Prunus Mahaleb "The Rock"

Ces craquelures (perpendiculaire au fil du bois) sont d'ailleurs présentées comme le graal absolu dans le bouquin sur les bois morts de F. Jeker.

 

Perso je nettoie ces craquelures avec mes brosses plastiques les plus souples, voire même au pinceau, pour les préserver au maximum.

+1 avec Clem et Jox sur les craquelures perpendiculaires au fil du bois, c'est le stade le plus avancé de la patine du bois, c'est plutôt joli. mais du coup, il serait peut être temps de le fixer au liquide à jin pur, ou deadwood (mais je n'ai jamais utilisé ce dernier), car à priori le stade d'après c'est la dégradation totale.

Je vais dans le sens de tout ce qui a été dit ci-dessus sur les craquelures sur le bois mort.

Comme Manumidam, je suis peu interventionniste dans ce domaine.

De toute manière il me semble que le bois mort, infesté ou pas , n'est pas la priorité pour ce specimen prometteur. S'il n'y a pas de bestioles, tant mieux. S'il y en a  le risque n'est pas vital pour l'arbre. Il faudra juste observer le bois mort de très près dans les deux années à venir. S'il s'avérait que de petites poudres apparaissent à la base du tronc, ou qu'en tendant l'oreille on entende des "scritch scritch" caractéristiques, alors on pourrait éventuellement sortir la seringue. Mais là, l'arbre est chez toi depuis peu et il est donc prématuré de s'occuper des prédateurs du bois mort.

J'ai souvent regretté d'avoir eu recours au liquide à jin par paranoïa . Sur un de mes pruneliers je suis même allé à repasser la brosse métallique rotative pour supprimer l'apparence blanche du bois.

 

La priorité est de faire pousser, tailler, orienter les branches vivantes (maigrichonnes) pour obtenir des masses de végétation bien vivantes. Et au bout de 3 ou 4 ans cela donnera une idée de la quantité de bois mort  à supprimer éventuellement pour trouver un équilibre vivant/mort qui soit harmonieux.

En conclusion

- J'observerais de près la supposée activité dans le bois mort pendant les 2 ans à venir. S'il ne se passe rien je n'y touche pas

- Je me concentrerais dès le printemps prochain sur le développement du vivant

Merci Manu pour ton retour. Impressionnant. Tu ne traites pas tes arbres ? Tu veux dire par là que tu ne fais pas de traitements préventifs et hasardeux comme je viens de le faire,  ou tu ne traites pas du tout, même en cas de problèmes ? Grâce à une culture au top, ou plutôt "l'arbre se débrouille" ? N'y vois s'il te plais aucune forme d'ironie, ça m'intéresse vraiment d'en savoir plus.

 

je ne traite jamais en préventif et ne traite pas avec des pesticides ou fongicides "chimiques".

 

si je constate un problème je cherche éventuellement une solution qui me semble bio:

  • savon noir (pour les pucerons, essentiellement des pucerons noirs sur les pin => résultat garanti).
  • savon noir/huile/piment (pour la cochenille sur les junips japonais: itoigawa/hokkaido. les autres ne sont pas touchés => pas très efficace, ça contrôle le problème mais ne l'élimine pas).
  • bacillus (pour la pyrale).
  • éventuellement une décoction d'ail pour des petits problèmes fongiques.

 

du coup il m'est arrivé de perdre quelques arbres mais au final j'ai très peu de problèmes (mis à part cette cochenille sur les junips dont je n'arrive pas à me débarrasser).

 

 

 

par contre pour la préservation des bois morts j'utilise:

  • liquide à jin
  • natural deadwood preserver

le deadwood preserver permet-il de conserver la couleur/texture naturelle du bois mort, sans avoir un effet brillant ou artificiel ?

oui, après application le bois est plus foncé et un peu satiné mais ça s'estompe très vite.

 

un bois mort de charme fraichement traité en février.

le même fin avril.

 

pour en revenir aux traitements:

cette année j'ai eu des pucerons verts sur un lulu.

le savon noir n'a été d'aucune efficacité et j'ai décidé d'effeuiller complètement l'arbre en urgence pour m'en débarrasser...

l'arbre à bien souffert, du coup cette année il est possible que j'utilise du pyrèthre (si c'est toujours autorisé).

si c'est le cas j'essaierai de traiter aussi la cochenille des junips.

Y disent que la couleur et les textures sont préservées par de deadwood preserver, sans brillant.

Mais je n'en ai pas (encore) commandé. En effet, il y a point qui reste obscur avec ce produit :

Est ce qu'il étanchéifie la surface du bois ?

