Hêtre

J'ai profité de la chute assez précoce des feuilles cette année pour faire quelques photos de l'arbre tout nu.

 

Le travail d'affinement va pouvoir débuter avec :

  -  ajustement de la disposition des branches par haubanage,

  -  éclaicissement et taille de petits rameaux mal placés ou alourdissant la silouhette,

  -  création de petits espaces vides asymétriques,

  -  nouveau dessin de la cime qui est, en l'état, trop aplatie

 

 

 

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Face avant

 

 

 

 

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Face arrière

 

 

 

 

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Face latérale droite

 

 

 

 

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Face latérale gauche

Il est vraiment très beau, cet arbre.

C'est vrai qu'une silhouette un poil plus conique serait le top.

Après l’interruption et la création du nouveau forum, le sujet se trouve amputé d’une grande partie de son historique.
Il nous faut relever les défis. Aussi, je reprends le fil de ce post avec quelques photos de l’année 2023.
Mille excuses car elles ne sont pas d’une grande qualité.
Elles permettent néanmoins de tracer l’avancée des travaux que j’ai programmé sur plusieurs années.
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         Avril 2023 - Début de la feuillaison

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         Après la taille de printemps

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         La frondaison supérieure.

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         La base du bonsaï et sa branche mordante.

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Cet automne et l’année prochaine, le travail sur la frondaison et la cime se poursuivra.
Au printemps prochain, l’arbre sera rempoté en ajustant son positionnement.

tu fais bien de remettre tes sujets à jour :wink:

oh que je te lui casserai bien la tète lourde arrondi s’il était dans ma collection !



Mais ça je t’en avais déja parlé sur l’ancienne plateforme Pb :wink: :sweat_smile:

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Je sais ton désir de voir la cime de cet arbre s’arrondir « doucement ». :wink:

Mais chaque chose en son temps.
L’arbre, dans la nature, évolue et se façonne lentement, sur des dizaines voire des centaines d’années.
Et les travaux que j’ai entrepris cette année vont durer car je m’adapte au rythme de l’arbre. C’est ma façon de travailler, par petites touches successives, saison après saison, année après année.
Globalement il s’agit :

  • d’aérer et d’alléger l’arbre,
  • de redessiner l’espace vide principal et secondaire,
  • de remodeler, de galber la cime par le jeu du positionnement des branches et de la ramification,
  • de créer des petits espaces vides asymétriques et multiples de la zone supérieure,

Le travail du temps fait son œuvre sur cet arbre, déposant lentement les stigmates de la vénérabilité.
L’arbre évolue vers un hêtre de moyenne montagne, au tronc rude et à la belle cime arrondie.
La pratique de l’art du bonsaï contribue à la quête de la beauté ; quête de vie et d’âme quand l’arbre semble me murmurer :
Ami, va, sans crainte ; un printemps reviendra.

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Merci d’avoir mis à jour ce sujet. Ce très bel arbre le mérite bien ! Plutôt que de vraiment alléger le haut, je pense que l’élargissement du bas de la canopée le mettrait encore plus en valeur.

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@LeeOw : merci pour ton petit like bien sympa !

@lanig : merci pour tes commentaires et merci aussi de m’inviter à préciser ma pensée.

L’arbre, au fur et à mesure des années, s’est visuellement assagit (@bonsaiphil l’avait justement noté en son temps). Cela correspond bien à l’objectif que je me suis fixé : faire évoluer l’arbre vers un hêtre de moyenne montagne, au climat rude mais non extrème, comme j’en au vu tant dans mon Jura d’adoption.

Mais l’arbre s’est aussi alourdit ce qui nécessite de l’aérer et de l’alléger par suppréssion de branchettes et de petits rameaux superflus.

Quant à la cime, elle s’est sournoisement applatie :innocent: et le travail consistera à la redessiner pour obtenir la belle cime arrondie que j’appelle de mes voeux. Pour y parvenir, un meilleur positionnement des branchettes et un travail sur la ramification.

