J’ai récupéré ce Douglas dans la forêt il y a quelques années. Cette année je m’en occupe, j’ai déjà taillé des branche, et je l’ai bien engraissé, il fait plein de nouveaux bourgeons.
Voici mon dessin, projet initial (je suis pas bon dessinateur, no clash )
J’avais au départ en tête de courber la branche principale vers le tronc, et entièrement découvrir les pics de bois mort. Donc si je m’en tiens à ce plan, les branches plus proches du collet vont dégager. Mais je n’ose pas prendre ce chemin de peur de m’enlever des possibilités. Surtout que la branche principale est déjà bien épaisse
Je cherche d’autres idées pour bien mettre en valeur les parties mortes. Si vous avez des suggestions je suis preneur !!
Je recherche aussi des conseils sur la gestion de la ramification, je vais devoir le pincer cette année où le laisser tranquille ? Les aiguilles sont aussi assez grosses, je me demande si ça va se réduire…
J’ai été un peu mal informé par Bonsaï Mirai qui met en photo des arbres d’exception avec un feuillage hyper fin. Je sais pas à quel point c’est mensonger
Un peu des deux, peut-être que certains maîtrisent l’espèce et que d’autres comme moi s’y sont mal pris pour l’aborder, il y a peut-être des trucs spécifiques à connaître pour bien la réussir.
The biggest indication a Douglas fir bonsai tree has recovered from any substantial activity—styling, repotting, or collection processes—is when mature buds begin to form on old wood independent of where the needle mass exists.
This activity means the Douglas fir tree has enough of a root system to sustain itself.
Condensé traduction de la page : un douglas en bonne santé bourgeonne un peu n’importe où sur vieux bois, même sur le tronc. Tailler en début de printemps jusqu’aux bourgeons dormants, l’année prochaine ils donneront une pousse. Si c’est fait trop tard, une année est perdue. L’hiver pour le Douglas commence tôt en automne. Il n’aime pas le trop plein d’eau, et préfère un sol sec plutôt que trempé.
En bonus, un de leurs arbres avec un bel estoc, difficile à mettre en valeur je trouve :
Pliage avec les moyens du bord, fil de fer en guise de hauban, branche bien emmitouflée dans une manche de chemise, avec un peu de fil d’alu pour maintenir le tout (surtout psychologique à mon avis). J’hésite à plier plus encore, et à ligaturer le reste mais je manque vraiment d’expérience
Pour le hauban, j’ai percé légèrement le pot, et passé le fil de fer, puis petit à petit raccourci. La branche est protégée à l’autre extrémité par du coton
Mon nouvel objectif, avec un dessin moins enfantin, je sais pas si la pliure est possible sans une autre méthode :
On voit que la branche part naturellement vers le haut donc pour les futures torsions, autant aller dans le sens du bois et de l’ arbre cela permet de se servir de lui et ne pas aller contre lui.mais aussi le projet serait donc different.
Le racinaire est implanté dans un mélange perlite/pouzzo/terre d’origine de l’arbre (plutôt terreau en effet), c’est pas tip top c’et sûr. Je suis du genre à laisser ce qui pousse à la surface, et à le tailler, ici c’est un jonc qui a poussé, avec une graminée assez jolie
J’ai mis une motte de terre parce que les poules me défoncent la surface dès que l’arbre touche le sol. Là dessous, de souvenir, il y a un collet qui ressemble à un gros radis tout moche, donc pas de nebari comme sur mon dessin pour l’instant. Je regarde ça en détail demain
Je suis d’accord la courbe n’est pas assez franche, et j’aimerais plus que ça s’approche de mon dessin. Mais je n’ose pas être plus agressif, j’ai vraiment l’impression d’approcher de ses limites. Eventuellement, la torsion peut se faire progressivement durant la saison de pousse ? Histoire que les fibres prennent le pli petit à petit ?
pour moi, avant la mise en forme, le plus important est le substrat et le racinaire.. D’habitude, on met d’abord l’arbre dans du drainant, en laissant un coeur de motte par sécurité, on laisse pousser, reprendre.. Et ensuite, quand l’arbre a bien repris, avec des racines fortes qui poussent bien dans du drainant, arbre bien fixé dans son pot, on peut mettre en forme.
Niveau torsion, le fil que tu utilises n’est pas trop fin ? Il en existe du 5 voire 6mm
Le substrat terreux que l’on voit sur les photos c’est pour protéger de mes poules temporairement. Le substrat actuel est ce qu’il y a sur la deuxième photo, de la pouzzo grossière, de la perlite et un peu de terre de la zone de prélèvement. Il est dans le conteneur depuis 2023 et a fait des racines jusqu’au bas du pot à travers les trous de drainage
Pour le fil d’alu, c’est le max que j’ai en fil d’alu, mais je comptais surtout sur le haubanage pour faire le travail et je voyais plus ça pour maintenir les fibres de la branche et la consolider pour éviter une casse. Peut être est-ce inutile
Premier essai de mise ne forme, pas évident de rendre ça beau. La partie sous la courbure est trop droite pour l’instant mais j’ai un hauban tout en bas qui bloque l’opération de flexion
Suis-je satisfait de moi ? Pas vraiment, mais c’est un premier jet, et j’ai besoin de plus de feuillage !
Les deux barres de fer servent à garder la courbe sur le plan des trois pics. Sinon, la flexion naturelle forme une spirale. Cela me fait penser à une chose : si l’on prend des fibres alignées et que l’on souhaite les courber, on va chercher à les torsader. Je me demandais si une torsion était possible en fendant la branche tout le long d’une ligne de la même forme qu’une ligature, puis effectuer une torsade, au lieu de fendre le long d’une droite parallèle à la branche en position initiale et courber sur le plan sans torsader. Comme les roues d’une voiture qui ne pourraient pas tourner dans un virage sans différentiel, là les fibres à l’extérieur de la courbe ont un trajet plus long que celles à l’intérieur.