Doit-on continuer de fertiliser avec ces chaleurs?

Bon voilà, tout est dans le titre. Nous sommes presque fin Juin et ils annoncent près de 40° même dans le Nord…
Hier je devais mettre de l’engrais liquide mais je me suis posé la question de savoir si je devais vraiment le faire ou était-ce inutile ?? Comme en été quoi alors que normalement en cette période on continue de fertiliser non ?
Juste pour avoir vos avis.

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Vaste débat!! De l’avis de certains, mettre de l’engrais lorsque la température dépasse les 24 degrés est inefficace, autant dire que mes arbres ne verraient pas beaucoup d’engrais.

Personnellement, j’engraisse chaque début de mois avec de l’organique au débourrement et toutes les semaines avec du liquide, donc la ils ont eu leur dose d’orga. Par contre, j’ai arrêté l’engrais liquide. Les arbres stagnent comme en juillet août.

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A une époque, il y avait un gars (Tony) sur le forum.

Très bon en culture et qui s’était lancé dans une activité professionnelle de production de prébonsai.

On était sur de l’installation pro avec gouttes a gouttes, fertirrigation en continu… Bref des conditions dont on est trèeeeees éloignés.

Cependant, il avait des arbres qui poussaient en continu… toute l’année, même en été!

il était dans le 34, juste à côté de chez moi. Autant dire qu’on a du 30 degrés et plus de juin a septembre ou presque.

Maintenant, à 40 degrés…

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J’évite de fertiliser en minéral liquide au dessus de 30° et l’organique, je le laisse si il en reste mais je n’en remets pas.

L’organique ne va pas avoir les conditions de température et d’humidité pour se décomposer et agir… Donc inutile mais pas dangereux.

Le minéral va augmenter la difficulté de la plante à s’hydrater. Et augmente ses besoins en eau. Je ne sais pas si c’est très significatif mais une eau chargée en ions et cations va s’évaporer plus facilement.

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Bin je dirais, ça dépend.
Perso, je fertilise à l’osmocote. Pour la plupart des pots, je laisse l’engrais (il est en sachets de thé), parce que j’arrose suffisamment souvent, avec bassinage du feuillage et du pot pour que la concentration d’engrais n’augmente pas au delà du raisonnable. Et d’ailleurs, ils ne montrent aucun signe de déshydratation.
Par contre, j’ai aussi des érables que j’ai travaillé récemment avec grosse diminution de la masse verte, et consommation d’eau faible. J’ai enlevé l’engrais car j’arrrose très peu ces arbres.
Ensuite, ça peut dépendre des objectifs de culture : si c’est un plant que l’on veut faire pousser à donf, ça vaut peut-être le coup de prendre plus de risques qu’avec un arbre mature.

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Oui donc un peu ce qu’il me semblait, les avis divergent.
Après je pense, qu’avec mes conditions et ma culture, arrêter le liquide est effectivement pas déconnant. Inutile de jeter l’engrais.

Merci pour vis réponses en tout cas messieurs. :folded_hands:

C’est à mon avis assez lié à l’hygrometrie ambiante, c’est ce que je me suis dis on observant mes arbres. Sur les palmatums et ormes, ceux en extérieur ont stoppé leur croissance, ceux en serre ou il fait encore plus chaud encore ne s’arrêtent pas, je n’ai pas encore investi dans un hygromètre pour faire des mesures comparatives mais je pense que c’est une piste pour expliquer l’arrêt de la croissance par fortes chaleurs.

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de mon côté je continue a apporter de l’engrais minéral via le goutte à goutte. Vu que j’avais un peu de temps, j’ai même préparé des sacs d’engrais organique, pour faire un apport en été, mais je crois que je vais attendre, ça risque d’être du gâchis. J’avais mis 4 sacs il y a deux semaines sur mon If, en quelques jours ils étaient remplis d’asticots. Vraiment rempli, c’est à dire qu’une fois parti, il n’y avait plus d’engrais. Donc je vais encore attendre.

