Doit-on continuer de fertiliser avec ces chaleurs?

Bonjour Marc,

Je t’ai répondu ici. :wink:

1 « J'aime »

Je crois que pour ce qui suit, on peut parler de consensus en bonsai sous nos lattitudes et nos espèces ( juste que selon les endroits, les pics chauds seront un peu plus forts et nombreux que pour d’autres ).

- le système aérien est quand même assez apte en encaisser des températures naturelles élevées. Le truc, c’est qu’en pot sur un étagère ou un sol nu, il peut y avoir bcp plus. On peut avoir 55°c au sol sur du sol naturel de caillasse avec 40°c dans l’air ( météo ). En toutes saisons, je fais un paillage avec un feutre de nappe d’irrigation, et avec 2 arrosages par jour actuelleement ça reste au minimum un poil humide juste avant arrosage, et ça ne dépasse pas la T° air ( bien mouillé, comme l’évaporation fait du « froid », c’est même 4 ou 5° de moins ).
Si le végétal aérien n’a aucun problème à 42°C air ( à condition d’avoir la flotte nécessaire ), c’est pas la même soupe avec 55°C au collet du plant, parcequ’il y a des dénaturation irréversibles de certaines protéines. Et akadama, pumice ou pouzzo, sol nu, ça chauffe fort.

Le système racinaire est bien plus problématique, car la nature ne l’a pâs conçu pour être effiace « hors sol », et la T° naturelle d’un sol plus profond qu’un bonsai, c’est plus frais que l’air. Pour nous, c’est la même tempé que l’air, voir pire ! Et là ça coince. Grosso modo, selon espèces, il y aura un optimum vers 28°, parfois 35° au grand max, mais au delà ça coince vraiment.Et en bonsai, on aura par gros cagnard un « sol » encore plus chaud que l’aérien.
Un pot de 5 cm de substrat granulaire, c’est clair que 1 arrosage / jour, ça suffit pas en pic chaleur.
Même sans stress thermique, un arrosage pas assez fréquent ( selon substrat ), un stress thermique va bloquer le système.
Si on un pain racinaire qui reste un peu « frais », et en absence de stress hydrique ( arrosage trés fréquents ), on sera donc à un moment ou la plante se goinfrera d’éléments nutritifs. Et c’est exactement ce qui se passe dans la nature ( avec un sol forcément « profond » et donc moins chaud ).

1 « J'aime »

En tout cas ce que je constate, c’est que quand on met de l’engrais, après le substrat sèche bien plus vite, donc quand il fait trop chaud, je préfère que l’arbre ait de l’eau plutôt que de l’engrais et… Pas d’eau.

1 « J'aime »

J’aurais eu tendance à faire la constatation inverse… là où il y a de l’engrais (en pellet pour ma part), le substrat en dessous ou à proximité immédiate sèche moins vite (une fois les pellets gorgés d’eau, et en arrosant abondamment)… :face_with_raised_eyebrow:

1 « J'aime »

Si tu en mets beaucoup ça paraît normal, une fois sec, il doit agir comme un paillage. Par contre avec l’engrais liquide c’est flagrant. Et du coup par forte chaleur, je ne suis pas convaincu de l’intérêt de l’engrais organique solide, je pense qu’il doit sécher un peu trop vite pour avoir le temps de se décomposer entre les arrosages.

Il y a toute la nuit ou il reste humide. C’est pas rien.

Ça se tient, si on arrose assez tard le soir, ça peut le faire. Par contre je me demande bien la part de bactéries qui peuvent mourir pendant la journée, c’est solide une bactérie (pour la plupart) mais je me demande si elles arrivent en grande partie à se mettre en pause ou si elles meurent.

Bien sur ce petit monde se met en pause, tout comme l’hiver. Perso je met un goutteur sur chaque sac. Je ne fais qu’un arrosage par jour. Et je te garantis que sous le sac c’est humide.

