Pouzzolane, intérêt et utilisations

Bonjour à tous

Quel intérêt peut-il y avoir a intégrer de la pouzzolane à nos subsrats ?

De quelles manières l’employez vous ?

La granulométrie de celle-ci est fine et semble intéressante

Merci !

Vaste débat le substrat ^^)…..

Je n’utilise qu’un mélange à 80% pouzzo / 20% Akadama à la base.

Je réutilise mon substrat, donc l’Akadama a tendance a disparaitre, je compense avec de la fibre de coco et mes arbres vont bien.

Merci Olic888 , Ah oui 80% ! Peux tu nous dire pour quels genres d’arbres ?

Tous, je ne me prends pas trop la tête avec le substrat, à tord ou à raison, j’avoues de pas m’être penché sur la question. J’ajoute un peu plus de fibre aux petits pots par contre.

Ma culture est :

  • substrat unique avec plus de rétention pour les petits pots
  • engraissage organique une fois par mois, chimique toutes les semaines en début de pousse
  • arrosage régulier

Voila grosso modo mon programme.

Ceci n’engage que moi bien sur!!!

Comme @olic888 , pas de prise de tête avec les substrats.

J’ai utilisé pouzzo+tourbe sur tous les arbres.

Puis j’ai eu accès à de la pumice en vrac chez un marchand de granulats. Tellement moins cher que celle vendue par les professionnels du bonsaï! J’en avais chargé 5 poubelles dans l’utilitaire et maintenant je vis dessus.

Je l’utilise pareil, coupée avec un bon 1/3 de retenteur (tourne blonde ou bon terreau). Faut que je teste la fibre de coco aussi.

Le seul intérêt que jeu vois c’est que c’est moins lourd (ça se sent bien quand tu cultives en grand contenant de plus de 20 litres!)

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+1 la pouzzo est plus lourde que la pumice ou le kiryu donc, même si elle draine mieux, je ne l’utilise plus. Mais ça reste un substrat intéressant et réutilisable vu sa dureté.

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Autre intérêt de la pouzzolane, je l’utilise pour poser les huitres avant de les passer au four dans mes recettes d’huitres chaudes :face_with_hand_over_mouth:

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Pour info, pour ses conifères, Ryan Neil utilise 1/3 pouzzo, 1/3 pumice et 1/3 akadama. Ryan a expliqué qu’il essaie d’éviter au max d’importer des substrats japonais, donc la pouzzo remplace le kiryu en qcq sorte, mais il dit qu’il ne peut se passer de l’akadama.

Je ne sais pas ce qu’il utilise pour ses feuillus, c’est p’tet le même mélange je ne sais pas.

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J’ai commencé avec l’akadama car c’est ce qu’ils m’avaient conseillé au club pour débuter. Je n’ai jamais réussi à apprivoiser pur ce substrat (trop rétenteur et asphyxiant pour moi).

Je suis passé après à 100% pouzzo, et là j’ai vite trouvé un équilibre très satisfaisant. Pourtant ils ne l’utulisaient pas, estimant que ça abîme les radicelles au rempotage (un mythe selon moi) et que la capacité de rétention des nutriments est trop faible.

Enfin j’ai testé d’y adjoindre de la pumice et le mélange marche bien également.

Je mets de l’engrais organique en solide qui en se décomposant, permet d’avoir un substrat plus rétenteur et plus stable qu’un mélange 100% minéral.

De même au rempotage je réutilise l’ancien mélange et le nettoie très sommairement, contrairement à ce qui est souvent préconisé. Il conserve ainsi son fonctionnement organique, qui, dans mon habitude de culture, me convient très bien.

Comme dit très régulièrement, chacun tâtonne avant de trouver sa méthode.

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Je n’ai jamais trop saisi le fait que la pouzzolane ai cette réputation d’endommager les radicelles lors des rempotages, pour moi une torture inutile de l’esprit, quand on rempote qu’elle est la proportion radicelles éliminées dans un autre substrat ? Beaucoup moins ou tout autant ? Je ne crois pas que l’ensemble des racines fines ou radicelles fines qui ont traversé un grain de pouzzo et qui sont supprimées à l’issue du rempotage sont préjudiciables. Pourquoi conseille-t-on de ne pas donner de l’engrais à un arbre fraîchement rempoté? Peut être par ce que celui ci s’est vu amputé d’une très grande partie de sa capacité d’absorption lors de l’opération. L’arbre refera très vite les racines les plus fragiles qui ont été supprimées sous l’effet du traumatisme mécanique du rempotage doivent se reconstruire. Je sais que de mon côté je ne me fait aucun état d’âme sur les rempotages, hormis sur le pin qui pour moi est une des espèces les plus délicates surtout post rempotage.

