Substrat du commerce

Comme vous le verrez sur mon profil je débute mais non sans avoir essayé de me livrer à cet , art? Discipline? Culture ? Tout seul dans mon coin et sans autres conseils que le vendeurs de la jardinerie. En naviguant sur le forum, en dehors des substrat granuleux, les substrats tout fait c’est « caca ». Je vous rassure je ne remettrai pas en cause votre expérience en la matière, mais juste vous livrer mes premières expériences et réflexions,

Ces composts bien que assez « terreux « sont relativement drainants et m’ont permis de passer l’été et la canicule sans problème avec un arrosage par jour voire 2 . Fin mai debut juin j’ai acheté chez le pépiniériste 1 pin d’Autriche, des petits oliviers, et un acer dissectum.Aussitôt achetés aussitôt remportés dans des contenants plus bas et plus larges et dans la foulée (pourquoi se gêner) taillés et ligaturés.(certains avec du fil électrique)

Ne revenez pas sur mes choix d’arbre et mes méthodes de culture, depuis que je suis sur le forum il est évident que mes gestes seront plus mesurés et orthodoxes.

Je pense les laisser ainsi une année de plus avant de passer à un substrat pls conventionnel dans la culture du bonsaï.

Comme il me reste de ce terreau je l’utilise pour le repiquage de petits plants.

Dernière réflexion ces arbres qui sortent d’un compost de pépiniériste semblent bien s’accommoder de ces composts dits pour bonsaïs et me paraissent être une bonne transition avant le tout granuleux.

Faites vous cette transition? Et comment ?

Je suis dans la région bordelaise et il fait de plus en plus chaud :hot_face:

Peter Chan utilise une part de tourbe (ou terreau je ne sais plus) dans ses melanges (akadama-pumice-terreau) et c’est un pro, certains de ses arbres sont chez lui depuis 50 ans, ils se developpent correctement donc le tout granulaire n’est pas obligatoire.
Les pro et amateurs mettent parfois de la sphaigne hachée en surface après rempotage, et Peter Chan met de la sphaigne brute sous la motte à la place de la grosse granulo.. c’est étrange mais je suis sûr qu’il sait ce qu’il fait.
Je ne dis pas qu’il faut faire comme lui, mais ça montre qu’il n’y a pas qu’une seule façon de faire ses melanges de subtrats.

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Et toi que fais-tu exactement ?

Les arbres vivent dans la terre, tous les plants cultivés dans du terreau de diverses formes et pour un néophytes mettre une plante dans des petits « cailloux « cela fait un drôle d’effet «

J’y viendrai évidemment mais avant d’y passer je prendrai toutes les précautions et mes éventuels rempotage ne se feront qu’au printemps.

J’ai également un ami pro qui utilise une part de terreau dans ses mélanges dans le but d’augmenter la rétention en eau, quand on cultive des plusieurs centaines d’arbre en pot, ça facilite le suivi, consommation, temps consacré à l’arrosage et facteur économique rentrent en compte. Force est de constater que cela fonctionne, ses arbres ont parfaitement passés les épisodes caniculaires de cette année (les arbres en pleine terre ont plus souffert) , suivant mes observations et ses dires on peu constater aussi un bel affinage des arbres au fil des années les entre-noeuds se gèrent bien, les arbres poussent mais pas de manière incontrôlée non plus malgré la disponibilité en eau des substrats. Les arbres sont engraissés de manière raisonnée également. Il y a plusieurs paramètres à prendre en consideration dans cet exemple précis .

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Personnellement, je continue de mettre un élément rétenteur (avant tourbe, maintenant fibre de coco) dans mes substrats de feuillus et je ne compte pas changer.

Les substrats de type « tout fait » sont en fait extrêmement variable, il peut bien exister une rétention en eau 'un facteur 1 à 3 ou 1 à 4 entre 2 produits ( et aussi dans l’autre sens, un pourcentage d’air 5 fois plus fort ou 5 fois moindre ).
Même chez les substrats de marché « pro » il existe de telles différences ( sauf que les fiches comerciales / techniques sont plus informatives ). On peut supposer qu’un substrat « agrume » ( même le moin bon ) sera pas trop mal, pendant qu’un substrat « semis » ou « géranium » sera une purge en utilisation bonsai.

En substrat parfaitement « calibré » selon les attentes, il peut exister des trucs à la fois pas mal rétenteurs en eau, et aussi TRES aérés ( en air ) pour des espèces ultra sensibles. Leur limite d’emploi, c’est que le pépinéiriste à une une vue court terme, parceque ça pousse chez lui 3 mois à 1 an, et que la suite ne le concerne pas vraiment ( le plus important est qu’au bout de ce temps, ça maximalise les couts et la qualité finale du prduit au moment de la vente ). Ces substrats neufs les plus extrêmes ( à la fois bcp d’air et pas mal d’eau ) ont un inconvénient, c’est une compaction naturelle dans le temps, donc il faut rempoter vite / souvent ( et souvent, bien moins de 3 années ). On touche donc aux grandes limites des études diverses études existantes en milieu horticole, qui portent sur des temps courts.