Si je comprends bien les gars, si l’engrais solide (en pellet par exemple) sèche complètement, il en devient inefficace ??

En principe, à chaque arrosage, l’eau penetre dans la boulette et entraine avec elle des elements nutritifs dans le sol.

J’utilise aussi un engrais orga en forme de pellet que j’étale a la surface du substrat.

Il met qq jours/semaine a se déliter totalement et a rentrer dans le substrat. Quand il sèche, il fait effectivement une espèce de croute en surface.

Dans ces cas là, je fais un arrosage en deux passes. La première permettant de réhydrater l’engrais. la seconde permettant de le faire rentrer un peu dans le substrat.

En principe la plupart des éléments nutritifs sont stockés dans de la matière organique qui n’est pas complètement décomposée. Pour finir de se décomposer et libérer progressivement les éléments nutritifs, l’engrais à besoin de certaines conditions de température et d’humidité pour que les bactéries et champignons puissent faire leur travail.

Avec de l’osmocote ou de l’engrais solide minéral, là oui, on arrose et l’engrais se diffuse.

1 « J'aime »

Je fait exactement comme toi, engrais pellet (Je viens de passer cet été à frayssinet orga 6 puis guanor12 à l’automne, j’étais au hiryo gold auparavant qui est génial mais trop cher à mon goût) que j’étale à la surface. Effectivement on se rend compte que ça croûte et sèche en surface. Par contre la plupart du temps j’arrose en une seule fois. Ta réflexion n’est pas bête du tout. Réhydratation au brumi puis arrosage, hum hum :face_with_monocle:

Pour les engrais organiques solides type Biogold on peut les faire dissoudre dans l’eau et arroser ensuite.

C’est ce que fais, un seau de 30 litres, quelques poignées de granulés et le lendemain j’arrose les arbres en une fois.

Pas de soucis avec les oiseaux ou les animaux, pas besoin de panier à engrais, pas de brûlures sur les mousses et moins de risque de colmatage du substrat puisque la partie insoluble de l’engrais reste dans le fond du seau sous forme de boue qui passe au pied des arbres en pleine terre

2 « J'aime »

La dernière étape de minéralisation, ce sont les bacteries nitrifiantes et elles commencent à claquer à partir de 35° ( ce ne sont clairement pas des thermophiles ). Il leur faut pas mal d’eau ( ce sont des bactéries d’eau bien oxygénée de type bassin avec pompe, ce ne sont pas des bactéries de milieu un peu sec ), zéro UV, et un pH neutre à un poil basique.

Mais le pb majeur, c’est tout ce qui précède, en fait. Entre une source azotée à haut poids moléculaire ( protéine, gros polypeptides, ou autres molécules ) et l’étape d’avant celle ci, il y a l’ammonification ( qui ne « mange » que des acides aminés ou des formes simples de molécules azotées ), et tout ce qui précède.

A partir du stade polypeptide, et taille en dessous, il « faudrait » que la molécule ne soient pas rincées par l’arrosage…quand un arrosage bonsai de pot de 5 litres de haut de haut envoie ces 5 centimètres en qq jours, et recommence encore, autant dire que tout est lessivé avant d’arriver au stade ammonium.

L’ammonium, lui, sera retenu en substrat, à la condition d’avoir de la CEC libre dans le substrat, ce qui ne concerne pas tout le monde.

Avec des vinasses liquides ( la plupart des engrais orga liquides de nos jours, car de cout de revient trés faible ), ou des engrais solides de moindre cout aussi car les moins demandés ( de la fiente, cad trés trés probablement le biogold ), la base est déjà assez « fragmentée » donc les pertes resteront plus que massives mais il restera qq pourcents d’azote pour aller au bout.

La situation est évidemment totalement différente dans le sol naturel du champ, d’ailleurs quand on y apporte une source azotée de haut poids moléculaire, c’est un amendement fait à l’automne pour le printemps suivant en « éfficacité ». Quand le sol reçoit 500 mm de pluie hivernale c’est pas grand chose, quand un pot bonsai reçoit 500 mm sur la gueule il est plus que rincé et re rincé.

