Expérience sur un pin sylvestre

Merci Cabou et Jox ! Dans l'immédiat, il va rester à l'endroit où il est actuellement (soleil le matin jusque 11h puis ombre) puisqu'il montre des petits signes de reprise... Je vais continuer à contrôler l'arrosage de près ( pour lanig : je préfère ne pas trop l'arroser et le mettre dans des conditions optimales car à ce stade, la moindre erreur ne pardonnera pas. Je ne dis pas que tu as tort mais avec mes conditions de culture, le climat de ma région, mon substrat, il donne des signes de reprise donc je continue dans cette voie...) et humidifier le feuillage tous les jours jusqu'à ce qu'il reprenne des forces.

Quant au rempotage, je ne l'ai pas fait à la bonne période mais quand je pouvais, c'est sûr que ça n'a pas aidé à une bonne reprise.

L'avantage de cette opération c'est que, maintenant, je sais jusqu'où je peux aller dans un rempotage de pin.... ;)

de rien , de rien . 

tu as raison : il faut tjs s'adapter à son climat , son substrat , etc..

ce qui marche chez l' un , ne marchera pas chez l' autre .

 

Fait qd mm attention :

 

 

L'avantage de cette opération c'est que, maintenant, je sais jusqu'où je peux aller dans un rempotage de pin.... 

 

n'établis pas de règles trop vite 

il donne des signes de reprise donc je continue dans cette voie...

 

Il y a quand même deux manières d'interpréter ce résultat :

- des soins adaptés lui ont permis de survivre alors que c'était pas gagné d'avance ;

- Des soins inadaptés (un manque d'eau et de soleil, par exemple) l'ont bloqué et ont fait qu'il commence seulement à bouger.

 

L'idée de restreindre l'eau à un arbre dont la capacité à en absorber a été réduite par la taille des racines me semble peu logique.

Oui lanig, je comprends ce que tu dis et c'est logique tu as raison. Mais mon arbre n'a jamais manqué d'eau, je lui donne juste ce qu'il faut, car à mon avis, lui donner des arrosages trop abondants aurait encore plus fragilisé les racines (le pin n'avait pas encore développé ses chandelles quand je l'ai rempoté et donc la "pompe" n'était pas amorcée).

Quant au soleil, oui, mais avec parcimonie car le mettre en plein soleil au moment où les racines ne fonctionnent pas correctement revenait à le condamner à se dessécher (surtout avec les chaleurs qu'on a eues ce printemps).

 

Ce que tu dis est vrai mais avec un rempotage fait au moment opportun quand les chandelles gonflent et que la sève circule. Là ce n'était pas le cas.

Je crois que c'est surtout la période du rempotage qui l'a bloqué. Plus, en tout cas, que le fait d'avoir supprimé la quasi totalité des pointes blanches.

La reprise se confirme, j'ai gratté un peu la surface du substrat et il y a de nouvelles radicelles (en nombre !  :spb106: ).

Du coup, je vais quand même le pincer à deux chandelles.

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vu le retard, j'aurais trop la trouille d'y toucher. Mais tu connais bien mieux les pins que moi.

Je suis curieux de savoir si le fait de sélectionner les pousses (si c'est bien ce que tu as en tête) va l'aider ou lui remettre un coup, tiens nous au courant.

Oui boots19, j'ai longuement hésité avant de sélectionner les chandelles mais je vais le faire. Le rempotage l'a retardé c'est sûr mais l'aération est maintenant optimale dans le substrat, la météo de ces prochains jours est idéale (soleil et chaleur), je l'engraisse bien depuis qu'il montre des signes de reprise donc je ne prends pas trop de risque.

Si la vigueur est au rdv et qu'il n'est pas trop tard en saison, j'envisage même de pincer les chandelles mais seulement si c'est possible sans mettre en jeu sa survie (les chandelles sont plus petites que l'année dernière mais plus nombreuses, je verrai comment il évolue au cours des prochaines semaines et agirai en fonction).

Je remets la suite du schéma282810

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Source Beaudoin de Lorgeril

Sur un pin rempoté cette année, je ne taillerai surtout pas les chandelles. Eventuellement une sélection pour n'en garder que 2 en bout de rameaux mais c'est tout. Pas de mekiri, pas de raccourcissement des chandelles non plus. Les aiguilles c'est le moteur de l'arbre et s'il a du mal à repartir, il va d'abord perdre ses vieilles aiguilles de 2 ans. L'auxine l'une des 2 hormones importantes est distribuée depuis les racines (Cf Bonsai Focus N° 40 je crois). Moins de racines, ou une activité racinaire perturbée, moins d'auxine, et donc des pousses moins vigoureuses.

Merci de ton intervention Gwinru, je vais tempérer et compléter mon message précédent :

J'ai deux projets en tête pour cet arbre et cette année, je vais laisser une branche tirante qui ne rentre dans aucun de ces deux projets. Sur cette branche tirante, je ne vais toucher à rien : garder toutes les chandelles et ne pas les réduire. Comme c'est la branche de cime actuelle, cette branche tirante a le plus de chandelles et ce sont les plus grosses, je vais utiliser cette branche pour redonner de la vigueur.