Si c'était le cas je m'en abstiendrais. Si le bois est étanche alors il y a des risques non négligeables de putréfaction sous la couche protectrice. Le remède est alors pire que le mal.

On ne dit nulle part si le produit polymérise ou pas. Ils veulent garder jalousement le secret de la composition, et du mécanisme de défense ce qui ne me semble pas très futé.

Plutôt que de nous dire à longueur de pages que ça marche j'aimerais qu'on m'explique quel produit constituant fait quoi. Bref , qu'on en appelle à mon entendement plutôt qu'à une confiance fondée sur un "ça marche"

non il n'étanchéifie pas la surface du bois.

 

c'est d’ailleurs clairement dit sur le site de graham potter.

 

Natural deadwood preserver is a complex product designed primarily for use with broad leaved species used for bonsai. It’s unique formulation penetrates deep into the wood killing fungi and bacteria as well as nourishing the wood with natural oils, resins and acids. Best of all once dry it imparts no colour and so the wood ends up looking perfectly natural. The product also allows the wood to breath naturally and so ensures moisture is not trapped deep inside the wood.

 

source.

Donc si j'essaye de me faire une petite synthèse, je comptes bien traiter l'intérieur du bois mort, trous, etc.. a voir si liquide à jin ou xylophène. Pour l'extérieur, je sais pas trop, peut être la partie craquelée, car je ne risque pas de faire mieux que la nature de toutes façons. Le reste je sais pas trop. Peut être un coup de liquide à jin en pulvé, mais 10% ça fait un peu peur.

Merci Manu pour les infos sur ta façon de procéder, et sur le dead wood.

Bonsaiphil, si tu commandes, je viendrais peut être t'en piquer un ch'ti flacon, histoire de tester  :spb95:

merci Manu pour les précisions sur le deadwood preserver.. à tester ^^

 

je pense qu'on pourrait sans danger mettre une solution de liquide à jin encore plus concentrée sur nos arbres l'hiver mais même à 5% - 10% ça bouche de temps en temps mon petit vaporisateur (je dois augmenter régulièrement le débit sous forme de jet pour sortir les précipités ou autres trucs qui bouchent). Tony Tickle conseille le dosage à 10% pour les arbres atteints sévèrement d'une maladie fongique (curatif). J'ai mis ce mélange à 10% sur le tronc et les feuilles de mes palmatum y'a quelques semaines, pour voir si les feuilles allaient être abimées (cramées) et rien de spécial ne s'est passé, ça couvre juste l'arbre d'une teinte blanchâtre de la même façon que le ferait du mancozèbe+cuivre ou de la bouillie bordellaise (en bleu pour la classique mais ça colore en blanc quand même pour la BB incolore).

Sur ce lien, il est indiqué que d'augmenter la concentration n'améliore pas l'efficacité du souffre :

https://www.cannaweed.com/forums/topic/76979-r%C3%A9soluprobleme-de-oidium/

 

 

""Le soufre, produit de base, employé depuis très longtemps contre l'oïdium (vers 1850 sur la vigne), donne toujours de bons résultats en lutte préventive (fin d'automne et début du printemps) ou semi-curative. Il est autorisé en agriculture biologique et peut être employé très près de la récolte car il est totalement biodégradable. Ses actions secondaires sont aussi intéressantes sur un certain nombre d'autres champignons et d'insectes ou d'acariens.

 

Il agit par vapeur (on dit qu'il se sublime). En revanche, il peut être agressif par temps calme et chaud, sur les plantes, s'il a été mal réparti ou trop concentré. Il est conseillé de l’appliquer par des températures comprises entre 10 et 20°C et de préférence hors soleil (comme tout traitement à pulvériser sur les feuilles), le soir par exemple, pour éviter les brûlures du feuillage. Généralement appliqué en pulvérisation, il forme un dépôt blanc sur les feuilles. Pour un arbre en pot, on peut mettre un petit récipient avec une solution de soufre au pied de l'arbre et les vapeurs de soufre empêchent le développement de l'oïdium.

 

Le soufre s'achète sous forme de « poudre à mouiller » que l'on dilue donc dans l'eau selon les doses indiquées sur l'emballage ; les augmenter n'améliore pas l'efficacité du traitement.

 

En l'absence de traitement préventif, lorsque la maladie se déclare, il convient de traiter dès l'apparition des premiers symptômes. L'efficacité baisse très fortement au-delà de 10 à 15 % de surface atteinte.

