Un petit nolivier

Si le tranchant d’un rognon raye le verre, c’est du silex.

j’e vais en peter un petit bout pour vérifier .

sinon une autre pierre “a trou” sympa mais pas simple a utilisée .

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Sacré joli travail , félicitation c’est magnifique . Quant au trou rond peut être que de la mousse vivante au dessus du substrat pourrait donner un peu de naturel à la composition , sauf si bien sur ton projet est de trancher entre le naturel de la pierre qui est magnifique et la marque de l’humain par ce trou rond .

Bonsoir ,en effet l’effet « rond » est voulut.alors plusieurs explications à mon choix :

Je voulais garder l effet reflet vert de l’ olivine sur un maximum de surface ,il faut Aussi prendre en compte le fait que cela reste un olivier et une pierre de petite taille.

Dans la nature l’ olivine ne présente pas de « trous » comme on peut en trouver sur d autre roches .

Je l’ ai travaillé pour être posé sur ma table extérieur,je suis parfaitement conscient que cela sort des codes .il faut le voir comme un pot en pierre peut-être.

Bonne soirée à vous .

Ce n’est pas de l’olivine, c’est de la serpentine.

Très jolie pierre au demeurant :slightly_smiling_face:

effectivement ‘j’ai confondus , persuadé que cela s’appelais de l’olivine serpentine a tort .cela m’a permis de localisé l’affleurement dont on m’avait parler dans le 06: il se situe près de Puget thenier .

voila le petit nolivier en place sans son pot

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Cela ne manque pas de charme, même si ce n’est pas dans les codes actuels du bonsaï.

Mais bon, quand on regarde les plus vieilles gravures représentant cet art dans le Japon ancien, on ne voudrait plus des pots en forme de vases de nuit utilisés à l’époque.

La serpentine a été une pierre ornementale longtemps exploitée, et moins en vogue maintenant, qui a donné l’expression ‘vert antique’ et utilisée abondamment dans la décoration des palais, à l’instar du porphyre qui en donnait les tons de rouge.

Le bloc que tu montres est d’une belle couleur bleutée, pas forcément la plus courante.

J’avais un vague souvenir d’un truc bizarre à propos de la serpentine.

Après vérification rapide, voilà ce qu’en dit Wikipédia:

“Les sols riches en produits de dégradation de la serpentine sont toxiques pour beaucoup de plantes, par leur teneur élevée en nickel, en chrome et en cobalt. Ces sols présentent en outre une faible teneur en potassium et en phosphore, ainsi qu’un faible rapport calcium/magnésium qui affecte la croissance des plantes.”

En exemple, on a le puy de Wolf, en France, sur lequel ne pousse pas grand chose: https://www.tourisme-aveyron.com/fr/diffusio/sites-naturels/puy-de-wolf-firmi_TFO089126896119

Mais bon, de là à ce que cela intoxique ton olivier, il y a peut-être une bonne marge.

Il y a sans doute un lien entre ma pratique de la sculpture et ma façon d’aborder le bonsaï, mais ce lien n’est pas une recherche de mélange ou de transposition directe. Ce qui m’attire avant tout, c’est la rigueur et la tradition que les Japonais ont su conserver dans leurs pratiques, quelles qu’elles soient.

Lorsque je travaille sur un netsuke, par exemple — qui est une forme de sculpture japonaise extrêmement codifiée — je respecte scrupuleusement les règles, les proportions et l’esprit de cette tradition. Je ne cherche pas à en sortir, car il n’y a aucune raison de le faire dans ce cadre précis. C’est exactement la même chose lorsque je me suis intéressé à la forge et aux couteaux en Damas, ou plus tard à la sculpture : ce respect du cadre traditionnel est quelque chose qui me parle profondément.

Dans le bonsaï, c’est la même chose. La tradition japonaise constitue une base solide, une référence, une source d’inspiration. J’y puise des éléments, une sensibilité, une manière de regarder l’arbre, mais cela reste une inspiration, pas une volonté de copier ou de reproduire à l’identique.

Il y a cependant une réalité très concrète à prendre en compte : le temps. J’ai aujourd’hui 63 ans, et je suis parfaitement conscient du temps dont je dispose devant moi. Le bonsaï est une pratique qui s’inscrit sur le long terme, parfois sur plusieurs décennies, et cette donnée influence forcément ma manière de travailler.

C’est aussi pour cette raison que je ne suis pas particulièrement attiré par des arbres déjà construits. Ce n’est tout simplement pas ma façon de faire. Je préfère travailler à partir de petits sujets, accompagner leur évolution, et chercher une cohérence globale entre l’arbre, le support, et l’esthétique que j’essaie de construire avec lui, en tenant compte à la fois de l’histoire de la pratique et de mes propres contraintes.

