Quoi de mieux qu’une petite séance de prises de vues pour tuer le temps à récupérer du Covid ?
Ce matin j’ai jeté mon dévolu sur un de mes prunelliers qui a très peu évolué cette année. Il est resté KO dans les cordes après une attaque de pucerons aussi puissante que fulgurante au mois d’avril dernier. Rien de mortel.
Je profite donc de cette pause de croissance pour revenir sur un détail de sa structure : c’est le vestige d’une ancienne branche.
Cela tient du « Jin » (moignon de branche morte sans écorce). Mais ce pourrait tout aussi bien être vu comme un « Uro » (裏炉) (un trou à hibou à l’emplacement d’un nœud). C’est une forme de bois mort que j’affectionne parce qu’elle est parlante. Elle évoque instantanément un abri pour un oiseau ou un écureuil.
De quoi cet « Uro-Jin » est-il le fantôme ?
En observant cette photo de l’arbre dans son environnement d’origine (2015), on s’aperçoit qu’il correspondait à la base de la partie qui était la plus importante de l’arbre.
En 2017, après le prélèvement, la plus grande partie de l’arbre disparaît pour ne laisser qu’un moignon
Que cela soit clair entre nous : il n’a jamais été question d’un faire un « battu par les vents », oh grand jamais !
En juillet 2017 : travail du moignon
Évidage et brûlage en Juillet 2017
Depuis cette époque, le bois mort est resté égal à lui-même malgré les outrages du temps.
Vue face arrière ce matin
L’arbre est hirsute, il n’a pas subi de taille cette saison vu les circonstances
Vue latérale













