Désastre sur mon charme

Ha si les choses pouvaient etre blanches ou noires, oui ou non, la vie serait plus simple. Bon je m’y mets vers la fin du mois :grinning_face_with_smiling_eyes::+1:

Si les choses étaient soit blanches soit noires, le forum n’existerait pas et les discussions avec désaccord non plus, un « guide » ferait tout :rofl:

Les sources divergentes, ou les zones assez grises, elles sont légion en bonsai, que ce soit pour l’esthétique, ou la culture.

On a un nouveau petit pic « chaud », et les arbres chahutés par cet été particulier ( ceux qui ont fait une pause, pas tous ) repartent donc actuellement pour un 2eme été. A titre perso, en attente de l’"évolution météo, je serai partisan d’attendre un peu et de repousser le reportage à octobre, mais sans doute il existera des avis divergents…

Ca te laisse qq semaines pour calculer tes besoins en litrage de pot ( et quoi combien acheter ), nouveaux pots ou contenants de cultures plus grands pour certains, et le sujet du substrat.
Si on veut quitter le pot rond standard ( ton charme mais aussi d’autres en photo plus loin ), il existe des pots plastoc pas cher en magasin bonsaï, et sinon l’auge plastoc maçon de chez Le Roi Bricol’ Rama, du genre 3 euros le 30 X 40 X 10 cm, ensuite on fait des trous au fond ( ça fait sortir la chignole ). Le pot rectangulaire pas trop haut peut permettre de garder un certain volume racinaire, mais assez « aplati » donc plus compatible « bonsaï » qu’un pot rond un peu haut.

Enfin, un substrat un peu unique pour tout, ou des variations selon les espèces…Ca va te faire de la lecture et du jus de cervelle. Rien que ce sujet, tu as de quoi lire bcp de choses, parfois contradictoires ou justes différentes. Là encore, le meilleure réponse pour toi est liée à l’usage plus général.
Un substrat trés drainant et peu rétenteur peut subir dehors une pleine de pluie continue, les arbres n’auront pas de risque de pourriture ni d’asphyxie.
A l’inverse, un substrat horticole pas mal rétenteur peut devenir compliqué ( et / ou à mettre au sec si période vraiment pluvieuse longue ), encore faut il savoir de quel substrat on parle, les produits « pro » horticoles sont nombreux et ont des propriétés trés différentes ( et chez eux c’est assez documenté, plus que pour les substrats « bonsaï » ). A l’inverse, il peut amener le confort d’une courte absence possible en été…on peut pas tout avoir.

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Tu j ne me facilite pas les choses :thinking::thinking:

Plus sérieusement, cette complexité me va très bien et c’est pour cela que je me suis lancé dans cet apprentissage et ma nature creative ne peut qu’y trouver son compte. Merci de cette longue reponse

Amicalement

Pour le sujet substrat, il y a un topic de référence puisque c’est moi qui l’est ouvert :rofl: :innocent:
Sujet visiblement assez polémique pour être vérouillé…pour la complexité de l’approche, tu sera servi sur pas mal de points.

Pour autant, n’en déplaise aux esprits chagrins, ça illustre plein de choses sur divers aspects:

  • le consensus n’existe pas toujours,
  • le milieu bonsaï a son côté archaïque, son ancrage dans les « croyances » anciennes, et un refus marqué pour le « progrés » de la connaissance. Pour ma part, j’accepte volontiers les choses anciennes sur la doxa esthétique ( qui est par essence une doxa, si on refuse le « bonsaï », alors on fait de l’arbre en pot à la française ), mais le refus du progrés technique me chatouille fortement.

Prenons un cas pratique pour illustrer.
Prenons, un horticulteur qui fait du poinsettia. Il est pro, il en vit ( financièrement ), la croyance n’a pas de place, il faut que ça performe pour sa vie économique.
Le poinsettia est d’un type ultra chatouilleux, à un point ultra méga exigeant ! Il lui faut beaucoup d’air pour les racines ( au minimum 15%, mais 18 ou 20 c’est mieux - à ce stade, aucun bonsai n’aurait d’excés d’eau en pot ), et en plus il flétrit trés trés vite, donc il lui faut pas mal d’éau entre pF1 et pF2, ce qui revient à concilier des extrêmes.
Le pro qui achète du terreau par semi remorque, il a accés à des fiches techniques et des données précises et nombreuses, pas forcément accessibles en téléchargement libre sur les sites fabricants d’ailleurs. Le client bonsai, et même le distributeur bonsaï, il peut bien aller se brosser, les fiches sont outrageusement commerciales et vendent du rêve avant tout. Et le milieu, pour 95% du volume de comunication existant, colporte de la croyance ( vraie, moyennement vraie, assez fausse, ou complètement bidon ).

