Comme actuellement il y a plusieurs fils ayant pour base, comme ici, des jeunes plants de Planfor, je vais présenter ici un certain nombre de réflexions qui me semblent valides pour tous.
Je ne suis pas un pro du bonsaï, mais ce que je vais dire est basé sur mon expérience du pin de semis (j’ai fait quelques fils dessus, je vous invite à aller les regarder pour vous faire une opinion de la validité ou non de ce que je vais écrire).
D’abord le ligaturage de cet arbre : il serait à mon avis pas mal du tout (en faisant néanmoins bien attention à agrandir le rayon de courbure à chaque courbe pour ne pas avoir de conicité inverse) si l’arbre avait des branches en bas autres que les deux petites qui n’ont pas l’air d’être très en forme. En l’absence de ces branches, il n’y aura pas de conicité, et on aura un arbre haut avec un tire-bouchon en bas. Le virtuel est trompeur car il crée une conicité qui sera absente.
Donc l’arbre est droit et haut, sans conicité. Ça tombe bien, ce sont les critères des bunjins (黒松文人木 - Recherche Google)
Donc, pourquoi s’embêter à faire des courbes artificielles quand ce n’est pas nécessaire, même si je conçois que ça peut être une question de goût ?
Ce qui n’est pas une question de goût, c’est quand même le fait, qu’un pin, même un PNJ, que l’on taille pour éviter une croissance excessive et qui est placé dans un grand pot de terreau, a de forte chances de terminer rapidement en crevata par pourriture des racines.
Donc pour tous ces plants de pépinière, je conseillerais fortement un autre projet :
d’abord, on le rempote dans un mélange drainant en essayant d’enlever les plus gros défauts sur les racines. Ensuite, pousse libre mais avec très peu d’engrais jusqu’à l’été. En été, s’il est en forme, on commence à donner du mouvement à la cime en taillant la pousse la plus forte et en la remplaçant par une branche que l’on ligature en faisant un angle vif avec le tronc. Fin août début septembre, s’il existe des branches plus basses que la nouvelle cime, on taille toute la pousse de l’année pour faire bourgeonner en arrière. La nouvelle cime, on la taille là où l’on veut soit des branches supplémentaires, soit une nouvelle rupture de ligne.
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