 

À savoir que chaque traitement affecte plus ou moins l'environnement proche (sol, insectes, oiseaux...) il est nécessaire de respecter strictement les dosages. Un début d'épidémie peut être ralenti ou stoppé grâce à la bouillie bordelaise, nettement moins toxique que le souffre à grande dose. ""

 

 

pour info, sur le lien plus haut, d'autres produits sont efficaces contre les attaques fongiques :

 

- le bicarbonate de soude :

La pulvérisation de bicarbonate de soude est assez efficace. Son pH basique empêche les spores de champignon de germer. Dissoudre 5 g (1 cuillère à café) de bicarbonate de soude par litre d’eau et ajouter 1 cuillère à café de savon de Marseille liquide.

Pulvériser cette solution sous et sur les feuilles et renouveler après toute grosse pluie.

 

- l'eau de javel :

Action préventive ou curative. En pulvérisation en début d'hiver pour prévenir. 25 ml d'eau de javel pour deux litres d'eau, même dilution en curatif mais éviter le soleil. Le résultat est garanti même avec une forte infection. Avantages : le coût, le peu d'impact environnemental — le chlore se détruit très rapidement —, pas de taches et désinfection du sol en prime. C'est un moyen radical de soin pour les rosiers sensibles à ce champignon.

 

En solution plus concentrée, ce procédé est également particulièrement efficace pour l'« encre des arbres » des noyers notamment. La guérison et la cicatrisation interviennent rapidement même chez les très vieux spécimens.

cette année j'ai eu des pucerons verts sur un lulu.

le savon noir n’a été d’aucune efficacité et j’ai décidé d’effeuiller complètement l’arbre en urgence pour m’en débarrasser…

l’arbre à bien souffert, du coup cette année il est possible que j’utilise du pyrèthre (si c’est toujours autorisé).

si c’est le cas j’essaierai de traiter aussi la cochenille des junips.

On trouve de la nicotine dosée à 20mg/ml dans tous les magasins de cigarettes électroniques.

Ca peut être aider ? Pour le dosage il faudrait faire des essais.

J'ai acheté du Natural Deadwood Preserver et son odeur m'a foutrement rappelé celle du goudron de pin dit de Norvège, un excellent produit de protection du bois et interdit pour cette raison dans la communauté européenne....sauf dans les pays scandinaves qui l'utilisent depuis des siècles pour protéger les bois extérieurs: bardages, bardeaux de toiture, clôtures, portes, fenêtres, coques de bateaux, etc... Exception culturelle qu'on appelle ça.

 

Donc y'a du goudron de pin dans le Natural Deadwood Preserver fourgué par les Angliches, mais pas que.

 

Me rappelle les pêchous à côté de chez moi, à Larmor-Plage (56), qui traitaient les coques de prame et les casiers au goudron de pin. Ça sentait fort dans le patelin. Quand j'avais 12 ou 13 ans, j'ai même calfaté les bordés de vieilles coques en bois avec des cordons d'étoupe et du goudron de pin pour assurer l'étanchéité.

 

Un produit génial en somme et interdit parce que naturel et inoffensif pour l'environnement et qui voudrait investir 100 à 150 000 pépètes pour faire homologuer un tel produit? Du coup on continue d'appliquer sur les bois extérieurs, des lazures et des peintures issues de la pétrochimie, comme dabe. Youpi pour la préservation de l'environnement.

 

Bon, reste que ce produit est quand même vendu dans des magasins (Point Vert par exemple) pour la protection et le traitement des sabots des chevaux et pour attirer le sanglier, une vraie buse qui se prend une bastos dans la foulée.

 

J'avais traité mes étagères à bonsaï avec un mélange d'huile de lin, de térébenthine et de goudron de pin, le tout chauffé. Mais le produit n'était pas facile à étaler même si la durabilité de ce traitement est manifeste. Au bout de 3 ans sous les pluies normandes ça n'a pas bougé d'un poil.

 

Brèfle, je me suis concocté mon deadwood preserver perso en diluant du goudron de pin dans de l'alcool ménager et pour l'instant ça fonctionne pas trop mal sur le bois mort d'un mahaleb et d'un érable champêtre. Le bois absorbe rapidement le produit. Faut juste que je trouve la bonne formule et la bonne concentration, peut-être en ajoutant un autre ingrédient naturel.

 

Pis après je vous revendrai mon deadwood preserver perso à vil prix :newsm_8: par bidon de 300 litres

Tu es sûr que c’est interdit ? Pourtant on en trouve partout sous la marque Solabiol par exemple :

« Le Gourdon de Pin (dit de Norvège) Solabiol est un enduit naturel qui favorise la cicatrisation et la protection des plaies de tailles ou accidentelles. Il permet d’éviter l’attaque de certaines formes parasitaires (chancres, champignons…) sur les arbres, les arbustes et la vigne. »

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goudron-de-pin-dit-de-norvege-600g.jpg

Apparemment c’est ce qu’il y a de mieux pour les bois morts enterrés.

