Edition spéciale Newsletter de la fédération française du bonsaï

Il faut bien reconnaître que le monde du Bonsai est essentiellement masculin d’où l’éternel concours de celui qui pisse le plus loin
Lorsque les femmes interviennent c’est plus intéressant :wink:

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En fait, je crois qu’il y a une certaine confusion chez certains entre « ne sont pas rares » et « sont aussi nombreuses ». Oui il y a davantage d’hommes que de femmes expertes en bonsaï, les hommes sont majoritaires ( peut être largement) . Mais les femmes ne sont pas rares pour autant. Il suffit d’ailleurs qu’il y ait 10 ou 20% des experts qui soient des femmes pour qu’elles ne soient pas rares.

C’est un peu comme les voitures rouges, il y a beaucoup plus de voiture qui ne sont pas rouges que de voitures rouges. Je ne serai pas capable de citer beaucoup de propriétaires de voitures rouges alors que je pourrais citer plein de propriétaires de voitures d’autres couleurs. Mais est-ce que les voitures rouges sont rares ? Bah non. Par contre les voitures à carreaux verts et roses… Ouais je pense que c’est rare.

Mon propos depuis le début était beaucoup plus simple.

Je trouvais la formule “l’une des rares femmes expertes en bonsaï au Japon” maladroite.

J’écrivais dès le départ : “Les femmes japonaises sont souvent moins mises en avant et plus discrètes que les hommes, ce qui fait qu’en Occident nous connaissons surtout quelques grands noms masculins. Mais cela ne signifie absolument pas qu’il y ait peu de femmes compétentes dans le monde du bonsaï. ”

D’ailleurs, Philippe Massard écrit :

"Au cours de mes 5 voyages au Japon, je dois reconnaître que je n’ai rencontré quasiment que des hommes dans le milieu du bonsaï (mais aussi une apprentie japonaise passionnée chez Kimura). C’est peut-être car ils aiment montrer leurs œuvres alors que les femmes sont plus discrètes… "

C’est bien ce que je dis depuis le début : le fait que nous connaissions surtout des hommes ne signifie pas que les femmes compétentes soient rares. Beaucoup sont plus discrètes ou moins mises en avant, cela fait partie de la culture japonaise.

Au fil de mes voyages, à mes frais soit dit en passant, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs dames qui avaient beaucoup à m’apprendre. Je n’en ai pas retenu tous les noms, mais j’ai retenu leur savoir, leur passion et leur gentillesse.

Au fond, je pense que nous parlons davantage de visibilité que de compétence.

J’ajoute enfin que, contrairement à ce que certains semblent croire, j’ai été membre de la FFB pendant plus de cinq ans.
Je pense donc pouvoir exprimer une opinion sur une formulation que je juge maladroite sans que cela soit interprété comme un quelconque « couplet anti-FFB ».
Je ne critique donc pas cette institution. Ce que je trouve regrettable, ce sont les propos tenus par son nouveau président puisqu’il s’agit de lui.
Une telle formule passerait sans doute inaperçue venant d’une personne lambda. Mais venant d’une personne supposée bien connaître le monde du bonsaï et représentant une fédération, je pense qu’on est en droit d’attendre davantage de précision dans les termes employés.

Michel Otto ancien membre de la fédé.

Nous sommes bien d’accord. C’est un serpent qui se mord la queue et c’est ce qui fait que la place des femmes n’évolue pratiquement pas.
C’est pas compliqué, pour être reconnu.e comme expert.e il faut être le propriétaire de son affaire (même s’il a un super apprenti, c’est pratiquement jamais ce dernier qui sera appelé pour une prestation extérieure, démo ou cours). Pour être propriétaire de son affaire, il faut soit en hériter (mais dans tous les cas que je connais, c’est le fils, aîné en général, qui en hérite). Mme Yamada en a hérité…mais c’est parce qu’elle était fille unique (et même dans ce cas, il arrive que ce soit le mari de la fille unique change de nom pour prendre celui de son épouse et ainsi reprendre l’affaire). L’autre possibilité, c’est d’être apprenti.e et ensuite de créer son affaire. Mais comme l’a dit P. Massard, les apprenties sont hyper rares, perso je n’en ai jamais vu. Donc il reste aux femmes, la possibilité d’être employée,« femme de », ou de créer une affaire dans un domaine annexe plus facile d’accès : kusamono, mini-bonsaï etc.

Quant au statut d’expert et à la compétence réelle, je suis d’accord avec toi. Dès qu’on a la possibilité de discuter en « off » avec des pros japonais, on apprend rapidement que la réputation en France et celle dans le milieu des pros japonais n’est pas forcément corrélée, du style « gars sorti de nulle part » ou « commercialement excellent mais techniquement…».

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Laisse tomber, @Toche , c’est de moi qu’il s’agit…

Juste la façon de me répondre, dans le sempiternel style « ceux qui font partie de la Fédé, et les autres », est tout à fait dans le ton de ce qui me fait surtout pas envie d’en faire partie, justement.