Salut.
Ceci est une synthèse biblio de ce qui correspond à un usage classique bonsai ( je ne parle pas de la condition sol naturel / champ ).
Je l’ai fait pour moi avant tout, mais si ça peut servir……J’avais la compréhension générale des phénomènes avant ces recherches, mais ce qui a pris du temps était de trouver des mesures expérimentales correspondants à « nos » conditions, et sur des substrats peut étudiés dans ce qui est pas mal utilisé en bonsai chez nous. Les sources sont des publications peer review ( articles scientifiques à comité de lecture et révision, ce n’est pas Pif Gadget ni « Jardinez Facile » ), donc majoritairement issues du milieu horticole.
Généralement, on entend tout ( et n’importe quoi et contradictoire ) sur les rétentions en eau. Il ne s’agit pas de parler de rétention en eau de manière globale, il s’agit de parler de pourcentage d’eau retenue UTILE ( volume par volume, par exemple 20 %, soit 200 ml dans un litre de substrat ).
La rétention en poids d’eau par poids de substrat ( exemple type de quelques bonsaika en expérimentations ) et sans intérêt pratique à plus d’un titre. En premier lieu, un litre dans un pot, c’est toujours un litre, que ce soit 1 kilos de pouzzo sèche ou 400 gr de Kanuma plus ou moins sèche. En second lieu, les pseudos rétentions mesurées ne mesurent PAS l’eau accessible par le pouvoir d’aspiration des racines ( qui a ses limites aussi )
J’espère que le plus grand nombre comprendra, je suis désolé pour les autres.
Certains seront chagrinés par des propos contraires à leurs croyances, tant pis.
Si d’autres en tirent quelque chose, tant mieux.
Les explications en détails suivront, mais je commence par quelques conclusions pour les plus pressés ( et / ou une anticipation pour ceux qui auront un peu de mal, ou voudront des éléments de compréhension simple et rapides ).
- les granuleux aérateurs ( pomice, pouzzo, écorce, même akadama ) ont bien moins de rétention utile qu’on peut le croire ( ou le lire sur les documents commerciaux )
- inversement, certains rétenteurs sont moins asphyxiants que l’image souvent véhiculée.
- la profondeur du pot est un élément majeur de compréhension, donc ici en cadre bonsaï je resterai sur 5 à 20 cm de hauteur pot (sauf mention contraire et ponctuelle ).
- un substrat « asphyxiant » est un mauvais substrat.
- un substrat non asphyxiant ne devient pas « bon » pour autant, ça dépend de la fréquence d’arrosage qui est liée, si on peut l’assumer. 5 % d’eau facile ou 20 % facile, ça veut dire arroser 4 fois en 48 heures ou bien 1 seule fois pour le même résultat……….
- les mélanges granuleux drainant / rétenteurs peuvent largement supporter des pourcentages « importants » de rétenteur ( nettement plus que 10 ou 20 % ) sans devenir asphyxiant.
- les valeurs plus loin s’entendent sur un substrat « neuf », sans considération de sa durabilité.
Je ne parle que d’eau ( et d’air ) et pas d’engrais nutrition.
- les substrats sont potentiellement variables selon leurs origines, j’ai par exemple écarté des publi américaines sur la pomice ( réputée différente de celle de chez nous donc l’italienne majoritairement ). Il est évident que tout ce qui est écorce ( non compostée ) est variable, quand c’est composté encore plus mais je n’ai pas considéré ce dernier cas.
- une couche de « drainage » de fond est inutile, sauf à ce que le substrat au dessus soit trop asphyxiant, ce qui sera alors le problème majeur. La pseudo couche drainage se traduit de facto par une perte de volume utile sur son épaisseur. Il y aurait probablement des avantages à cette couche, mais cela ne devrait pas nous concerner ( un substrat assez asphyxiant dans un pot de très grande profondeur, disons plus de 50 cm ou plus de 1 mètre, sans rentrer dans des détails ici inutiles ).
- une note pour les débutants ( on l’a tous été un jour ) : Combien de jours pouvez vous quitter votre domicile en plein été ( réservation vacances / WE / cause imprévue ) ??? ( en supposant sans le voisin, sans la famille, sans l’arrosage auto ) il suffit de qq jours pour perdre un arbre de 20 ans ( de travail ) sur un incident de vie. Un substrat rétenteur tiendra 4 jours avant la mort ( c’est un exemple ) et le 100 % drainant sera mort mort en 36 heures…….pensez y.
- Akadama n’est pas un rétenteur. C’est un aérateur ( aérateur limité en petite granulo …), à mettre dans la même catégorie ( ou presque ) que pumice et pouzzo ou écorce brute. Si on veut augmenter la rétention en eau, il faut ajouter de la tourbe, de la coco, du terreau, etc.…..
- les données s’entendent pour un pot « vertical » en parois latérales, donc strictement cylindrique ou parallélépipédique. Plus un pot sera évasé, plus il contiendra de l’air et moins d’eau ( versus le même volume de même hauteur ).
Ce qui suivra par substrats est du relevé expérimental essentiellement, et pas de la modélisation. Pour diverses raisons, les courbes de modélisation théorique trouvent vite leurs limites ( et les leurs échec de prédiction ) dans des substrats « rares » ( peu étudiés comme les nôtres ) et / ou dans le cas des mix. Les modèles prédictifs sont devenus performants depuis 10 ou 15 ans, mais cela nous est assez étranger ( sol naturel plein champ ou horticulture base tourbe )
Pourcentage de porosité à l’air.
Je ne reviendrai pas en détail dessus sur la suite, à part donner une valeur primordiale ( à pF1 ) pour pas mal de substrats.
La littérature parle souvent de 15 à 20 % minimum en valeur « bonne » pour ne pas être en risque asphyxie. Dans les sols des arbres en nature, c’est assurément moins le plus souvent ou tout le temps dans la plupart des sols, pour la plupart des espèces.
Un géranium est OK à partir de 5 %, l’Hortensia se satisfait de 5 à 10 %, et l’azalée demande 20 % ( c’est assez documenté en « plante » et pas / peu sur les arbres ). On peut considérer que 20 % en bonsai est un seuil de sécurité largement suffisant pour toutes les espèces, sans se poser de questions.




