Après avoir perdu deux branches ces deux dernières années (voir ici), on aurait pu penser que cet arbre est faible et s'attendre à une pousse "normale" ou moyenne, au mieux.
Ce n'est pas le cas : il a fait - et continue de faire - une pousse exceptionnelle. Tant et si bien que la taille en vert à laquelle je procédais généralement entre mi-juillet et début aout, je l'ai faite début juin
Je ne connais pas cette espèce en bonsai. Mais naturellement le mélèze comme les pins à tendance à perdre les branches faibles : autoelagage. Est-ce que ce n’est simplement cela et est-ce-que repartir la vigueur ne peut pas limiter cela?
Il est beau c’est arbre ! Perso j’aurais tapais plus dedans sur le haut pour marquer plus les plateaux.Mais je sais pas si c’est la saison. Je trouve une trop grande différence entre le bas et le haut. Tu as certainement une réponse à nous donner.
J’ai perdu des branches basses sur le mien quand elles étaient sous une branche dense. Depuis je taille aussi à cette époque pour apporter de la lumière à toutes les branches.Le mélèze a une forte tendance apicale, la partie haute se densifie plus rapidement que le reste.Un collègue chevronné ne taille plus autant car il trouvait que année après année l’arbre s’affaiblissait.Il faut trouver un entre deux sans doute.
bien content que ces pertes de branches n'aient pas été annonciatrices d'une perte de vigueur ! Et tant mieux si tu n'a pas eu besoin de le passer en caisse.
Dernier rempotage de ce mélèze : 2021
Je repousse cette intervention tellement je trouve les racines du mélèze fragiles, sensibles, délicates. Chaque fois que je le rempote, il semble vraiment affaibli.
Et puis, après tout, pourquoi presser les choses ? il pousse vigoureusement cette année encore.
La preuve :
L’arbre en vue frontale le 5 juin 2024
MDR
Si après plus de 40 ans de culture, ce mélèze possède encore « un sacré potentiel » non exploité, c’est que le bonsaika qui s’en occupe est une vraie pomme !
Sacré @LeeOw
+1 il est bo cet arbre, il est posé, plus qu’a laisser murir, maturer, histoire de faire oublier la main de l’homme, laisser l’arbre sa nature et la nature s’exprimer.Beau boulot.
Le dernier rempotage de ce Larix kaempferi datait du printemps 2021. Il fallait s’y résoudre, son tour était venu.
J’ai toujours beaucoup d’appréhension à rempoter un mélèze. Les paquets de fines radicelles qui s’échappent avec le vieux substrat lors de l’opération me font peur.
Le système racinaire de cet arbre est problématique parce que très asymétrique. L’arbre à racines nues ne tient pas debout sans l’aide d’une cale en bois glissée sous la partie en déficit racinaire.
L’asymétrie de la motte remonte à une mauvaise gestion des racines dans les années 1980. Erreurs de débutant en manque d’information à une époque sans internet. Il est trop tard pour rattraper cette lacune.
Si bien que le nébari, s’il est certes puissant, reste très atypique pour ne pas dire dérangeant
Tu as sans doute raison.
Feuillus ou résineux, je pense que les pots non émaillés s’imposent toujours, car ce sont eux qui se font oublier le plus facilement.
Toujours est-il que je possède quelques pots émaillés datant de la période où j’étais encore réceptifs aux conseils prodigués par les tenants du bonsaï académique. Celui-ci en fait partie.
Il est vert (donc relativement discret) et il a une taille qui va bien à l’arbre. Alors je ne m’en prive pas.
Après chaque rempotage de ce mélèze, je serre les fesses.
Cette année ne fait pas exception.
Depuis un mois, les rosettes se déploient à la vitesse d’un escargot filmé au ralenti, alors que généralement cette étape est plutôt explosive pour les mélèzes. À l’évidence, il souffre de ce retrait quasi-obligé des fines radicelles lors du rempotage.
Ceci dit, elles poussent tout de même…
Les photos ci-dessous datent du 29 Avril, soit deux jours. Tous ceux qui possèdent des mélèzes pourront juger du retard.
Vues frontales
Effectivement, il repart tout doucement mais bon, il repart, c’est l’essentiel. Et il est magnifique !
Par contre, j’ai une petite question : je trouve que tu n’as pas beaucoup laissé de racines au rempotage, tu procèdes toujours de la sorte ?
Je n’ai pas posé cette question avant car je ne voulais pas te porter la poisse !!! ni t’angoisser plus que tu ne l’es déjà…
Ta réponse m’intéresse car je dois rempoter le mien l’année prochaine.
La réponse à ta question se trouve dans l’expression
Quand je retire l’ancien substrat, les fines racines sont tellement intriquées qu’inéluctablement, elles viennent avec le substrat usé.
Je ne sais pas faire autrement.
Évidemment, il en va plus ou moins de même avec beaucoup d’autres espèces. Mais ce n’est jamais dramatique
J’ai souvent présenté cette constatation sur ce forum, en club ou lors d’expos, mais les réponses sont trop évasives pour m’aider.
Merci pour ta réponse bonsaiphil.
Je serai très prudent lors du rempotage de mon mélèze, je ferai un petit retour en photo, si ça peut servir à tout le monde…