Pelton en fait aussi

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Question fluidité Solabiol propose un vaporisateur qu'ils appellent tous "Spray"

 

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SOGOUDA200_new.png

 

Néanmoins dans ce dernier cas son efficacité est donnée pour 6 mois. On ne sait rien de la couleur

J'ai acheté du Natural Deadwood Preserver et son odeur m'a foutrement rappelé celle du goudron de pin dit de Norvège, un excellent produit de protection don de 300 litres

que veux tu dire exactement par "foutrement" ??  :-)

Pour la dilution j'ai lu qlqpart qu'on peut diluer à l'huile de lin, et donc la térébenthine doit aussi convenir comme solvant

 

Quelle est l'aspect du goudron de pin d'origine, celle que tu connais. Noir ? Brun foncé ? Juste pour avoir une idée de la dilution à opérer pour que ça devienne imperceptible

Le goudron de pin est en vente certes, mais allez traiter une maison en ossature bois avec. C'est pas gagné. Il faut quelques dizaines de litres.

 

Il est possible que les produits biosourcés gagnent du terrain. Il y'a 3 ans quand j'ai voulu traité mes étagères, il n'y avait quasiment que des produits de goudron de pin hors CE ou uniquement dédiés au cheval et à la chasse.

 

@bonsaiphil, j'aurai dû écrire fichtrement ou sacrément qui traduisent aussi une certaine intensité :newsm_4: Le goudron est brun foncé presque noir et sacrément pâteux. Après avoir utilisé la térébenthine et le white spirit, il se dilue beaucoup mieux dans l'alcool, sans être obligé de le chauffer. Par ailleurs l'odeur est très forte et les merles ont évité mes étagères pendant quelques semaines.

On en trouve en bidons de 5L sur atazon.

Au jardin, il aide à cicatriser les plaies de taille des arbres et permet de les protèger.Pour le cheval et l’âne, il sert à l’entretien du sabot en évitant le pourrissement. En milieu humide, il remplace les peintures de protection du bois notamment en Scandinavie.Dans la marine traditionnelle et la batellerie, il sert à étancher les coques en bois.Pour la pêche sportive en incorporant quelques gouttes à l’amorce, il attire des poissons comme la tanche par exemple.A la chasse c’est un excellent attractif pour les sangliers.Comme antiseptique, il favorise la cicatrisation des coussinets de chiens par pulvérisation.

Merci grâce à vous ce sujet est devenu une super mine d'infos. Intéressant cette histoire de goudron, d'autant plus que pour ce qui est dessous le substrat, même si l'aspect change un peu, c'est pas bien grave. Mais pour ce qui est de l'utiliser dans le substrat, se pose la question de la phytotoxicité pour les racines. Gwinru, tu l'a déjà appliqué sur des parties sous-terraines ?

Pour cicatriser des plaies de grosses racines coupées, ce que je ne fais jamais, le mieux à mon avis c'est le mastic japonais en tube. Une très mince couche sur le cambium suffit et il sèche vite, plus vite que le goudron qui reste pâteux. Je ne pense pas qu'il soit toxique pour les racines, vu la très faible quantité utilisée

Je sors à l'instant de chez botanic : je voulais en savoir plus sur le goudron de pin de Norvège : couleur et cette odeur foutrement caractéristique.

J'ai trouvé en haut d'un rayon la bombe aérosol présentée ici.

Personne en vue, cela se présentait sous les meilleurs auspices.

J'ai déclipsé le couvercle, et j'ai dirigé la buse vers le replat de l'étagère en face de moi. Pfouitch !!

 

Le jus est foutrement vite part et a fait une petite tache de 5cm sur 3cm

C'est vraiment noir. J'ai immédiatement pensé au jus nauséabond qui peu s'extraire au nettoyage d'une pipe de basse qualité .

 

Puis seconde étape l'odeur. Toujours personne dans le coin. J'approche mon blair de l'étagère.

Cette fois-ci : pas de doute. J'avais l'impression de renifler un jambon fumé. Pas vraiment désagréable. Ça y ressemblait comme deux tranches de jambon celui qu'on appelle ici "jambon de la Forêt Noire". J'avais vraiment l'impression d'ouvrir la chambre à fumer le lard de feu mon grand père.

Bon je préfère le jambon séché à l'italienne

 

Conclusion : pour moi, le produit en bombe ne peux pas être utilisé tel quel, non pas à cause de l'odeur mais pour sa couleur.

Oui plutôt jambon fumé!

perso ça me fait pas vraiment penser au goudron de norvège le dead wood. Plutot à un genre de terpen.