La création de petits espaces vides, asymétriques et multiples dans la zone supérieure de la frondaison ajouteront (avec la cime arrondie) douceur et légèreté à ce bonsaï initialement très « viril ».

Enfin, la silouhette globale de l’arbre sera révisée. Cela passe par l’amélioration de la cime, le positionnement des branches, de petites tailles ici ou là, voire l’allongement, comme nous le suggère @lanig, de certaines branches de la canopée.

C’est tout ou partie du travail que j’ai débuté cette année et qui ce poursuivra sur une dizaine d’années.
Je sais la tâche difficile mais l’arbre m’y invite, silencieusement.

Bonjour @toto25 , comme demandé je me suis permis de restaurer les liens vers les images.

Amicalement,

Merci tout plein, Samuel
Good job !

Un petit zoom sur l’évolution de cet arbre.
Les forces sont bien réparties et il arbore une belle santé.
Le travail de restyling a débuté cette année par petites touches, au rythme de l’arbre.
J’ai effectué la taille en vert fin Mai.
Il fait toujours 90 cm et une misère pour mon dos.

Taille de structure à l’automne et rempotage l’année prochaine en corrigeant l’assise de l’arbre (un peu plus bas dans son pot).
Le gros du travail sera de restructurer la cime avec amélioration de la ramification fine et meilleure positionnement des rameaux.

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      Face arrière.

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      Face latérale droite.

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      Face avant.
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Un petit zoom après les travaux de fin d’automne :

  • épouillage de l’ensemble du feuillage,
  • suppression des gros bourgeons terminaux,
  • taille sur la structure pour, d’une part, agir sur la compacité et, d"autre part, pour retrouver un semblant de silhouette.

Les travaux à venir :

  • rempotage au printemps en repositionnant l’arbre dans son pot,
  • les soins habituels,
  • puis le gros du travail consistera à améliorer le compactage et agir sur la densification et la ramification fine. Du travail pour quelques années ! :farmer:
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19 Avril 2025.
Magie et vigueur printanière. (Un coucou amical à Kalima).

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L’arbre a été rempoté début Avril. J’en ai profité pour le repositionner avec bascule de 2-3 degrés sur sa droite et surtout baisse du nebari dans son pot.
Les travaux de restyling de la silhouette de l’arbre ont débuté cet hiver (taille de structure, compactage, création de petits espaces vides, reprise de la cime).
Ce travail de restyling est indispensable car l’arbre s’est beaucoup alourdi ces dernières années avec cime curieusement aplatie !
Plusieurs années seront nécessaires car je travaille par petites touches successives.
Pour l’heure, les rameaux nouveaux sont laissés libres de se développer. Ils seront taillés d’ici 4 à 5 semaines au moment où les feuilles passent au vert franc et durcissent.
Il sera temps l’année prochaine de travailler à l’amélioration de la ramification. Pour cela, j’utilise la technique dite du broutage de mouton.

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              Juin 2025                          Juin 2024

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Taille de structure cet hiver,
Rempotage en Avril,
Taille en vert début Juin. La branche mordante (branche basse à gauche) n’a pas été taillé pour un maximum de vigueur.
L’arbre est en bonne santé. L’année prochaine, et pour plusieurs années, débutera la phase de densification de la ramification (technique du broutage de mouton).
Gain espéré : ramification plus dense, compactage, restyling des rameaux, accessoirement feuilles plus petites.

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Les travaux de cette année :

     Le 06 Avril                     Le 15 Avril

Les feuilles se sont ouvertes et les rameaux se sont développés.
C’est le moment de mettre en œuvre la technique du broutage de mouton.
(L’arbre est en bonne forme et sans aucun pépin de santé la saison dernière)
Je commence par une taille en vert à 2 feuilles puis l’abroutage à proprement dit.

Pour cela, j’ai besoin d’une après-midi et si possible d’un brin de soleil.