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Perso j’ai remis une couche d’engrais type « billes bleues » la semaine dernière sur tous mes arbres qui ne sont pas sous osmocote.

J’ai fais aussi un minéral liquide hier soir.

Bref, je continue à fertiliser.

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Je vais faire une tournée d’engrais liquide cet après-midi ou demain.

En réalité je ne me pose pas vraiment de questions en ce ce qui concerne la fertilisation de mes arbres (enfin ce que je veux voir en croissance) j’en met toute la saison, seul mes arbres sont capables de me donner la réponse vu qu’il sont dénués de parole je leur en en donne, après ils font ce qu’ils veulent. Et ça me va très bien et pour ceux concernés aussi.

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Perso, pas de prises de tête aussi !!!
Je laisse tout en place, organique en sachet et minéral aussi … l’arbre prend ce qu’il veut à chaque arrosage , vu que qd il fait chaud de toute manière il se bloque :wink:

Pour ma part c’est aussi en permanence. Sauf au moment du mekiri sur les pnj.

Si je résume, tout le monde ou presque continue de fertiliser. Mais on entend souvent dire effectivement qu’un arbre se bloque au dessus d’une certaine température tolérée. On est d’accord que c’est le système foliaire qui se bloque mais pas les racines ? Il se met en quelque sorte au ralenti. Du coup si on continue de fertiliser effectivement l’arbre est censé manger quand même un peu à chaque arrosage au liquide et entre deux avec les résidus plus engrais solide. J’avoue être très loin d’être calé là dessus. Pardon pour mes questions peut-être bêtes :person_shrugging:

Il se bloque au dessus de 25 a 30 suivant les essences. Mais il fait pas 25 toute la journée. Il continue a s’alimenter en même temps que l’absorption racinaire. Il reste important de les alimenter en période difficile.

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Fertilisation en période de fortes chaleurs

Les périodes de canicule deviennent plus fréquentes et plus intenses. Elles imposent parfois aux arbres des conditions très différentes de celles auxquelles se réfèrent les anciens calendriers de culture.

Un arbre en Phase IV avril–juillet (Croissance active) ou en Phase V (juillet–août) (Maturation estivale) peut alors modifier temporairement son fonctionnement. Sa priorité n’est plus nécessairement de produire de nouvelles pousses, mais de préserver son équilibre.

La question n’est donc pas : Sommes-nous encore dans la période de fertilisation ?

Mais plutôt : L’arbre est-il encore en mesure d’utiliser ce que nous lui apportons ?

Comme souvent, il faut se poser les cinq questions fondamentales que sont les 5 piliers.

Pilier 1 — Que fait réellement l’arbre, biologiquement ?

Lorsque les températures deviennent très élevées, l’arbre adapte son métabolisme. Pour limiter les pertes d’eau, les stomates se ferment partiellement. La photosynthèse ralentit, la croissance peut s’interrompre et l’activité des radicelles diminue.

Chez certaines espèces, notamment les érables, les charmes, les hêtres, les tilleuls ou les azalées, cette réponse peut prendre la forme d’un véritable ralentissement estival.

L’arbre ne cherche plus à produire davantage. Il cherche avant tout à maintenir ses tissus vivants. Un arbre qui ralentit n’est pas forcément affaibli, il peut simplement être en train de s’adapter.

Pilier 2 — Que montre-t-il, et que ne montre-t-il pas ?

Les signes visibles peuvent être un arrêt des allongements, des feuilles légèrement pendantes durant les heures les plus chaudes, une forte consommation d’eau ou encore une croissance devenue discrète, voire inexistante.

En revanche, certains phénomènes restent invisibles. On ne voit pas directement la diminution de l’activité racinaire, la baisse de la photosynthèse ni les mécanismes de protection mis en place par l’arbre.

Ainsi, l’absence de croissance n’est pas forcément un signe de carence.

