Depuis mon dernier message en 2022 l’arbre a trouvé un pot à bonsaï hexagonal.
Je vous livre les photos les plus actuelles qui datent du 22 septembre dernier
Un clou (point rouge) permet de juger de l’angle de rotation.
La face avant n’est pas fixée et reste en débat
Hello bonsaiphil,
Je lisais ton post sur les champignons de nos arbres et j’ai fini par atterrir sur ton prunelier, très beau ! La dernière photo est vraiment chouette, le mouvement du tronc et l’ergot donnent un super caractère à ton arbre !
Je possède 4 prunelliers et ce début de printemps 2024 a vraiment été faste pour ce qui est de la floraison de l’ensemble de ces arbres
Je publie donc quelques clichés du quatrième
Celui-là est particulièrement beau. Son bois mort lui donne du caractère !
Perso, j’allegerais un peu la ramure pour garder une proportion plus en adéquation avec le tronc.
Oui, c’est en cours… L’arbre vient de passer sa première année dans une céramique bonsaï.
Concernant la ramure cet arbre se caractérise par un départ à trois branches au même niveau. Je compte garder cette coquetterie.
Ces sujets sont magnifiques. Le contraste des fleurs et de l’écorce mature du plus bel effet.
J’ai passé quelques heures ce week-end à la recherche d’un prunellier sur les talus de la campagne nord Finistérienne .
Le défi est de taille. Des arbres identiques de 3 à 4 mètres de haut en fleurs et un diamètre du tronc de bas en haut de 4-5 cm.
Bref, je vais oublier le prunellier de talus .
Il paraît que sur la presqu’île face à Brest, proche de la mer, il y a de beaux sujets façon Tony Tickel dans les landes.
Tous les miens sont issus d’un pierrier calcaire exposé plein sud et non ombragé.
Ils poussaient dans un endroit sans terre. Que des cailloux.
Les prunelliers de prairie (dénomination très personnelle) sont à l’image de ce que tu décris.
il est très beau, j’aurais pour ma part laissé un petit jin pour raconter une histoire : le tronc a changé brutalement de direction car le tronc initial est mort et est devenu ce petit résidu de jin qui raconte une histoire. Et en plus, je trouve qu’un petit jin ajoute une décoration et du caractère à l’arbre.
Pour ce qui est de jin décoratif, on est plutôt servi avec le gros ergot qui se trouve à mi-tronc. C’est pour cela que j’ai trouvé que le petit zizi ridicule en comparaison n’apportait rien de remarquable.
y’a plusieurs façons de voir, l’histoire du jin à conserver pour raconter une histoire, c’est un conseil de ABE Kurakichi dans son livre « les pins en Bonsai » mais je pense que c’est valable sur tout arbre avec jins et changement de direction de tronc.
La suppression des jins inutiles, pour rendre la ligne (les courbes) plus visibles, pour donner plus d’élégance, c’est un conseil de JF Busquet. Et j’ai aussi vu Ryan Neil le faire dans une de ses video pour la même raison : simplifier, alleger pour mettre l’accent sur le mouvement du tronc (ou d’une branche en l’occurence) plutot que sur les jins.
ps : et sur ton arbre, je trouve qu’il est plus elegant sans ce jin sur la 1ere photo (coté ecorce) où le mouvement du tronc est le point fort. En revanche, si tu choisis la face avec shari, ce petit jin ajoute du caractère et renforce le coté sauvage, l’arbre qui a souffert des conditions climatiques difficiles.
1ere photo = arbre elegant avec de l’ecorce mature et des courbes qui ressortent bien
2eme photo = arbre de montagne qui a souffert, plus dramatique, point focal = shari
ama
Cet arbre est vraiment beau, avec plein de potentiel , mais tellement encore à corriger à la pince concave !
Beaucoup de branches trop raide ou tu n’arrivera pas à mouvementer comme le tronc l’est .
Il est en phase de repos, il faut taper dedans… n’ai pas peur
A moins que ton projet est de le laisser libre fouillis sans style précis . à la free !
Qu’un petit jeune veuille partager avec enthousiasme sa découverte de pouvoir surmonter ses peurs, je le comprends très bien.
Mais partager cela avec un vieux briscard comme moi, c’est peut-être se tromper un peu de cible
Et puis tu le sais bien, « taper dedans » ce n’est pas mon genre.
C’est un prunellier. C’est une panthère sauvage. Il faut changer de logiciel esthétique.
Les principes généralistes édictés par la tradition nipponne ; je les balance dans un tel cas (et certains autres aussi). Fabriquer un arbre bien propre sur lui, bien policé, bien ordonné serait une erreur impardonnable.
J’opte donc pour un fouillis contrôlé.
Il y a deux branches assez importantes et qui sont encore raides. Chaque année, je reviens lentement sur leur longueur pour qu’elles prennent un beau virage construit sur une pousse en amont (à venir)
je remarque plutot, sur les catalogues Kokufu et sur les grandes expo européennes, que les Japonais sont plus conservateurs que les Européens en terme de branches mal placées ou en excès.
Les exemples ne manquent pas et Nejikan (chaine YT) a aussi constaté de visu, au Japon, qu’il y avait des arbres qui dérogent aux prétendues règles japonaises importées en France y’a un bail.
Mais c’est pas moi qui vais te faire changer ton logiciel : il est dans ta tête pour toujours
Concernant ton arbre, je prendrais sans hésiter la face N°2 car beau shari et beaux mouvements du tronc.
Niveau mise en forme, j’essaierais juste de haubaner la 1ere branche de gauche vers le bas. (sur cette photo 2)
tu penses auxquels ? quand je vois les dernières photos de la Taikanten, les prunus sont plutôt sauvage, et je serait bien incapables de voir un schéma qui se répèterait selon un principe. Juste du bon sens… conicité, mouvement, occuper l’espace, des vides…
photos emprunté au profil facebook de Gakusei Katsumura :
Ce n’est pas un arbre sauvage ça, sa construction est lisible, classique.Le spinosa est particulier c’est un arbre avec une nature rebelle.Le mettre en forme de façon classique c’est le dénaturer, lui enlever son âme.Moi j’estime qu’il faut ici savoir composer avec sa spécificité, son motif.
Il y a quand même un truc qui me chagrine… C’est que la majorité d’entre vous, qui avez une loooooongue culture du bonsaï n’ayez pas, avec le temps, compris qu’il y avait des exceptions à toutes les dites règles (tacites au Japon) dans le monde du bonsaï.
Les prunus sont typiquement ceux qu’ont ne peut (et que le ne doit pas ?) traiter comme un feuillu « classique », du genre palmatum… Parce qu’un prunus, naturellement n’est pas et ne fonctionne pas comme un palmatum.
Ou bien souhaitez vous encore enfoncer des portes ouvertes le torse bien gonflé ? ça ou Alzheimer, peut être ?
Il y a plus de 20 ans que le regretté Thierry Font disait : « Fait un chêne qui ressemble à un chêne ».