​Ensuite, je vais voir comment il évolue les prochaines semaines et si vraiment il montre une forme olympique, je réduirai (peut-être) certaines chandelles trop longues sur les autres branches.

Ma priorité est la survie de l'arbre.

Merci également à toi Bao, Beaudoin de Lorgeril est une référence en matière de culture de pins sylvestres.

Ca pousse, il reprend de la vigueur.

Tous les bourgeons présents en bouts de branches ont donné des chandelles (environ 70 sur la totalité de l'arbre). Les autres bourgeons, plus en amont sur les branches et donc plus faibles, n'ont pas évolué (bon à savoir quand j'envisagerai une mise en forme).

Je n'ai dû retirer qu'une dizaine de bourgeons pour n'en garder que deux en bouts de branches (hormis la cime que je n'ai pas touchée).

Il a perdu très peu de vieilles aiguilles, par contre les aiguilles de cette année sont beaucoup plus petites et je trouve que les chandelles sont plus longues à se développer, du coup, je pense que je vais suivre le conseil de Gwinru et ne plus y toucher cette année. 

 

 

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Il a repris du poil de la bête ! Les racines percent sous la caisse.

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Belle pousse :) Les vieilles aiguilles ne devraient pas tarder à tomber

De bon augure pour la suite des opérations :-)

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salut, pour Cabou, à propos des radicelles :

 

sur les pins, d'après ce que je vois dans les bouquins (Bonsai today) les Japonais rempotent en coupant les racines/radicelles (donc on ne voit plus de radicelles blanches qui dépassent, un peu comme sur la photo de Lanig) mais en laissant une motte. Pour ce pin peut-être que le rempotage à racines nues l'a un peu choqué

Salut,

 

Comme expliqué par Lanig plus haut, je crois que la période de rempotage est la raison du blocage de ce pin : en effet, j'ai rempoté ce pin avant que les chandelles ne commencent à s'allonger (en général, ce pin repart début avril, le rempotage a été effectué début mars), la pompe n'étant pas amorcée, il s'est bloqué pendant plusieurs mois. 

Lanig, lui, attend que les chandelles entrent en activité pour effectuer son rempotage, la sève a déjà commencé à circuler dans l'arbre, ce qui stimule la repousse racinaire.

Ma conclusion : c'est la pousse des chandelles qui active la pousse racinaire et non le contraire, qu'en pensez-vous ?

J'ai même l'impression qu'il en va de même pour les feuillus, ce qui est moins visible puisqu'ils sont moins chatouilleux des racines.

L'activité racinaire dépend de la T° chez le pin. Aux alentours de 10°. Effectivement il est dit à peu près partout qu'il faut attendre le démarrage de la pousse des bourgeons avant de rempoter. On peut même attendre fin avril mai, et l'allongement des chandelles, tout dépend des régions et de l'arbre. Chaque pin a un peu son propre timing pour démarrer. Tout dépend aussi de sa vigueur avant l'hiver. Un pin plus faible aura tendance à se bloquer

 

Mais je pense quand même que ce sont les racines qui, retrouvant une activité suffisante, permettent aux aiguilles d'entamer le processus de photosynthèse, tout en pompant l'eau et en apportant aux bourgeons, l'auxine et les hormones nécessaires au développement des bourgeons

Merci Gwinru. Tout ça est très complexe et mes cours de physiologie sont très loin. ;)

D'après ce que j'ai pu lire sur le net, l'auxine est synthétisée dans les bourgeons et agit à la fois sur le développement des bourgeons et le développement racinaire, en interaction avec d'autres molécules.

Les différents effets de l'auxine sur les tissus végétaux sont liés à sa concentration. Selon cette dernière, elle inhibe ou favorise la division cellulaire de certains tissus.

Par contre, c'est une autre hormone qui lève la dormance : la gibbérelline, synthétisée dans les apex racinaires et caulinaires, sa concentration augmente sous l'action du froid (phénomène de stratification).

Pour résumer, d'après ce que j'ai compris, le froid de l'hiver fait augmenter la concentration de gibbérelline dans les apex caulinaires et racinaires. Au printemps, avec le réchauffement et la concentration forte en gibbérelline, la dormance est levée. Les bourgeons produisent de l'auxine qui provoque le débourrement des bourgeons et le développement racinaire, la "pompe" se remet en route, la sève recommence à circuler.

Avis aux experts en physiologie végétale, vous confirmez ?

s'il y a bien un truc que je me rappel de mes cours de bio. C'est qu'une hormone n'agit jamais seule. C'est plutôt la proportion de l'une par rapport à l'autre qui induit des changements physiologiques dans la plante. Notamment au niveau des trois principales; auxine/cytokinine/gibbérelline. (les deux autres servant surtout à faire murir les fruits, et faire tomber les feuilles, respectivement éthylène et acide abscissique)