Pilier 3 — Que peut-on faire sans le contraindre ?

Tant que l’arbre continue à pousser normalement, une fertilisation modérée peut être poursuivie.

En revanche, si la chaleur provoque un ralentissement marqué, il est souvent préférable de suspendre les apports liquides. Les engrais organiques solides déjà présents peuvent être laissés en place, tandis que le renouvellement des boulettes peut être différé. Dans ce contexte, l’essentiel devient l’arrosage et la protection contre les excès de chaleur.

L’objectif n’est plus de stimuler, mais d’accompagner. On fertilise un arbre qui pousse, pas un arbre qui se protège.

Pilier 4 — Que faut-il éviter pour ne pas perturber la phase suivante ?

Chercher à maintenir artificiellement le rythme du printemps constitue une erreur fréquente.

Un arbre soumis à une forte chaleur n’a pas besoin d’apports excessifs d’engrais, ni de fertilisations liquides concentrées, ni d’interventions destinées à relancer sa croissance à tout prix.

Le risque n’est pas que l’engrais “brûle” directement l’arbre, mais qu’il augmente la concentration en sels dans un substrat déjà soumis à des conditions difficiles, alors même que les racines fonctionnent au ralenti.

Quelques semaines de pause ne compromettent pas la santé d’un arbre.

Pilier 5 — Quelle est la logique de long terme ?

La croissance n’est pas une fin en soi.

Pendant les épisodes de forte chaleur, le rôle du bonsaïka n’est plus de stimuler l’arbre, mais de lui permettre de traverser cette période sans épuisement.

Lorsque les températures redeviennent plus favorables, l’activité racinaire reprend progressivement et l’arbre retrouve sa capacité à utiliser efficacement les éléments nutritifs.

L’important n’est pas de nourrir selon un calendrier, mais selon les capacités réelles de l’arbre.

Ce qu’il faut retenir

Les fortes chaleurs ne modifient pas seulement notre confort ; elles modifient aussi le fonctionnement des arbres.

Face à une canicule, la question n’est pas de savoir s’il faut absolument continuer ou arrêter la fertilisation.

La véritable question est : L’arbre est-il encore en situation de croissance, ou est-il déjà en situation de protection ?

Car on ne nourrit pas une date, on nourrit un arbre.

Le repos estival : une adaptation, pas une maladie

Dans les climats tempérés, nous avons l’habitude d’associer la croissance au printemps et le repos à l’hiver. Pourtant, lorsque les températures deviennent excessives, de nombreux arbres modifient leur fonctionnement.

Cette réponse est bien connue chez les plantes méditerranéennes, mais elle peut également apparaître chez de nombreuses espèces cultivées en bonsaï.

Le repos estival n’est pas une phase biologique indépendante. Il s’agit d’une stratégie d’adaptation qui peut apparaître au cours de la Phase IV avril–juillet (Croissance active) ou de la Phase V juillet–août (Maturation estivale) selon les espèces et les conditions climatiques.

L’arbre ne s’arrête pas, il change simplement de priorité.

Pilier 1 — Que fait réellement l’arbre, biologiquement ?

Lorsque la chaleur devient excessive, l’arbre cherche avant tout à limiter ses pertes d’eau. Les stomates se ferment partiellement, la photosynthèse ralentit et la croissance peut presque s’arrêter. L’activité des radicelles diminue également, surtout lorsque le substrat est très chaud.

La priorité n’est plus la production de nouveaux tissus, mais la préservation des tissus existants. L’arbre ne cherche plus à grandir ; il cherche à traverser l’été.

Pilier 2 — Que montre-t-il, et que ne montre-t-il pas ?

On peut observer un arrêt des allongements, une croissance quasi inexistante, des feuilles plus fermes ou légèrement flétries pendant les heures les plus chaudes, ainsi qu’une forte consommation d’eau.

