Que feront nous de nos arbres qd notre vie s'éteindra

Celui qui cultive des bonsaïs doit tôt ou tard soulever la question de la mort.
La mort de ses arbres suite à une maladie ou une erreur, mais surtout sa propre mort.
S’adonner à cet art du vivant vous fait poser la question de la mort, irrémédiablement.

Moi je trouve que c’est un plus cette question de la transmission et de qq chose qui nous dépasse.

En tout cas, pas un poids ou une crainte…

J essaie de faire en sorte que mes enfants apprennent un maximum pour pouvoir leur céder mes arbres le moment venu. Ils en ont déjà à eux et ils s exercent dessus

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Un peu idem que @Suber, mais après ils feront bien ce qu’il veulent de ma collection, continuer à l’entretenir ou bien don, troc, vente à des passionnés ou faire une passation de collection aux + jeunes passionné de mon club ou d’ailleurs.

Le plus gros problème, c’est en cas d’accident quand on est en bonne santé, puisque généralement on a rien prévu ne serait-ce qu’à court terme pour éviter que tous les arbres meurent de soif.

Après je pense que l’essentiel est que les arbres soient transmis, on a tendance a avoir plus de mal avec la transmission hors famille mais c’est pourtant généralement mieux pour les bonsaï car il y a plus de chances d’avoir un successeur d’un bon niveau hors du cercle familial.

Les bonsaï ont une valeur financière alors si ça sort du milieu familial, on peut léguer à une personne que l’on apprécie et en qui on a confiance pour bien entretenir nos arbres, mais sinon c’est normal de passer par la vente pour qu’il y ait un retour financier à notre famille.

Pour la vente, ça serait bien qu’il y ait un système au sein de la fédé pour que nos arbres soient vendus aux enchères aux membres de la fédé, normalement, être membre assure un intérêt de la personne pour la pratique et les connaissances liées, et à minima un club qui encadrera ce membre.

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Perso, je suis la deuxième génération. Il y a eu quelques arbres perdus entre le moment où ma mère n’a plus eu la force de s’en occuper et celui où j’ai tout récupéré. Mon fils se voit bien récupérer les miens. Il s’y intéresse depuis tout petit.

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J’ai quelques solutions

La première, c’est que j’ai maintenant deux jeunes qui viennent chez moi apprendre le bonsaï.
Le jour où je casserai ma pipe…
Avec le temps, ils ne recevront pas seulement des arbres, mais aussi leur histoire, leur culture, les techniques qui leur sont associées et… une partie de mon regard. :melting_face:
Un arbre transmis à quelqu’un qui l’a vu évoluer pendant des années conserve une continuité que l’argent ne peut pas acheter.

Une autre solution, à ma mort, mon épouse téléphone à une pépinière près de chez moi et le personnel vient chercher mes arbres. Chaque fois qu’un arbre sera vendu, ils versent le prix sur un compte convenu et gardent un pourcentage. Walter Pall avait cette idée aussi.
Mon épouse et la pépinière a un catalogue des arbres avec les prix.

Thierry Quinchon peut faire la même chose, mais il habite assez loin de chez moi.

Mes enfants et petits-enfants peuvent également reprendre mes arbres.

Un jour, Me Ando m’a fait comprendre quelque chose de très juste.
Il m’a dit : “On ne fait pas du bonsaï pour soi, on fait du bonsaï pour transmettre.”

Un grand bonsaï n’est jamais l’œuvre d’une seule personne. C’est un arbre qui a traversé plusieurs générations de cultivateurs. Chacun apportant sa pierre à l’édifice avant de passer le relais au suivant.

Les Japonais parlent souvent de la notion de succession de culture plutôt que de propriété.

L’arbre ne nous appartient jamais vraiment, nous en sommes simplement les gardiens pendant un certain temps.
Nous ne sommes finalement que des gardiens temporaires.

Y a plus qu’à… :slightly_smiling_face:

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Je suis l’auteur du premier message de ce sujet, mais ce n’est pas moi qui ai écrit le titre de ce fil.
En pondant les trois lignes (en réponse à @Toche) de ce qui est devenu le premier message je n’ai absolument pas pensé à la transmission de nos arbres. Je voulais simplement signifier qu’inéluctablement, avec les décennies de culture et de soins aux arbres, l’idée de la Mort (M majuscule) devient de plus en plus familière.