suite à la proposition de LeeOw et de Bonsaiphil je crée ce sujet que j’ai commencé à développer dans le sujet « un prunelier inouï mais un défi à relever ».
En 2 ans j’ai perdu 3 sujets suite à un léger manque d’eau. Alors que dans la nature j’en vois dans des pelouses calcaires très sèches qui ne semblent pas en soufrir.
C’est parce que dans la nature, ils ont certainement des racines qui vont chercher l’eau en profondeur, il y a beaucoup de feuillus qui vivent dans des régions assez arides qui demandent beaucoup d’arrosage en pot.
Tout d’abord, comment peux-tu affirmer que tes pruneliers sont mort d’un léger manque d’eau ?
Léger comment ?
Pour finir, et sans vouloir stigmatiser quiconque, si des pruneliers ou autres variétés d’arbres sont morts de sécheresse, ce n’est pas de leur faute mais plutôt celle de l’arroseur, c’est facile à corriger et ça ne mérite sans doute pas un sujet
J’ai quelques pruneliers issues de prélèvement (pas facile car dans mon jardin les troncs qui sortent de terre font parti d’un ensemble en réseau et souvent il y a juste un gros tube qui passe sous le tronc au lieu d’avoir plein de racines) plus une douzaine de semis depuis 3-5 ans. Ils sont dans un mix pouzzo/pomice très drainant en panier aquatique et poussent bien. Il m’arrive de bouger les petits a l’ombre en été et j’en ai perdu quelques uns par manque d’arrosage mais c’était plus ma faute qu’autre chose. Je ne suis pas sur d’avoir de sensibilité particulière a noter?
je suis d’accord que cela ne mérite pas un sujet à soi tout seul , mais je m’y suis résolu à la demande de certains membres qui me l’ont proposé. Je referme donc ce sujet
Pas d’accord du tout.
Les sujets sur le Prunellier sont assez rares pour ne pas les jeter aux orties à la première occasion.
Cette essence est une exclente alternative autochtone au Prunus Mume. Elle mérite la plus grande attention.
Quand on voit les sujets ouverts pour un pet de travers sur les érables palmés, je trouve que parler du Prunus spinosa est un vrai bol d’air frais.
Ceci dit, @Leclercq , si tes Pruneliers semblent passer l’arme à gauche, ce n’est sans doute pas un petit oubli d’arrosage qui est en cause. L’espèce prospère sur des terrains calcaire assez secs. Je pense qu’il faudrait plutôt chercher du côté des racines qui ont pu être sauvegardées lors du prélèvement.
J’aime aussi beaucoup cette espèce: jolie floraison qui marque la fin de la saison froide chez moi en Bretagne, germination facile, se ligature très bien, répond bien a la taille de structure, belle écorce noire et petites feuilles, super chouette!
En terme d’exposition chez moi je les mets plutôt du cote des érables (soleil du matin) mais avec le même substrat que les oliviers (très drainant). Je manque encore un peu de recul la dessus.
Je reprends donc le fil
J’apprécie aussi beaucoup cette essence : abondance dans les friches et possibilités de prélèvements faciles, bonne reprise, pas de maladie sérieuse, facilité de marcotage, disparition des épines avec les tailles, en plus de ce que dit Vinc686.
J’en ai conservé pendant des années mais un jour ou l’autre ils ont se sont fanés, perdus leurs feuilles et pas de repousse et je reste persuadé que c’est un manque passager d’eau lors de mes absences.
Ah je veux bien vos retours d’expérience sur le marcottage car chez moi les pruneliers vivent en bosquet qui forment un réseau de racine sous terre et qui rendent le prélèvement difficile car souvent sous un tronc il y a juste une grosse racine parallèle au sol et quasi rien d’autre. J’ai tendance a voir chaque bosquet comme un arbre unique multi-tronc. Si je pouvais former des branches par ligature puis taille et revenir marcotter la base quelques années plus tard ca serait intéressant, mais je n’ai pas encore essayé vu que j’étais parti sur des semis.
Ce n’est pas un cas particulier qui est propre à ta région. Le drageonnement à partir d’un ou plusieurs arbre(s) mère est la manière la plus courante observée pour la colonisation d’un site. Cette configuration rend le prélèvement quasi impossible, du moins pour moi.
Notons au passage que, même en pot, l’arbre se livre spontanément à cet exercice de propagation. Mais lors des rempotages successifs, il est possible de maitriser ce travers.
Pour ma part j’ai prélevé mes pruneliers dans des éboulis calcaires. C’est là qu’on trouve les spécimens avec cette écorce noir de jais grumeleuse à la façon de la truffe
Mais dans ce cas figure, la difficulté réside habituellement dans l’absence de racines proches de la surface. Mes prunelliers proviennent d’une telle zone. J’ai été obligé de marcotter sur place 3 fois sur 4. Il s’agit donc de marcottes souterraines.
Je décris ces opérations dans les sujets consacrés à certains de mes pruneliers.
voir par exemple ici ce message et suivants
