’est ta vision radicale et ta logique.

J’ai posté un peu vite, j’édite ce message.

Concernant ton bosquet
Sur ce point, c’est la logique « bonsaï ».

Le bonsaï est plus près d’une caricature que de la nature.

Ton bosquet est un peu plus que penché.
C’est un groupe, une forêt.
Bien que tu puisses me trouver une grande quantité de forêt qui soit d’accord avec tes propos, sur le principe, le père montre la direction, le reste de la famille suit.
Sur le principe, parce que effectivement on peut faire le clin d’oeil et dire que le petit dernier n’ira pas dans le sens du père…

:grin: :smile:

Non, c’est un battu par les vents.
Un battu par les vents, si il se voulait extrême, il n’y aurait que la branche du bas.

pourquoi tu ne le fais pas ?

Encore une fois, quand ça t’arrange, tu formes « Bonsai » et quand tu n’aimes pas, tu dis que c’est pas possible d’avoir un arbre comme ça…

Tu es une vraie anguille, c’est assez agaçant et je m’arrete là (perte de temps)

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Pourquoi je travaille pas ce taxus autrement ?
Peut être parce qu’il me plait ainsi. Conforme à ce que j’en attends.

Sur ton dernier message.
C’est l’avantage de venir du monde du prélèvement, d’en avoir pris la tête par des personnes érudites, puis d’avoir intégrer un cursus classico classique.

Tenter de faire un arbre regardable à partir d’un prélèvement (que le classico classique peut dédaigner, ce qui a été mon cas); il faut s’avoir s’adroger " " " des règles" " ".

Pour s’adroger " " " des règles" " ", il faut les connaitre.

Je préfère transmettre les (quelques) fondements de ce que nous faisons, peut être y a t il des personnes qui veulent comprendre les bases, libre à chacun de suivre ou pas.