Un autre cas illustratif.
J’ai un trés jeune bougainvillier, en essai en 100% fibre coco ( ce qu’on ne peut PAS conseiller à un « débutant » ). Celui n’a pas d’arrosage auto comme mes bonsais en général qui sont hors de mon domicile principal.
Un jour normal d’été ( 32 à 35° max ), le pot de 3 litres pompe quotidiennement ses 0.5 litres. Il peut boire un peu plus ( 0.6 à 0.7 L ) en période 40 / 42 °c degrés. Avec 0.5 L, pas une goutte ne sort par le bas si le substrat est encore un peu humide avant arrosage.
Je me suis absenté 4 jours ( volontairement ) sur une période de 40 / 42°C ( et même un peu plus que 96 heures, plutot 100 et des poussières ). Au retour, les feuilles pendouillaient un peu ( et sont peu tombées ), j’ai balancé 1.5 L sans que ça goutte en dessous. Le 4 eme demi litre a fait goutter. Le pot de 3 litres a donc une rétntion entre pF1 et un pF assez fort ( mais pas encore au stade pF 4.2 donc entre 2/2.5 et 4 ) de 1.5 litres. Donc une rétention d’eau utile et facile à assez facile ( sans mise en danger vital de l’arbre ) de 50%.
Par mesure expérientale en bouchant les trous, je sais qu’il y a au moins 1 demi litre d’air ( entre pF0 et pF1 ) , soit 0.5 / 3 = 16.67 %, ce qui est plus que convenable pour n’importe quel arbre ( mais ce taux chutera dans le temps, assez vite, et deviendra insuffisant aprés 2 ans ).

Avec 100% pumice ou même 100% akadama, la réserve en eau utilisable aurait été considérablement moindre ( 3 fois moins ), en 4 jours l’arbre serait mort. Pire en 100 % pouzzo.
Avec un mélange pumice 80 % + 25 % ( en volume, une fois hydratée ) fibre de coco, l’arbre aurait été en difficulté ( perte de feuilles ) mais possiblement récupérable et vivant.
Défaut de ce substrat = compaction assez rapide, donc rempoter « souvent ». Et aussi, grosse charge en eau, donc maintenir hors gel ( pic froid ) et également pot « couvert » en hiver ( gestion humaine de l’arrosage, trop d’eau naturelle en hiver )

A 70 ans, si j’ai bien compris, tu mets un bémol sur ta projection dans le temps long devant toi.
Sans conjecturer outre mesure, il existe un risque croissant, c’est le risque médical d’un incident / accident, qui peut amener à qq jours d’hosto avant retour. Si ça arrive avec les journées à 40, tu reviens 4 jours plus tard, et sauf intendance qui sait quoi faire ( en ayant aussi la cervelle à penser à toi et s’occuper de te visiter à Pellegrin, ou Haut Levêque ou ailleurs ). Y’a 20 ans, j’ai perdu mes qq arbres en balcon, et forcément pendant un pic chaleur été, par le fait d’un compagne qq jours en hosto à 400 kilomètres…La question de l’arrosage automatique peut se poser, selon l’intendance envisageable ( présente ou pas, capable ou pas, mobilisable ou pas, etc…) en cas d’absence non programmée…Le choix du « meilleur » substrat résulte donc d’un un ensemble de choix et de contraintes. Il suffit de qq jours d’absence, au mauvais moment et / ou en mauvaise conditions, pour perdre des années de travail !!!

Si fais montes des couteaux, tu es de toute façon un être de grande valeur qui mérite des conseils avisés :grinning_face:
Je ne chasse ni le gibier, ni les zombies, ni mes voisins, je m’en tiens à des schlass utiles, donc de cuisine. J’en ai en Deba, Guyto, Yanagiba ( et d’autres ) ou j’ai monté des manches perso sur des lames artisanales japonaises brutes ou moins brutes. Je ne fais pas d’étui en cuir, j’ai fait quelques saya(s) en bois d’arbre, ainsi mon guyto principal a un manche « home made » octogonal en buis / grenadille / loupe thuya, et le saya est en longane. L’étui est fini en vernis au tampon.