Vraiment, on ne peut pas conclure, ça dépend de trop de paramètres.
L’eau de début de chaine subit ensuite le substrat ( sa nature et son pH ) et sa CEC, et le temps qui passe avant renouvellement du substrat avant saturation (6 mois, 2 ans, 5 ans, 10 ans ? ).
Sauf à comprendre les mécanismes et les détails, et pratiquer des extrêmes en toute connaissance de cause, je dirai avant tout qu’il faut se méfier ( et les écarter ) des solutions « extrêmes ». Comme l’eau de pluie en 100 % arrosage, ou une eau réseau véritablement extra dure.
En horticulture, le substrat est connu / normé ( et de courte durée de vie car vite vendu ou vite transpoté ), l’eau aussi et les apports engrais / amendement / correcteurs également connus. Donc l’approche théorique sans analyse sol est prévisible, prédictible, avec peu d’erreurs légères et jamais d’erreurs majeures.
Inversement en agriculture plein champ, le sol est « variable » selon les parcelles et les pratiques. Donc l’agriculteur fera faire des analyses régulières. Le cas échants, et selon les cultures en place et les résultats et ses objectifs, il apportera des corrections. Mais l’approche « pro » dépensera 100 euro pour savoir ou aller, c’est « rien » quand il y a des milliers d’euro derrière en revenu brut, c’est une simple dépense de fonctionnement, légitime.
Je suppose qu’aucun bonsaika ne va dépenser 250 euros pour une analyse assez complete, en envoyant 1 ou 2 litres de motte de substrat à un labo. En le faisant aprés rempotage frais, en refaisant à 24 mois et en refaisant à 48 mois en fin de vie avant changement de substrat. C’est trés compréhensible aussi. Pour autant ( je jette une bouteille à la mer ) peut être qu’à ce niveau il y aurait des choses à faire à un niveau national ou fédéral. Sur des usages les plus communs, les substrats les plus communs, des eaux communes, de l’engraissement assez commun. Je suis certain qu’à la vue des résultats, y’en a qui vont tomber de leurs chaises.
Pour le dire autrement: Il y a une centaine de clubs FFB en France, peut être 20 à 30 ou 40 membres cotisants par club ( je sais pas trop ). Avec une contribuition de 1 euro sur un an par adhérent, y’a de quoi débloquer 3000 euro pour des analyses. Y’a de quoi en finir avec les tergiversations sur des substrats commerciaux purs et majeurs ( pour la moitié du budget ) et mettre un peu dans le début d’un plan pluri annuel en substrat composite global ( substrat + eau +engrais ). Evidemment, le risque, c’est que ça va pas plaire à tout le monde, y compris certains annonceurs qui du jour au lendemain référencent depuis des années un produit qui deviendrait tricard. C’est pour ça que cette démarche n’arrivera pas…
En travaillant pas mal à l’aveugle, et à la « pure croyance » et au bénéfice de celui qui parait ancien ou crédible, le milieu est hélas propice à toutes formes de promesses trompeuses, et de buisness qui vendent du rêve en résultats supposés reproductibles. C’est la même chose pour des conseils bienveillants, et gratuits, mais pas forcément adpatés.