J’ai trouvé une pierre roulée suggérant étonnamment un buste antique, que j’aimerais présenter en suiseki.
Le problème est que l’intérêt de sa forme serait fortement dénaturé par l’emploi d’un daiza standard, au contraire d’une tige métallique, par exemple, fixée au dos de la pierre et la maintenant verticale au dessus d’un plot support comme cela se fait couramment pour les objets de collection.
Existe t’il donc des alternatives au daiza et au suiban pour présenter ce genre de pierre tout en restant dans les canons de l’art?
Si tu ajoutes un élément métallique de support ce n’est plus dans l’esprit d’un suiseki mais cela devient un objet de décoration, ce qui est parfaitement honorable par ailleurs.
Donc, à ton avis, il n’y a pas d’alternative au daiza… Cela exclut pas mal de pierres qui ne conviennent pas à ce genre de support, soit pour des questions esthétiques, soit parce qu’elles ne tiendraient pas debout sans un daiza volumineux?
A ma connaissance, il n’y a pas d’alternative au daiza et c’est ce qui fait toute la difficulté car il y a des pierres compliquées mais on peut parfois trouver des solutions comme dans cet exemple de support qui reste malgré tout un daiza
Petite question est ce que le daiza “doit” être réalisé avec le moins de bois possible, pour qu’il s’efface au maximum, que la pierre soit la vedette et non l’ensemble daiza+pierre.
Le souci est cependant le résistance mécanique du bois hors sens du fil, et fortement mise à contribution dans ta suggestion.
Mais ça reste à étudier.
Je compte utiliser de l’itauba, un bois dur à grain très fin et un peu moins fendif que la plupart des bois exotiques. Il faudrait que je fasse des essais.
La question serait aussi de savoir si, canoniquement, on peut assembler plusieurs pièces de bois pour faire un daiza, ça aiderait pour fiabiliser une réalisation telle que celle que tu montres, très réussie.
Je pense aussi qu’outre le fait de prendre en considération le sens des fibres pour profiter de la résistance mécanique de celles ci, après il y le choix de l’essence, un bois dur et dense de préférence : buis, olivier,… Je pense aussi à un autre paramètre qui pourrait surtout influencer la forme du daiza, c’est le centre de gravité de la pierre elle même. Suivant l’inclinaison gauche/droite de la pierre la contrainte exercée sur le bois soutenant la base droite de la pierre serait plus ou moins importante, le poids de la pierre aura son mot à dire, d’ailleurs elle pèse combien cette pierre et quelles sont ses dimensions ?
Je ne prendrais pas du buis pour réaliser un modèle avec une dépouille importante, ça casse comme du verre.
La pierre n’est pas très grosse, 15 cm de long, la taille d’une main, pour le poids d’une livre.
Son centre de gravité correspond à peu-près à son centre géométrique.
Le daiza que tu proposes pourrait donc tenir debout.
Il me plait bien, mais il serait quand même fragile, à étudier.
Dans tout les cas la pièce ne sera pas simple à réaliser, car je dois faire un épaulement arrière de bois qui viendra s’incruster dans le creux au dos de la pierre pour la maintenir debout.
C’est bien ce que j’aurais voulu éviter, de devoir creuser une cavité suffisamment profonde pour caler la pierre à elle seule. Cela va dénaturer l’esthétique actuelle du caillou. Et même, vu l’extrémité arrondie de la pierre, il ne faudra pas éternuer dessus.
C’est sûr que je n’ai pas ta pierre entre les mains donc c’est difficile d’avoir un avis objectif mais avec la partie de droite qui remonte et dans laquelle tu peux aussi encastrer la pierre, il ne devrait pas y avoir de problème de stabilité