Quelques plantes

Bonjour,

Peut-on réellement les appeler des Kusamono ?Puisque l’essentiel des plantes que je possède qui ne sont pas des arbres sont des succulentes. Les canons traditionnels de cet art jugeraient que non.

D’ailleurs, elles n’accompagnent mes arbres que sur leurs étagères pour le moment. Je n’ai pas encore d’arbre assez aboutis pour parler de bonsaï, ni même les présenter comme tels, avec leur plante d’accompagnement.

Pour l’instant, elles me gratifient surtout d’un beau printemps !

Pourquoi des succulentes et surtout des sédums ? Simplement par simplicité (ou fainéantise d’en faire plus :face_with_hand_over_mouth:). Mais aussi pour la palette de formes et couleurs que l’on peut y rencontrer. C’est très facile à bouturer. Un morceau ramassé au détour d’une promenade, sur la rive d’un lac alpin, un toit à Rome, une balconnière à Venise, sur un trottoir devant le boulot, etc. Enfin, la terrasse de mon appartement est exposée sud/ouest, les plantes de humidifères demandent une attention particulière qui n’est pas forcément compatible avec ma vie pro/perso.

J’aime la philosophie du kusamono, moins stricte que celle du bonsaï. C’est aussi un excellent moyen de découverte. Cela permet d’apporter un autre regard sur bon nombre de plantes que j’aurai pu penser insignifiantes avant mais qui sont finalement belles, riches de fonction et de détails amusant ou incroyables. (Les sédums sont fascinants par leurs capacités d’adaptation et leur sobriété.) Cela enrichit mes connaissances botaniques et ne fait que décupler mon envie d’en connaître encore plus.

Je présenterai dans cet humble post les quelques plantes, grasses ou pas. Qui accompagnent mes arbres et décorent ma terrasse.

Ce premier, Sédum palmeri, le premier récolté et celui qui a allumé la mèche des sédums/plantes d’accompagnement/kusamono.

Le fameux cité plus haut, issu d’un morceau tombé d’une balconnière lors d’un voyage à Venise il y a des années.

Il était en fleurs il y a peu encore. De belles hampes florales jaunes.

Rempoté cette année dans un pot maison. Le premier aussi, fait d’une argile récoltée sur le chantier d’un lotissement à côté de chez moi et cuit dans un four de traitement thermique dans mon ancien boulot. Fissuré au séchage, je l’avait percé pour y installer un renfort de fil de cuivre recuit qui, je l’espère, se patinera avec le temps et laissera une trace sur le pot comme on peut observer au pied des statues en bronze dans les parcs.

Ce pot et également à l’origine d’une autre passion pour la poterie et surtout la poterie bonsaï, que je pratique occasionnellement.

J’attache donc une grande importance à ce sédum.

Est-ce vraiment un sedum ?
Ne serait-ce pas plutôt une des nombreuses variétés de Phedimus spurius ( orpin bâtard) ?

Le second, pas un sédum, Delosperma cooperi ou pourprier de Cooper, une variété à fleurs blanche/rosées. Mon second pourprier (le premier, une variété à fleur violette, n’est plus en fleurs).

Trouvé dans un bac à fleur en béton sur le tarmac d’un aérodrome amateur sur l’île d’Oleron. Un morceau récupéré et bouture ici encore.

Celui-ci est dans un pot somme toute banal, une cassolette Fleury Michon percée en son fond.

Ses feuilles étaient vertes lors du prélèvement du morceau originel, il rougit depuis une petite année. Je ne sais pas dire quels sont les mécanismes qui font rougir les succulentes. Mais c’est joli !

Lors de ma recherche tout m’a orienté vers sédum palmeri. J’en suis certain.

L’orpin batard est vert plus foncé et présente des feuilles légèrement dentelées.

Je pencherais plus vers Mesembryanthemum nodiflorum.

Bonjour,

Un troisième, ramassé sur un trottoir devant le boulot. Sédum dasyphyllum, orpin à feuilles épaisses.

Il est installé dans un pot maison. Fait de la même argile que celui plus haut. Obtenu par moulage de barbotine. J’avais moulé un pot de flan vanille/caramel d’une célèbre marque.