Le granulaire robuste ( pomice ) peut se recycler ad vitam au remportage sur tamis à sable / béton, et l’akadama a une durée intermédiaire et jetable ( dans la mesure de son expo au gel hivernaux ).
Avec un mélange granulaire recyclable ( pomice et / ou akadama ), dans lequel on rajoute une part de fibre rétentrice ( tourbe, ou coco ), quand on passe au tamis sous jet de flotte au bout de 3 ans ( par exemple ) on « perd » la part organique / décomposée / fragmentée des fibres et on récupère le granulaire. Auquel, en ré utilisation, on remet une portion « neuve » de fibre, et on repart pour X années.

Les mesures « personnelles » de rétention en eau sont quasi inaccessible au particulier ( sauf ruser et extrapoler ) mais la mesure de la rétention air est bien plus facile.
On bouche les trous sous le pot, on arrose jusqu’eau à saturation à la limite supérieure du substrat. On ouvre les trous, et on mesure le volume écoulé en qq dizaines de secondes. En calculant le volume du pot, on a un ratio ( volume / volume ) c’est le volume d’air d’un pot normal ( donc troué ). En dessous de 10%, ça peut poser un pb sérieux à certaines espèces, au delà de 15ù / 18% on peut dire que les mêmes les trucs à gros besoin en « air » n’ont rien à craindre ( y compris les conifères sensibles à l’excés d’eau sol )

Cependant ( sinon ça serait trop simples…) le choses évoluent. En un an, les nouvelles racines prennent place dans le « vide » d’air et le colonisent en priorité, et la part d’air diminue…Ce qui est vrai à un instant n’est pas un élément figé dans le temps. Et en cas de plant jeune / vigoureux / forte vigueur racinaire, alors un substrat « parfait » en année N peut devenir colmatant et asphyxiant en année N+2 / +3 ( par exemple ).

Ce qui joue aussi de manière favorable sur la CEC ( plus ou moins impactant selon son mode de ferti en amont ) quand on a une base granulaire à CEC vraiment faible à quasi nulle ( pouzzo, sables, pumice ), et je suis team coco depuis un moment.

Dans quelle proportion, si ce n’est pas secret :wink:

Et CEC ???

Serait-il possible de me donner un exemple concret et quel terreau adjoindre, que je puisse me faire une idée :folded_hands:

@lanig quelle proposition utilise tu? Et ou te la procure tu? Faut que je vois avec le fournisseur.

On touche là à la fertilisation et la relation sol / fertlisant.

La CEC est « capacité échangeuse de cation ».
Un sol a un certaine CEC, de nulle à forte, c’est sa capacité à adsorber des cations apportés par l’extérieur ( engrais, amendements )
La CEC, outre sa valeur, peut avoir une proportion faible à forte qui est « libre » ( capte le premier cation qui passe ) ou bien pas mal en échange ( je prends un cation, j’en libère un autre ).

Une résine échangeuse dans un adoucisseur domestique, c’est un exactement un truc à CEC trés trés fort, mais pr échange ( le sodium est larguée par capter du Ca++ qui donne la dureté de l’eau ).

Une CEC correcte ( disons mieux que nulle ou trés trés faible ) permet de « stocker » des cations nutritifs pour la plante, que la plante y capte. Un « terreau » ou un sol naturel assez « humique » / humus / matière organique ( souvent avec une petite part au moins en argile ) a cette capacité, cette CEC.
Le pur granulaire ( pomice mais surtout pouzzolane ) a une capacité trés faible à nulle. Les cations sont purement et simplement lessivés par l’arrosage et n’ont aucune chance d’être retenus à minima dans le sol.

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:folded_hands::folded_hands::folded_hands::folded_hands: ami H2zo je ne vais pas forcément me coucher moins bête, mais assurément plus instruit.

Je dirais un terreau de qualité avec de la fibre fera l’affaire, on peut y trouver de la tourbe blonde en proportion variable selon les fabricants. Sinon comme dit @lanig tourbe et fibre Coco sont également de bonnes alternatives. Mais dans tous les cas éviter le terreau 1er prix qui part assez vite en poussière quand il est sec, mais devient asphyxiant quand il est détrempé.

En dehors des questions écologiques de ressources peu renouvelables ( les tourbes ) , les 1er prix ( et aussi bon nombre de prix médiums mais ben marquetés en surface de vente grand public ) peuvent faire appel à une bonne proportion de tourbe brune en ingérdients ( ou tourbe blonde en « basse » qualité ).
C’est TRES rétenteur mais peu aéré ( clairement pas assez ).
En premier prix, et / ou prix trés moyen ( voir au delà du moyen ) en visée jardinerie grand public sur une « grande » marque, un terreeau sera facilement composé de tourbe brune, de sable fin ( même pas granuleux / avec aspérités ), de fragments d’écorces, bref du tout venant au moins cher.

Pour la proportion de fibre dans du granulaire, je crois que l’exercice est trompeur, ça dépend comment on évalue.
Je donne « ma » vision des choses, Lanig donnera la sienne.

