Tout sur l'eau

 

difficile d’avoir un chiffre exact je pense. 

D'autant plus qu'on peut dire 200L, 2000L ou 20000L, ça a le même effet. Tout le monde s'en fout, tout le monde est blasé.

 

Le plus étonnant c'est que la majorité ici se concentre sur l'emprunte hydrique des aliments, alors que cela ne constitue qu'une seule page du hors-serie de "Courrier International" sur les cinquante du dossier.

C'est-y parce que j'ai mis en avant ce point spectaculaire ?

Je n'aurais peut-être pas du...

Toujours la fâcheuse tendance à regarder le doigt quand on montre la lune

 

Non, non, Ce hors serie est une mine d'informations. De plus le genre adopté, celui de l'atlas, et qui n'est pas sans rappeler l'excellente émission "le dessous des cartes" me plait particulièrement.

On essaie juste de répondre à ton quizz, et si en passant on arrive à comprendre ce qu’est une emprunte, ce sera toujours ça de gagné.

Et vous avez songé au gaspillage d'eau du fait de la pratique du bonsaï?! La faible contenance des pots implique un arrosage intensif en été avec une perte considérable par les trous de drainage!

 

Bon trêve de plaisanteries. En fait je trouve beaucoup plus choquant de déféquer dans de l'eau potable (je le fait pourtant tout les jours sans avoir le choix vu que je vis dans un immeuble en ville), que de bouffer à maqueuedonald.

 

Pourtant il devrait bien être possible de recycler les eaux ménagères (vaisselle, lave-linge, nettoyage de légumes, douche, nettoyage des véhicules...) en eau pour les wc. Donc à mon sens un vrai faux-problème que celui de l'usage de l'eau en élevage.

 

Je pense que beaucoup de débats qui jettent un discrédit moral sur monsieur tout le monde (qui mange de la viande, qui fait ses courses au supermarché sans éplucher la provenance des produits mais en regardant son budget, qui se lave tout les jours...) ne fait que masquer les véritables problèmes écologiques, et surtout les moyens à mettre en œuvre et à quel niveau.

 

On sait bien maintenant que l'agriculture intensive n'a pas été le fait des agriculteurs, mais une volonté politique de produire en masse et qui sans doute répondait en parti à un besoin... Dès lors, ne cherchons pas à culpabiliser celui-ci ou celui-là, mais cherchons des solutions réalisables dans un effort soutenable. Quand on lit La révolution d'un seul brin de paille de Fukuoka, on a vraiment l'impression qu'il y a en filigrane un plaidoyer de faignant dans le bon sens du terme, dans le sens de simplicité. Le but semble être de favoriser la nature de telle manière qu'on puisse faire notre cueillette, et d'éviter de la ployer avec des moyens astronomiques pour la rentabiliser à font pour justement financer ces mêmes moyens astronomiques.

 

L'enjeu de l'écologie au fond, ce n'est pas tant de sauver la biodiversité, les espaces sauvages, la faune, la flore, etc... C'est de nous sauver de nous-même car nous avons besoin de toute la biodiversité et d'un écosystème viable pour vivre décemment.

 

Du coup, pour ce qu'il en est de la consommation d'eau, les nouvelles constructions ont-elles un réseau où l'eau des éviers sert aux toilettes pour souiller le moins d'eau possible et désengorger nos stations d'épuration? Est-ce réalisable techniquement? Si quelqu'un à la réponse, vraiment ça m'intéresserait de savoir, la logistique plomberie ce n'est pas mon domaine du tout...

C’est mon rêve ton truc. Un simple bouton que tu pousses et l’eau part dans un système de récupération Ou vers le système d’assainissement. (Pour l’eau de la douche  sans savon, la petite commission, les rinçages dans l’évier...)

 

plus le droit d’arroser chez moi. Je récupère tout ce que je peux dans l’évier. C’est fou la quantité...

Et vous avez songé au gaspillage d'eau du fait de la pratique du bonsaï?! La faible contenance des pots implique un arrosage intensif en été avec une perte considérable par les trous de drainage!

 

Bon trêve de plaisanteries. En fait je trouve beaucoup plus choquant de déféquer dans de l'eau potable (je le fait pourtant tout les jours sans avoir le choix vu que je vis dans un immeuble en ville), que de bouffer à maqueuedonald.

