Au départ, la phrase discutée était :
« L’une des rares femmes expertes en bonsaï au Japon. »
J’ai pris soin de la rappeler à maintes reprises.
J’ai répondu que les femmes japonaises étaient souvent moins mises en avant et plus discrètes, ce qui ne signifiait absolument pas qu’il y avait peu de femmes compétentes.
Depuis, tu modifié constamment le sens.
« experte » est devenu "professionnelle du bonsaï sensu stricto ".
Puis il a fallu être connue du grand public.
Puis être recherchée expressément.
Puis ne plus être une employée de pépinière.
Puis ne plus être “la femme de”.
Enfin, les témoignages, les rencontres et les photos sont devenus du « photo-dropping ».
Pendant ce temps, la phrase d’origine n’a pas changé.
Je te la redonne une fois de plus pour que tu puisses la mémoriser une bonne fois pour toutes.
« L’une des rares femmes expertes en bonsaï au Japon. »
Je n’ai jamais prétendu dresser une liste exhaustive ni faire une étude sociologique. Je me suis contenté de partager ce que j’ai vu et les personnes que j’ai rencontrées au Japon.
Je laisse chacun apprécier.
Une petite réflexion me vient tout de même à l’esprit : à force de voir le sens de cette phrase évoluer au fil des réponses, je finis par me demander si la formulation d’origine n’est pas plus proche de certains qu’il n’y paraît.
Clem,
Pour être honnête, je trouve cette question concernant les pourcentages assez secondaire.
Je n’ai aucune idée du pourcentage de bonsaika femmes au Japon, et je doute que beaucoup de monde soit capable d’y répondre sérieusement.
Il faut aussi comprendre que le bonsaï au Japon n’est pas tout à fait ce que nous connaissons en Occident. Là-bas, il fait partie de la culture et se vit souvent dans le cadre familial. Dans de nombreuses pépinières, plusieurs générations travaillent ensemble. Les épouses, les enfants et parfois toute la famille participent à la culture, au travail des arbres et à leur entretien.
Certaines femmes acquièrent ainsi une expérience considérable. D’autres ont leur propre activité ou leurs propres spécialités.
Je me garderais bien, cependant, d’en tirer des statistiques ou des généralités.
Mon propos depuis le début est beaucoup plus simple : le fait que nous connaissions peu de noms en Occident ne signifie pas qu’il existe peu de femmes compétentes au Japon.
Je pense que nous parlons davantage de visibilité que de compétence.
Pour ma part, je ne suis pas revenu du Japon avec des statistiques. Je suis revenu avec des souvenirs, des rencontres, des enseignements et quelques photos. Et cela me suffit largement.