Une année à ceps sur France Inter.

Merci Julien pour ce lien Sur France Bleu et ces extraits. Ils semblent répondre à mes interrogations .

 

 

Pour ma part, ce n'est pas la première fois que j'entends ou lis que les mycorhizes peuvent être temporairement contreproductives pour l'arbre. Mais j'imagine que sur le long terme, les champignons comme l'arbre y trouvent forcement avantage.

J'ignorais tout du premier point que tu évoques.

Je m'en veux de ne pas avoir eu l'idée d'interroger la variabilité du processus dans le temps.

 

Pour ce qui est du processus d'entraide proprement dit entre les mycorhizes et les végétaux , l'article en lien ne m'a pas appris grand chose que je ne savais déjà

 

Tiens Julien est de retour. Il est rancuniè ce petit garçon… avant de donner des leçons d’orthographe aux autres relis tes posts! Je n’écris plus grand chose sur ce forum mais avis aux modos, si ça repart gratuitement sur des débats personnels je vais simplement arrêter de m’exprimer, cela m’embêterai car c’est le seul forum qui reste actif.

Sur les symbioses mycorhiziennes, on peut se poser la question de la mise en place initiale de la symbiose, et un scénario de parasitisme bénéficiant aux deux s'il est assez équilibré est le plus facile à concevoir. C'est ce qui explique que dans certaines circonstances il peut tourner à l'avantage exclusif d'un des partenaires, par exemple https://en.wikipedia.org/wiki/Myco-heterotrophy

Ama, un autre  bon exemple est Elysia chlorotica https://fr.wikipedia.org/wiki/Elysia_chlorotica Clairement, c'est un parasitisme du mollusque sur les chloroplastes, mais qui possède certains des caractères retrouvé dans l'endosymbiose des chloroplastes dans les cellules eucaryotes.

Intéressants ces liens, merci

Sinon, sur ce que rapporte Julien, je retrouve un peu (le peu de ) ce que j’ai appris et la façon que j’avais de voir les choses.

A savoir que; peu être que la relation tourne ponctuellement en faveur du champignon, mais que sans lui, vis a vis du manque d’eau, les choses auraient été plus compliqué pour l’arbre.

Oui très intéressant lanig, jolie l’Élysie émeraude! Toujours fascinant de découvrir les liens inter-espèces et leur fonctionnement.

Sur les symbioses mycorhiziennes, on peut se poser la question de la mise en place initiale de la symbiose, .

J'aime bien quand la discussion s'ouvre de manière pertinente.

Merci pour ces liens sur la mycohétérotrophie et aussi sur le transfert horizontal de gènes. Ce dernier point est fascinant .

J'ai vaguement en mémoire un documentaire ARTE qui relatait la genèse de l'œil à partir de - autant qu'il m'en souvienne - capteurs de lumière, eux-mêmes développés à partir de chloroplastes. C'est confus, mais ça me semblait extraordinaire…

peut être celui là : https://www.arte.tv/fr/videos/086940-000-A/les-algues-des-pouvoirs-insoupconnes/ à 43min40, à moins que ça soit encore une autre technique.

Content de te revoir sur le forum Lanig :spb95:

L'article sur Wikipédia est plutôt bien rédigé, il est noté que : La relation mycorhizienne est de type symbiotique, mais un déséquilibre dans la relation peut être induit par une faiblesse de l'un des deux partenaires, l'association pouvant alors glisser le long du continuum mutualisme-parasitisme Le champignon peut alors aussi contribuer à recycler la nécromasse de son hôte, au profit de leurs deux descendances.

 

Il existe en fait un continuum de relations entre les partenaires, de la symbiose au parasitisme en passant par la saprotrophie (la nature de la relation est descriptible en fonction du rapport coût/bénéfice). Il peut arriver que cette symbiose se retourne en décomposition saprophyte du bois mort.

Dans tous les cas, et dans le cas qui nous intéresse, l'arbre profite des mycorhizes en bénéficiant de son réseau mycélien qui lui apporte l'eau qu'il ne pourrait absorber. Sans le réseau mycorhizien l'arbre serait certainement mort ou du moins plus affaibli.

Un autre article scientifique :

https://www.swissinfo.ch/fre/quand-le-champignon-prot%C3%A8ge-son-arbre-de-la-s%C3%A9cheresse/42427518

Vous trouverez aussi une multitude de connaissances sur le site de l'INRAE.