Je sais que ces propos ne plaisent pas à tout le monde, pourtant il serait sage d’y penser…

Même avec du « retard » il y a des pertes. En général il y a 50% d’azote NO3- et 50% d’azote NH4+. La première source est immédiatement captable par le plant ( encore faut il le capter au passage qui est bref ) avant de courir plus loin, plus bas à l’arrosage suivant ( donc dans le gazon ). Et pour la seconde partie, ça suppose une partie finale de cylce biologique, à probabilité modérée à faible, donc pas mal de pertes.

Le pb majeur de la ferti organique en pot, c’est que le 5 / 3 / 4 théorique ( en gros ) devient en pratique du 0.5 / 3 / 4. Et si on veut forcer la dose pour fournir pas mal d’azote, alors on est en excés de K+, qui va saturer ( avec d’autres cations comme le Ca++ ) la CEC du sol, qui n’aura plus de CEC libre.

Je n’ai rien contre l’orga, mais il « faut » le limiter là ou ça peut fonctionner.
Et / ou, dans des caisses un peu profondes et asse riches en « fibres », l’utiliser pour constituer de la MO, et donc de la CEC, sans y voir une source directe d’azote pour le plant.

Il faut, on doit… cest assez incroyable! @h2zo nous dit n’avoir que quelques arbres en pots, mais pourtant il sait que çà marche pas. Derrière son discours bien rodé de technicovendeur il nous sort des théories ( certaines bases tiennent la route) qui explique que 98% des gens sont des incompétents. L’organique ne fonctionne pas dans un pot a bonsaï. Donc celui qui utilse que L’organique n’apporte rien. Ses arbres poussent juste en puisant dans l’eau et l’air? Franchement…

1 « J'aime »

Pour apporter une réponse simple, dans le cas d’un tat de compost la température peut monter a 70°, et cela chaque fois qu’on rapporte de la matière fraîche. Les bactéries nititrifianres meurent en effer a 35, les bactéries thermophiles prennent le relais et pourtant le proces d’humification continue. Oui par forte chaleur l’apport d’organique est moins efficace mais il reste efficient, les périodes de froids sont équivalentes puisque en dessous de 0, ces mêmes bactéries meurent. Qui se pose la question de l’efficacité de l’orga a l’automne ou au printemps ? Perso j’ai toujours un peu d’osmocote ou équivalent dans mes pots. Si vos arbres poussent bien avec votre méthode pourquoi se questionner.
Dernier constat, sur les Pnj on stope les apports après le mekiri jusqu’à la fin de la croissance des pousses, simplement parceque les réserves dans les pots sont suffisantes. Les arbres en phases d’exposition ont des substrats en place depuis plusieurs années, pour éviter des fortes croissance on limite les apports, car le substrat est pourvu. Les micoryses en attestent. Tout cela est simplifié mais le constat est là.

Marc fais comme tu aimes
En tous cas c’est ce que je fais
À l’ancienne, à l’organique, ça fonctionne très bien, et clairement, je n’ai jamais analysé mon eau ni le pH des substrats
Je laisse les sciences à ceux que ça intéresse
Moi le Bonsai c’est plaisir et détente, pas prise de tête :wink:

4 « J'aime »

Comme @Fabizen jamais testé quoi ce soit… Au feeling tant que les arbres survivent et soit en forme c’est le principal :grinning_face_with_smiling_eyes:

Le seul hic sont les dépôts de calcaire en ce moment..:cry:

Alors, c’est jamais complètement inutile d’essayer de comprendre ce qui se passe et comment ça fonctionne…

Apres, la, c’est vrai que l’on est face un gars qui te balance des grands pavés théoriques sans rien montrer… ça incite pas vraiment à se plonger dedans…

2 « J'aime »