Mais d’autres phénomènes restent invisibles, comme la diminution de la photosynthèse, le ralentissement des racines ou encore les mécanismes internes de protection.

L’absence de nouvelles pousses n’est pas forcément un signe de faiblesse ; elle peut simplement traduire une adaptation.

Pilier 3 — Que peut-on faire sans le contraindre ?

Pendant cette période, l’objectif est d’aider l’arbre à fonctionner dans les meilleures conditions possibles.

Cela passe par une gestion attentive de l’arrosage, une protection du pot contre la chaleur, un ombrage léger durant les heures les plus chaudes, ainsi qu’une réduction des interventions. La fertilisation doit rester adaptée à l’activité réelle de l’arbre.

Parfois, le meilleur soin consiste simplement à intervenir moins.

Pilier 4 — Que faut-il éviter pour ne pas perturber la phase suivante ?

L’erreur la plus fréquente consiste à interpréter ce ralentissement comme un problème à corriger.

Chercher à relancer artificiellement la croissance, que ce soit par des tailles sévères, des défoliations tardives, des fertilisations excessives, des travaux racinaires ou toute autre intervention stressante, revient souvent à demander à l’arbre un effort qu’il cherche justement à éviter.

Respecter cette période permet une meilleure préparation de la phase suivante.

Pilier 5 — Quelle est la logique de long terme ?

Le repos estival n’est pas une période perdue. Il permet la maturation des tissus produits au printemps, la préservation des réserves, la survie pendant les périodes les plus difficiles et la préparation de la reprise d’activité de fin d’été et d’automne.

L’arbre n’est pas conçu pour croître en permanence. Il alterne naturellement des périodes d’expansion, de consolidation et de repos.

Le rôle du bonsaïka n’est pas d’imposer un rythme, mais d’accompagner celui de l’arbre.

Ce qu’il faut retenir

Un arbre qui cesse momentanément de pousser en plein été n’est pas forcément malade, ni carencé, ni en retard.

Il peut simplement être en train de faire ce que son espèce fait depuis des millions d’années : attendre des conditions plus favorables.

La croissance n’est qu’une partie de la vie de l’arbre.

Le silence de l’été n’est pas une absence d’activité. C’est parfois le prix de la survie.

Et ce qui semble immobile à nos yeux prépare souvent ce qui renaîtra demain.

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Hier j’ai taillé les palmas et retiré une feuille sur deux en tête
Ils ont poussé fort ces dernières semaines malgré les températures élevées, pas de blocage constaté
Je vais remettre du biogold cette semaine

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Merci beaucoup Toche pour ton intervention, très enrichissante.

Donc en gros ce qu’il faut retenir, c’est d’observer. Phase de croissance on stimule et on fertilise. Phase de repos/protection on accompagne en stoppant la ferti et en protégeant notre arbre.

C’était exactement le but de la question. Tu as tout dit, je voulais savoir si c’était vraiment utile ou si l’arbre n’utilisait pas rien ou vraiment peu de ce que lui donnions. Merci :folded_hands:

Pareil ici. En fait, ce qui me gêne, c’est que beaucoup de monde parle de « repos » estival, alors que c’est juste, pour la quasi totalité des arbres des régions tempérées, un état de stress important.
Par ailleurs, ne pas voir de croissance visible ne signifie pas qu’elle est absente. Par exemple, la formation des bourgeons sans allongement des rameaux, comme on peut le voir sur les pins ou les chênes l’été, consomme des éléments chimiques et donc nécessite une fertilisation.

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Oui certaines essences, les ormes par exemple poussent, les oliviers, les aubépines, les pins debutent la formation des futurs bourgeons, les genevriers, sabines sont en pleine pousse. le peu d’acer que j’ai on repris leur poussent et de toute manière préparent la pousse de fin d’été. @Toche, tu parle souvent de phases, ici phase 4 et 5, peux tu en dire plus, on parle de dormance, de préparation de la dormance, sortie de dormance, peux tu expliquer cette source?

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