Est que la pouzzolane achetée en jardinerie est française ? ça me plairait assez d’utiliser un produit provenant des volcans d’Auvergne par exemple ! :france:

Parce que rien n’a la peau plus dure que les idées fausses. Même chose pour le P et K supplémentaire en automne, où comme tu le dis, la réputation de casseuse de radicelles de la pouzzo.

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Elle est certainement française.

Il y a des carrières de pouzzolane en Auvergne, et dans le sud, à Saint Thibéry dans l’Hérault, par exemple.

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Pour utilisé du kiryu, akadama et pumice, je vous que l’akadama est plus retenteur que les deux autres, c’est peut être pour ça.

Je ne sais pas où Ryan Neil vit exactement mais l’akadama doit lui assurer une retenue d’eau tout en restant drainant.

J’habite dans une région humide, je m’aperçois que mes arbres avec de l’akadama sèche moins vite (par temps humide) et ceux contenant de la pumice ou du kiryu plus rapidement. J’avoue que je vais baisser mes pourcentages en akadama dorénavant, pour la remplacer par de la pumice. Dans une région plus sèche l’akadama doit rester plus intéressant.

La pouzzolane et la pumice doivent aussi lui permettre de rempoter moins souvent, comme elles se délitent moins que l’akadama.

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Ça dépend comment tu rempotes, si tu ne fais que démêler les fines radicelles, ça ne change rien, mais si tu va vraiment travailler jusqu’au cœur de la motte ça abime vraiment. En fait il y a des grains entre les racines, entre deux rempotages les racines grossissent et coincent ces grains, vu que ce n’est pas du tout friable, quand on essaye d’enlever tout l’ancien substrat, c’est l’écorce de la racine qui saute. Avec de l’akadama ou même de la pumice, le grain casse avant que l’écorce ne soit abimée.

En fait le problème n’est pas du tout sur les radicelles mais sur les racines d’assez gros diamètre proches du nebari.

Donc de mon point de vue ce n’est pas un mythe, en plus, même sans parler du fait que ça abime les outils, c’est pénible car quand on coupe derrière le chignon, les ciseaux se bloquent sans cesse sur des grains alors qu’avec la pumice ça se fait nickel.

La question n’est pas de savoir si la pouzzo abîme les racines ou les radicelles plus que la pumice ou l’akama, la question est de savoir si les arbres reprennent moins bien après un rempotage suivant une culture dans la pouzzo ou pas. Personnellement, pour utiliser les deux, et sur une période de 25 ans, je suis vraiment incapable de voir la moindre différence : ça se passe toujours très bien. C’est pour cette raison que je considère cette réputation comme un mythe.

Je suis d’accord, par contre, avec le fait que la pouzzo est assez pénible avec les ciseaux que je n’utilise donc plus qu’en extrême phase terminale du rempotage, après avoir tout lavé au jet, y compris quand c’est un pin. À la place, j’utilise un truc comme ça couteau à désherber, que j’affûte très régulièrement et qui permet à la fois de peigner et de couper les racines.

Oui ce n’est pas systématiquement un problème, loin de là, mais ça peut créer une fragilité sur l’arbre, avec des problèmes racinaires qui peuvent se manifester bien après la reprise, donc difficile de faire le lien. Mais des plaies superflues au niveau des racines principale… je préfère éviter, au moins pour des arbres sensibles aux pourritures racinaires ou des arbres qui ont des canaux de sève très definis, type genévriers.

Après on peut conduire 25 ans sans jamais avoir mis sa ceinture de sécurité et que tout se soit toujours bien passé.

Franchement je n’ai jamais rencontré de problèmes sur les racines. avec ce substrat. J’effectue le démélage avec précaution en utilisant des baguettes en bois tout en rinçant abondamment la motte.

Les racines ressortant nickel.

Pour les outils en revanche, il faut être attentif car un grain isolé peut en effet abîmer le fil.

Mais rien de comparable avec ce qui était asséné sur les conséquences pour la santé du végétal.

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bonjour

j’ai abandonné l’akadama trop rétenteur pour nos climat (Lorraine) à mon avis et en fonction de mes (in)compétences . aujourd’hui j’utilise la pumice et la pouzzo 50/50 .

bon dimanche :snowman:

Plein de choses « peuvent ». Parmi elles, il y a celles dont on peut effectivement observer les conséquences, et les autres : les mythes.

C’est une comparaison dépourvue de toute pertinence : personne n’a entre 20 et 50 accidents par an, a fortiori sur 25 ans.