 

 

Hors plaisanterie, pour le bonsai, on peut modifier ses étagères pour récupérer l'eau d'arrosage et la faire passer par une distillerie solaire pour retirer les sels et impuretés avant de la réutiliser. Par contre c'est pas nécessairement beau et ça prend de la place. En pratique, je ne me prends pas la tête et le jardin profite de l'excès d'arrosage... pour revenir sur un principe clé de la permaculture: réutilisation de l'excédent d'un système, J'utilise maintenant environs 100 litres par passage sur mes arbres, avec une alternance entre eau de pluie et eau de puits. A terme, je pense effectuer une séparation des circuits de la maison... un circuit eau potable et un circuit eau non-potable en entrée, un circuit eau grise et un circuit eau noire en sortie. L'avantage de ne plus habiter en immeuble en ville est d'ouvrir ce genre de possibilités.

 

Pour l'utilisation de l'eau potable dans les toilettes, non seulement ça n'a aucun sens... mais en plus ton corps sépare les solides et les liquides quand tu es en bonne santé. C'est vraiment débile de les re-mélanger après le "tri sélectif".

 

On sait bien maintenant que l'agriculture intensive n'a pas été le fait des agriculteurs, mais une volonté politique de produire en masse et qui sans doute répondait en parti à un besoin... Dès lors, ne cherchons pas à culpabiliser celui-ci ou celui-là, mais cherchons des solutions réalisables dans un effort soutenable. Quand on lit La révolution d'un seul brin de paille de Fukuoka, on a vraiment l'impression qu'il y a en filigrane un plaidoyer de faignant dans le bon sens du terme, dans le sens de simplicité. Le but semble être de favoriser la nature de telle manière qu'on puisse faire notre cueillette, et d'éviter de la ployer avec des moyens astronomiques pour la rentabiliser à font pour justement financer ces mêmes moyens astronomiques.

 

 

 

Deux possibilités distinctes avaient été étudiées pour augmenter la production à la sortie de la guerre... l'agriculture intensive qui a été choisie et une agriculture moins intensive mais avec une plus grande mécanisation et des plus grande surfaces. Comme tu le soulignes, c'était un choix politique et les agriculteurs n'ont fait que suivre la politique agricole choisie. Fukuoka, Mollison, et Holmgreen ont démontré qu'il y avait d'autres choix disponibles.

Wow Meushi! Tu m'épates! Et ça me fait bien plaisir (au moins sur le principe) que ce soit possible. Il me semblait bien aussi... Bien sûr réviser les systèmes de plomberie de villes entières serait une colossale entreprise. Mais, peut-être que pour des collectivités plus réduites et surtout pour les nouvelles constructions, ça devrait être une priorité en matière d'eau.

 

Une autre possibilité pour l'eau grise qui me fait rêver, c'est le lagunage, mais là c'est l'attrait de la tourbière et du bassin à poisson.

 

Je note Mollison et Holmgreen que je ne connais pas. Je vais pouvoir me renseigner...

 

Toujours dans l'idée de la dynamique de l'eau mais à un autre niveau, la question paysagère me préoccupe aussi. On sait parfaitement comment la strate arboré remonte l'eau de surface pour la réinjectée dans l'atmosphère et que cela est régulateur de micro-climat voir du climat tout court suivant les stations. Or, étant jardinier dans les environs de Nice, je vois que les arbres ne cessent de perdre du terrain d'une part du fait de l'urbanisation, d'autre part, dans l'urbanisme lui-même, pour de triviales commodités (coupes drastiques et répétées jusqu'à la mort pour la vue mer!). Et je ne parle pas des plantations en nouvelle construction où l'on peut voir de jeunes faux poivriers ou pins parasol plantés en rez de jardin à 3-4m de la façade. Des arbres condamnés à moyen terme.

 

J'ai toujours en tête la nouvelle de Giono L'homme qui plantait des arbres, et ça me fait un pincement au cœur.

 

Je crois qu'un des problèmes majeures de notre société est le fait que ce ne sont pas toujours ceux qui ont la connaissance requise pour l'entreprise qui sont consulté.

Ooops, je deviens platonicien!

À condition que tu le pisses dans le même bassin versant, pour que cela ne soit pas une consommation.

M'en fout, je consomme jamais d'eau moi, que de la gnôle de figues de barbarie... peut importe où je pisse, c'est de l'intrant!