Je ne cherche donc ni à sortir des codes ni à les provoquer, mais à avancer de manière cohérente, respectueuse, et consciente, à la fois de la tradition et du temps dont je dispose.

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Bonjour Briseroches,

Ça m’intéresse, pourrais-tu nous montrer tes réalisations de netsuké ?

Peux-tu nous en dire plus de ces codes qui régissent leur réalisation ?

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Bonjour à tous,

Alors, en réponse à ta question, une première chose importante que je tiens à préciser afin d’éviter toute équivoque : je ne vends rien. Je sculpte par passion et j’expose régulièrement.

Concernant les netsuke, les codes de fabrication découlent avant tout de leur fonction utilitaire, ce qui les rend finalement assez logiques et relativement simples à comprendre.
À l’origine, les kimonos n’étant pas équipés de poches, les Japonais utilisaient des bourses fermées par des lacets de cuir, qu’ils enroulaient autour de leur ceinture (obi). Le netsuke, fixé à l’extrémité des lacets, faisait alors office de contrepoids.

Pour cela, les netsuke étaient généralement de petite taille, entre 3 et 5 cm. Ils présentaient une forme compacte et arrondie, sans fragilité, et possédaient deux trous obligatoires destinés au passage du cordon. Ces trous étaient le plus souvent pratiqués sous la base de la sculpture, de manière à rester discrets.
Du fait de leur usage, les formes devaient rester douces et non agressives, tout en étant très détaillées. La pièce est travaillée en ronde bosse, avec une recherche du détail très poussée, sans jamais perdre de vue qu’elle est destinée à être manipulée en permanence. Elle doit donc être relativement solide.
Les matériaux employés étaient le plus souvent l’ivoire (éléphant ou mammouth) ou des bois très durs. La patine joue un rôle fondamental : elle fait partie intégrante de la fabrication d’un netsuke. La pièce est généralement signée de manière très discrète, sous la base, à proximité des deux trous.

Pour l’aspect historique, les netsuke apparaissent au Japon à l’époque Edo. Ils sont donc directement liés au kimono, qui ne possédait pas de poches. Probablement objets utilitaires assez simples à l’origine, ils sont progressivement devenus de véritables objets sculptés, dans lesquels se mêlent artisanat, symbolique, humour et de nombreux thèmes iconographiques.

La pièce que je te présente ici est la reproduction d’un grand classique du netsuke : un rat tirant une tortue.
La tortue représente la longévité, la stabilité et le temps long, tandis que le rat symbolise l’intelligence, l’opportunisme, et il est également le premier signe du zodiaque japonais. Dans cette sculpture, le rat tire la tortue : cela exprime le mouvement, la nervosité et l’intelligence du rat face à la rondeur et à l’inertie apparente de la tortue.
C’est une sculpture qui a été pensée, dès l’origine, spécifiquement pour le netsuke, et non l’inverse. C’est une pièce relativement complexe, qui se lit entièrement en trois dimensions, tant dans sa conception que dans sa manipulation.

Lorsque je travaille des pièces beaucoup plus contemporaines — je vais t’en montrer trois, qui constituent le début d’une série de huit — les dimensions restent proches, environ 6 à 7 cm de haut. Elles sont destinées à être manipulées de la même façon, mais ne répondent plus à la fonction traditionnelle du netsuke, celle-ci ayant disparu. Elles ne sont donc pas à considérer comme des netsuke au sens strict.

Sparky, pour la série V8 (ivoire de phaco)

Un second exemple de mon travail, plus proche de l’étude, est la reproduction de la Dame de Brassempouy en ivoire de mammouth. Cette petite sculpture possède deux trous à sa base, et je la porte en permanence dans ma poche, fixée par un lacet. C’est un objet très symbolique pour moi, qui a perdu sa fonction de contrepoids, mais dont l’usage impose malgré tout des codes de fabrication très proches de ceux du netsuke japonais.

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C’est beau tout cela! Chapeau! J’habite juste a coté de Brassempouy, j’ai travaillé pendant 4 ans sur l’aménagement de l’'archéoparc et du site des grottes.

Ben si… sur Art Majeur par exemple.

Pourquoi s’en cacher?

Surtout que tes réalisations valent le détour!

non j’ai tenté art majeur sans succès il y a quelque années en arrière.il y a prescription .j’ai vendus mes couteaux pendant une quinzaine d’année ,je n’ai aucun soucis avec cela , a la retraite depuis un an je ne sculpte plus que par passion. Mais je continues a exposé lorsque l’occasion se présente .

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