Virtuellement, en milieu seul / pur, un litre de fibre coco déshydratée peut bien donner 12 à 18 litres de substat hydraté à la longue.
MAIS: la fibre hydratée est trés facilement compactable à trés faible pression.
Il « suffit » de mélanger un peu ( pas mal ) de granulaire avec cette fibre ( gonflée à 15 pour 1 initialement ) pour que cette fibre hydratée s’écrase dans le mélange.

A titre purement personnel, et sans mesure précise, je dirai la chose suivante ( ça reste du « ressenti » )

  • 1 litre de fibre coco compactée sèche donne environ 15 litres hydratée seule.
  • en mélange avec granulaire, je dirai que ces 15 litres deviennent 5 à 10 litres ( selon le granulaire et la profondeur du pot et donc le « poids » qui est au dessus de la fibre en fond ). Sur un citronnier non bonsai avec un pot de 40 cm de profond j’ai bien « senti » la différence au fond
  • donc grossièrement en bonsai, je dirai que je pratique usuellement un mélange de 20% / 25 % coco avant compaction et 80 / 75 % pomice, ce qui donne à la fin…87 / 90% de volume ( la coco mélangée réduit par 2 ). Le complément qsp 100% se fait avec le même mélange. Un mélange de cet ordre de grandeur, ça suffit à doubler la capacité en eau facile d’une pumice pure.
  • Les fibres ont un durée de vie limitée ( sans parler d’assez de décompo pour donner lieu à minéralisation complète de celle ci ) donc en 3 ans ( par exemple, mais clairement pas en 6 mois ) la fibre se délite, et de toute façon les nouvelles racines fraiches remplissent les espaces assez vides. On peut ne pas rempoter pendant 10 ans ( je l’ai fait sur une glycine, et même c’était du terreau bien plus colmatant que ce mélange ) mais faudra pas le faire sur toutes les espèces…

J’ai certains bonsais dans du terreau. Je prends du Klasmann que je trouve très drainant et très rétenteur.

Il est composé de tourbes de sphaigne blonde et noire gelée, de GreenFibre® (fibre de bois transformée), de compost végétal TerrAktiv® et d’engrais organique UAB

C’était bien la qualité des fibres constituant ces terreaux 1er prix que je voulais pointer, souvent réduites à l’état de poussière, un sous produit tourbeux utilisé pour tirer le prix vers le bas.

La firme klassmann a tout un catalogue, avec les énormes différences requises selon les cultures attendues, et dans à peu prés tous les produits il y aura du greenfibre et aussi des tourbes et d’autres choses ( c’est la proprotion qui joue ).

Ceci étant, si tu as un produi de chez eux avec officiellement de la tourbe noire, on serait sur un substrat plutôt pas mal rétenteur en eau, et pas les produits les plus « aérés ». Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal, ça s’inscrit dans un ensemble de pratique.
Et globalement, ça sera un substrat à renouveller / transpoter / rempoter assez vite.

Je comprends bien que repondre fais ci fais ça en gros c’est compliqué et que les réponses toutes faites sont difficiles. Comme en philo il n’y a pas de oui /non. Mais je suis novice et comment dire, je suis comme quelqu’un qui apprend à conduire à qui avant de connaître les avantages et inconvénients de telles marques, leurs types de motorisation , doit avant tout monter dans une voiture, tenir un volant, et essayer de passer les vitesses, …. Après …..

je ne peux maitriser actuellement toutes ces données, la coco, l’écorce de pin, les terreaux, (je viens d’en avoir une idée grâce à vous) auxquelles vous ajoutez les substrats.:roll_eyes::roll_eyes::roll_eyes::roll_eyes: d’ici quelques années je pourrais en reparler (j’espère !)

Mais comme pour la voiture commence à mettre le contact…. Conduire……

J’ai une reponse plus haut avec la coco, mais pour le terreau, ça redevient compliqué, tout terreau, ou pas sinon combien……

Je vois bien votre gentillesse à me donner un max d’informations, mais je ne suis pas un initié, et des formules assez basiques pour le moment me conviendraient parfaitement, car cet automne ou au printemps il faudra que je mette en culture, que je rempote .

Certaines « formules « ne seront pas forcément adaptées pour ma culture, mais il faut que je fasse mon expérience et que j’adapte.

Ne prenez pas mal ce que je viens d’écrire, surtout, mais je voulais juste vous donner mon niveau.

Quand j’ai débuté j’ai mis tout mes arbres dans 100% pumice : il n’y a pas plus simple :slight_smile:

Et avec les années j’adapte un peu : il y a des arbres qui sont restés dans 100% pumice (oliviers, pins) et d’autres auxquels j’ajoute de l’akadama ou autre substrats.

Pour ma part je ne me prend pas la tête avec des calculs savants, pour tout mes arbres j’utilise la même base de substrats (Akadama + Pumice à part égale 50/50) et pour les arbres nécessitant un substrats acide comme les pins et buis entre autres je rajoute a cette même base une part d’écorces de pin, en 23 ans de pratique je n’ai jamais eu de soucis lié à ce substrat et mes résultats de culture sont très bon (développement racinaire harmonieux) et quand j’ai un nouvel arbre il a le même traitement que les autres je supprime tout le substrats d’origine (sans transition).