Question ph et dureté

Non mais tu t’es vu quand tu as bu ? Je n’ai cité aucun exemple dans mon dernier message, juste un principe général : les eaux profondes ont tendance à s’équilibrer avec la roche qui la contient, et ce d’autant plus qu’elles sont profondes car leur temps de séjour est plus important. En France, la plus grande région géologique est le bassin Parisien (1/4 ou un 1/5 de la surface métropolitaine) et dans cette région, la plus grande nappe est celle de la Craie dont la dureté va de 20 à 35 °f, c’est à dire dure à très dure. Si cette nappe n’est pas assez dure pour toi, tu peux essayer celle du Trias (saumâtre à saline) ou celle du Dogger dont la minéralisation pose des problèmes à son utilisation pour la géothermie. Donc, non, l’idée que les eaux de surface sont en général plus minéralisées que les eaux profondes est un non-sens complet.

Et mon eau à moi hein ?

Quand ça t’arangeait dans un premier temps, tu parlais de TON puit en massif cristallin.

Un peu plus tard, retournage de veste intégral, tu prends le bassin parisien dans son impact population concernée ( et / surface ) en France ( car avant que la veste tourne j’ai parlé des bassins de populations concernées - pas des bassins d’eau ). Et les eaux de surface auront des duretés similaires ( ou souvent pire ) et ponctuellement moins fortes.

La nappe de la craie porte son nom sans équivoque. Toutefois, sa dureté sera supérieure à 20, elle est hétérogène, et ne donnera pas forcément du 35 partout.

L’eau du réseau sera portée ( en proportion saisonnière variable et géographiquement variable ) par une proportion d’eau de surface du fleuve qui passe à coté. Lequel sera majoritairement d’origine critalline venant de plus loin. Elle le sera aussi par du captage de semie profondeur, mais plus profond ( sans être du pompage aquifère ) que du puit de particulier de surface.

Et le puit perso, c’est la 3eme solution. Je crois avoir insisté depuis le début sur la notion trés « personnelle » de ce qui irrigue nos arbres. J’ai aussi cité des exemples assez contre intuitifs parfois.

Y’a rien qui te va en notion de généralité, tu fais du cherry picking absolu, alors soit, alors donnes ta généralité. Peut être on sera d’accord pour dire qu’il n’y en pas, ce qui 'était pas vraiment le sens de ce que tu disais plus tôt.

@ ogoz.
La dureté dépend du Ca++ et du Mg++, et celà sera 1° de dureté pour 4 mg/l de Ca++ et 1° pour 2.4 mg de Mg++.
Dans ton cas, 60 mg de Ca++, ça donne 15 degrés. Plus les pouillèmes en Mg++.
La dureté ne donne AUCUNE indications sur le sodium Na+ ou le potassium K+, ce qui est trés dommage dans certains cas.
Tu as une eau de dureté disons moyenne, dont la dureté est largement portée par le calcium. Y’a rien d’alarmant dans un sens ou un autre.

Merci pour ton message H2zo

Y’a pas le PH pour ton eau ?

Concernant la dureté, mon eau du puits était à 24°f, la tienne est de 20°f donc kifkif. A comparer avec l’eau de pluie qui est passée sur un toit et récoltée dans une cuve (de 1°f à 3°f). Tu verras bien ce qui se passe avec tes arbres, mais quand j’arrosais avec mon eau du puits, j’avais au bout d’un certain temps des dépots calcaires à la base du tronc de mes arbres. C’est à cause de ça que j’ai opté pour une cuve de récuperation des eaux de pluie.

Merci Clem , d’après les bandelettes j’ai un ph aux environs de 8 , je vais continuer d’ajouter un peu d’acide citrique à mon eau environ 1g/10ltr
Et voir si je peux récupérer de l’eau de pluie quelque part ,.
J’ai le gros tuyau en cuivre de mon immeuble qui passe à côté de mon balcon , j’entends l’eau qui tombe quand il pleut , je suis tenté de faire un petit trou dedans !

1 « J'aime »

Par définition, l’évaporation d’une eau ( genre l’extérieur d’un pot accrochant ou pot poreux ou la base d’un tronc ) finira par des sels insolubles et précipités et visibles.
Dont on ne sait pas vraiment de visu ce qu’ils sont ( du sel de calcium calcaire, ou du sel de potasse, du sel de sodium, de potassium, etc…).

Si on évapore l’eau « parfaite » du coeur de substrat d’une espèce calcifuge ou pas du tout, on aura de toute façon un « sel » blanchatre à un moment.

Un eau de « mer » ( enfin océanique ) pourrait bien avoir une dureté de 300 ( par exemple 100 de dureté par le calcium et 200 par Mg++ ). C’est évidement bien trop.