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Ce hêtre a été rempoté en Avril 2025. Je suis étonné de ne voir aucune mousse, aucune plante adventice sur le substrat qui est comme neuf.
Comment cela se fait-il ?
Tu fais une différence entre la taille à deux feuilles et l’abroutage de chevreuil (je les préfère aux moutons). Pour moi, l’abroutage correspond justement à la réduction à deux feuilles. Qu’ai-je omis ?

J’ai tout simplement repris la surface du substrat ; les grains d’Akadama ayant explosé sous l’effet des gels répétés générant une sorte de bouillie argileuse en surface.

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Je reprends avec un peu plus de détails.

A la pousse du printemps, les rameaux du hêtre sont de deux sortes :

  • des rameaux longs, issus du bourgeon terminal et portant 5 à 7 feuilles écartées les unes des autres,
  • des rameaux courts, issus des bourgeons latéraux et portant un bouquet de feuilles.

Sur les bouquets de feuilles, je réalise l’abroutage (qui correspond en fait à la réduction d’environ 4/5ème de la feuille),
Sur les rameaux qui se sont allongés, je rabats à 2 feuilles puis réalise le geste d’abroutage.

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Merci Toto25 pour ces précisions sur ta méthode de taille :wink:
Bonne journée

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Je te remercie @toto25 pour ce point de détail intéressant.
Simplement une petite remarque : Chez moi, les bourgeons latéraux ne produisent pas systématiquement le bouquet de feuilles. Ils se développent parfois comme les bourgeons terminaux quoiqu’ avec une moindre vigueur. Au doigt mouillé, je dirais que 30% d’entre eux forment une pousse à la morphologie équivalente aux bourgeons terminaux.
Une variabilité entre le hêtre jurassien et le vosgien ? Ou une différence dans la culture ?
Ce n’est pas important, la technique peut alors s’appliquer à l’identique.
En revanche j’ai l’habitude de ne procéder à l’abroutage (la seconde étape) que pour les branches sommitales dans le but de laisser entrer la lumière au cœur de l’arbre.
Encore une fois : très bel arbre !

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Ha, les Vosges et le Jura ; mes deux régions de cœur.
L’une, les Vosges, mon pays natal ; l’autre, la Franche-Comté, mon pays d’adoption.

Mais rentrons encore un peu plus dans les détails :

                  Avant                             Et après l'abroutage.

Sur la photo de gauche, on distingue en 1 le bouquet de feuilles issu d’un bourgeon latéral.
En 2, le rameau qui s’est allongé issu du bourgeon terminal.

Le geste d’abroutage est simple de mise en œuvre :
Il suffit de pincer délicatement la base de la feuille entre pouce et index et de tirer sur la feuille avec l’autre main, tout aussi délicatement, pour « arracher » 80 à 90% de la feuille.

Sur la photo de droite, le résultat final :

  • sur le bouquet de feuilles (en 1) : geste d’abroutage,
  • sur le rameau allongé (en 2) : taille du rameau à 2 feuilles aux ciseaux puis geste d’abroutage.

Les bourgeons latéraux sont soumis à l’effet de l’hormone inhibitrice élaborée par le bourgeon terminal, raison pour laquelle ne se développe qu’un bouquet de feuilles.
Si le bourgeon latéral n’est plus sous contrôle de l’hormone inhibitrice (baisse du taux, suppression du bourgeon terminal), il peut émettre, lors de la pousse printanière, un rameau qui s’allonge.

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Je me permets de préciser que cette opération manuelle doit se faire impérativement quand les feuilles sont tendres, très vite après l’expression des bourgeons. Les chevreuils ne broutent que les pousses bien molles.

Ah oui ! bien sûr. J’ai oublié ce point important.
Or comme il m’arrive d’écarter les très gros bourgeons terminaux en janvier février, ceci explique cela.
Merci beaucoup pour l’illustration de ta pratique (qui est en gros la mienne aussi)

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