 

En revenant aux champignons, les cèpes, en 2017 France info disait : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/secheresse-annee-noire-pour-les-champignons_2448714.html

Franchement la pousse des champignons est tellement tributaire de la météo, dire que l'année sera exceptionnelle, ne fait pas très sérieux! La pousse des champignons n'est pas conditionnée que par la météo passée, mais surtout par celle a venir! Et la quantité d'eau nécessaire n'est pas la même dans le nord des landes ( où ce monsieur a sa boletiere) que quelques km au sud des landes où les sols sont plus lourds et se refroidissent plus vite une fois humide...

c'est ce que dit ce monsieur (Frédéric Placin) : l'année sera exceptionnelle, mais pour cela il faut qu'il pleuve en quantité. donc je comprend que si les conditions futures sont bonnes, les conditions passées permettront une année exceptionnelle. Les conditions passées offrent donc un potentiel largement supérieur à une année classique, ce qui parait logique, si les champignons sont chargés à bloc en sucre, il vont pouvoir fructifier à foison avec de bonnes conditions. Je ne vois pas vraiment ou est le manque de sérieux.

Un sol lourd se refroidit (ou se réchauffe) moins vite qu'un sol sableux et a besoin de beaucoup plus de pluie pour se réhydrater.

peut être celui là : https://www.arte.tv/fr/videos/086940-000-A/les-algues-des-pouvoirs-insoupconnes/ à 43min40, à moins que ça soit encore une autre technique.

J'ai vu le passage que tu indiques. Il s'agit de redonner de la vue en implantant des capteurs de lumières issus d'algue dans l'oeil avec un camion viral. C'est intéressant

Ce n'est pas du tout le documentaire que j'avais en mémoire . Le mien ne décrivait pas de technique mais décrivait l'évolution (Darwin) des organes de la perception lumineuse, puis de la vision depuis les chloroplastes primitifs jusqu'aux yeux de mouche, de lynx, d'homo sapiens en passant par les méduses qui captent elles aussi la lumière. Il me semblait qu'au départ de cette évolution il y a transfert horizontal de gènes végétaux dans des cellules eucaryotes.

 

Je trouve que ce débat tourne au coupage de pieds de mousserons en rondelles.

En fouillant Internet, j'ai remarqué que M. Placin figurait un peu comme monsieur Soleil des cèpes, les médias lui ayant déja demandé ce qu'il pensait de la cueillette 2021, question à laquelle il avait fait une réponse de normand.

Ce monsieur a peut-être une démarche sérieuse, mais les journalistes en font une tambouille peu glorieuse, au final.

Je vois aussi qu'il est très attaché à faire valoir ses travaux scientifiques, notablement plus que la majeure partie des chercheurs. http://fplacin.free.fr/index.php?page=pro/these&lg=

 

Perso, si M.Placin a vraiment dit qu'il comptait sur une récolte de 200kgs à l'hectare, je ne le crois pas.

 

Je ne prétends pas être un spécialiste du cèpe (encore faut-t'il savoir duquel on parle...) mais le plus grand boletus édulis que j'ai trouvé pesait 1kg730, et ma plus grosse cueillette a été de 37kgs en une journée, cela pour dire que je me suis assez bien occupé du sujet pour avoir une opinion là-dessus, et sur ce que représentent les 200 kgs en question, répartis sur un seul hectare, fussent-t'ils sur la longueur d'une saison.

 

La pousse des champignons, bolets ou autres, est tellement tributaire de conditions locales que faire une quelconque prédiction de cueillette est complètement fantaisiste.

Après, on peut évidemment s'intéresser à la biologie des mycorhises, mais par un biais plus pertinent que ce tapage.

Pourtant les modèles météo existent pour le cèpe :wink: un programme informatique qui, a partir des données météo, donne des prévisions de quantité et de date de pousse.

Perso je ne l’ai pas vu, mais ma copine qui brasse pas mal de modèle météo, a vu…l’homme qui à vu l’homme qui a vu l’ours…euh, le fameux modèle xD

Sinon +1, 200 kg hectare ça me semble un peu onirique… Mais bon moi aussi des fois je pars pêcher en disant « aujourd’hui je table sur un silure de 180 kg » lol

Bah, à partir de 100kg, on ne s'embête plus à les peser, les silures, comme les cèpes :)

Pour les cèpes je pèse TOUJOURS !!

Et pour le silure…jamais…ça se mesure un silure lol! Mais pour 180kg, a la louche, je dirais qu’on frôle les trois mètres ^^

Bref, désolé pour la digression…

La dernière fois que j'en ai vu un gros, c'était au lac de Salagou.

Je me suis bien marré, car le gars était en float tube et il s'est fait promener par le poisson pendant 3/4 d'heure.

Désolé pour la disgression  ;)

 Il me semblait qu'au départ de cette évolution il y a transfert horizontal de gènes végétaux dans des cellules eucaryotes.

 

Je pense que c'est une confusion. Il semble bien qu'il y ait une parenté de tous les photorécepteurs chez les  « animaux » mais sans transfert de gènes d'origine chloroplastique.