On pourrait avoir l’idée que cette eau, diluée avec l’eau distillée, avec 1 volume d’eau de mer et 9 volume d’eau distillée, on aurait une dureté à 30, assez dure mais presque acceptable.
En fait on passerait complètement à coté de ce ne mesure pas la dureté, les autres ions.
En diluant par 10 une eau de mer à 10 mg/l d’ion sodium, on aura encore une pression osmotique induite bien trop forte.

Inversement, je répète, la course à l’eau de puit ça fait moins de trace, mais ça crée un carence de calcium. Aprés, faut voir la pratique d’arrosage et la CEC du substrat et sa teneur originelle en Ca++.
Un sous arrosage amènera une grande concentration de tous les ions libres dans trés trés peu d’eau ( donc une explosion dela C° ) quand le potentiel hydrique du sol sera au plus bas ( vers des pF à la limite hydrique du dessèchment ). Inversement, un arrosage modéré mais trés fréquent n’y conduira pas, même si l’eau est à 25 de dureté ou même au delà ( selon la plante ).

En combinant tout ceci, on arrive à une vision pargamatique qui amène à pas trop se poser de questions existantielles sur le calcium ( et bien d’autres sujets, beaucoup beaucoup ) quand on cumule:

  • du drainant qui a un % d’air suffisant même au plus fort de l’arrosage et dans les minutes qui suivent,
  • une CEC correcte
  • un arrosage assez abondant pour rester à des valeur hautes / moyennes d’hydratation ( donc arrosage fréquent, plus qu’abondant en fait ).
  • sauf si l’eau à une dureté VRAIMENT énorme. Si c’était le cas, de toute façon le pouvoir tampon du sol aura une importance capitale selon sa constitution.

j’en pense qu’on ne peut toujours pas conclure sans connaitre le TAC ( titre alcalin complet ), mais que de toute façon la réponse à ta première question ( baisser le pH réduit il la dureté ) , la réponse est toujours non.

Pour ceux qui aiment les images, le diagramme de Taylor.
On relie le point mesuré de la TAC à droite, avec la dureté à gauche. Au milieu on croise la ligne pH, ça nous donne un pHe, disons pH équilibre.
J’ai pris 3 cas de 3 eaux réseaux différentes ( qui peuvent varier, ce sont des valeurs moyennes ).
Sur la ligne pH verticale, la croix de la couleur associée correspond au pH effectivement mesuré.

Quand le pH mesuré est supérieur au pHe, alors l’eau est « antartrante », elle aura tendance à créer de dépot de « tarte » en réalité du dépot calcaire, ce qui demande du temps et qui sera vrai si l’eau stagne quelque part ( dans une citerne de stockage, un arrosoir oublié ).

Quand le pH mesuré est inférieur au pHe, alors l’eau est corrosive. Elle aura tendance à dissoudre du calcaire présent sur une paroi, en le re solubilisant ( mais c’est une eau qui ne fera pas de « dépot » sauf évaporation, ou donc dans un fond de bac ou coupelle ).

Quand la flêche descend, c’est un eau corrosive ( cas ici de Clermont ), ou eau antartrante quand elle remonte. Plus la flêche est longue, plus le phénomène est fort.

On peut noter par exemple que SoBass et Clermont on la même dureté, avec des comportement trés différents ( une antartrante et une corrosive ).

Maintenant, ce qu’il faut comprendre, c’est acidifier une eau antartrante rend le Ca++ encore plus « soluble », il aura moins tendance à précipiter.
Si on acidie une eau déjà corrosive, le Ca++ reste éminent soluble et permanent et le deviendra encore plus ( ce qui ne change rien ).

Si on stocke longue durée une eau « dure » ( trop ) en citerne, on a intérêt à ne surtout pas acidifier. L’eau reste « antartrante » au maximum, on laisse précipiter des cristaux de calcaire au fond ( on les laisse tranquille sans remuer ) et on « pompe » par le dessus et pas le robinet de vidange en bas.

En conclusions ( pour les amateurs de version courte ):
L’acidification de l’eau d’arrosage a un effet « neutre » sur la dureté ( le calcaire et son excés sur des plantes calcifuges ) au mieux, ou dans certains cas un effet contre productif.

Si on veut diminuer la dureté, y’a pas 50 000 solutions, y’en a 2 et pas d’autres:

  • adoucir l’eau ( le Ca++ est remplacé par du Na++ )
  • ou laisser précipiter sur du stockage long terme, si on a une eau « antartrante ». Sur un temps long ( trés long…) la dureté de l’eau de la cuve va diminuer puisque l’eau n’est pas à son pHe. On peut mettre la cuve au soleil, la tempé élevée accèle la formation des sels précipitants ( comme ça se passe dans un cumulus électrique, ou la résistante chauffante de la machine à laver de la mère denis qui recommande Calgon ).
  • En vrai il existe une 3eme voie, avec des séquestrants comme le Calgon justement, des séquestrants « chimiques » ou des roches types zéolithes ( avec des CEC trés trés élevées ), mais c’est pas simple à « piloter ».

Comme quoi, on peut être d’accord, parfois.