Cornouiller vient du latin Cornus car son bois est dur comme de la corne.
Presque ;)
Cornouiller vient du latin cornu (sans S, 4eme déclinaison, génitif cornus ou cornuis). Ex : Cornu copiae (Corne d'abondance)
Autre chose : on peut lire ici ou là que le bois de cornouiller mâle coulerait dans l'eau (densité >1) ce qui est évidemment faux. J'ai essayé. Le seul bois que je connaisse qui coule c'est l'ébène du Gabon. J'ai essayé aussi.
J'aimerais vous en dire un peu plus sur le développement racinaire de cette espèce. Je ne l'ai abordé que très sommairement dans mon premier message dans la partie
2/ Caractéristiques de culture
- ….
- Il réagit bien à la taille des grosses racines
- ….
Dans le compte rendu de mon prélèvement ci-dessus, vous avez pu constater l'indigence des racines que j'ai réussi à ramener.
En Février 2015, une année après le prélèvement, je sors l'arbre de sa caisse : plein de radicelles partout (pas de photos). Voilà en gros ce que j'ai supprimé pour le faire entrer dans une caisse deux fois plus petite (vol. 6 bouteilles de pinard au lieu de 12) : ce sont essentiellement des bouts de tuyaux avec des toupets de radicelles aux extrémités.
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Voici le racinaire après cette taille et durant le rempotage dans sa nouvelle caisse
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En plus des racines-tuyaux raccourcies (prudemment), j'ai légèrement réduit la racine verticale pour asseoir l'arbre plus bas. Notez bien que la racine verticale n'est pas à proprement parler une racine pivot comme le chêne en possède. C'est une prolongation du tronc qui se subdivise assez rapidement. Sa section lors d'un prélèvement ou sa réduction au cours des années de culture ne pose pas de problèmes majeurs puisque l'espèce développe naturellement des racines horizontales et puissantes au niveau du nebari.
Encore un point positif pour les futurs amateurs de Cornus mas.
Sur la photo ci-dessous on voit bien comment cette espèce produit d'abondantes nouvelles radicelles le long des racines-tuyaux. Elles permettrons l'année suivante de réduire encore d'avantage ces tuyaux.
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Quand je vous dis que c'est une espèce sympa, ce n'est pas une blague.
Je tacherai de rassembler quelques photos significatives des racines telles qu'elles se présentaient une année après ce rempotage au printemps 2016 (à suivre)
J’en veux un !!
Encore un issu de:
Merci de m'apprendre la vie! Désormais je ne regarderai plus les arbres comme avant grâce à toi!
Je ne développerai pas plus le sujet, libre aux gens de se faire un avis par eux même. Par contre je maintiens, le cornus mas , dans des conditions de pépinière peut atteindre 5 mètres en peu de temps. En pot, c'est différent. Ses branches n'auront jamais de conicité comme on peut avoir avec d'autres espèces. Les exemples des bonsaï sont parlant. Il faut aimer ce type de ramification. La croissance en grosseur reste faible.
Cela dit, le cornouiller reste arbre très intéressant qu'il faudrait déconseiller de prélever car il reste rare (c'est pas parce que t'en as plein derrière chez toi qu'il est commun) . Une association naturaliste alsacienne les recense. Si c'est pour prélever des piquets comme tu as, tu ferais mieux de les acheter en pépinière. Ça sera un cornouiller en plus dans la nature!
Exacte, en pépinière on trouve pas mal de variétés de cornouillers décoratifs mais peu de cornus mas. Reste le semis ou le bouturage.
Cela dit, le cornouiller reste arbre très intéressant qu'il faudrait déconseiller de prélever car il reste rare
Dire que Cornus mas est un arbre "rare" est un peu imprécis. Ce qui est sûr c'est qu'il n'est pas commun et je te rejoins sur ce point
Qu’en est-il au sein de l’hexagone ? La carte ci-dessous donnée par Tela-botanica est traître.
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Elle indique « la présence » mais non l’occurrence. Pour se rapprocher de la réalité il faudrait imaginer un dégradé de l’Ouest vers l’Est avec une occurrence statistiquement plus importante à l’Est. Mais cela ne signifie pas qu’on trouve à l’Est des Cornouillers mâle comme des Hêtres, des Charmes, des Chênes,des Pins ou encore des Épicéas. De plus il se cantonne sous les 600m d’altitude.
En Alsace, par exemple l’espèce est labellisée par un « LC » (Préoccupation mineure)
Voici échelle des statuts des espèces de UICN
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Bien que « LC » se retrouve tout en bas de cette échelle, la simple présence d’un label indique un statut non banal. Mais pas assez rare pour empêcher l’autorisation de prélèvement. Dans des cas comme celui ci, j’ai ma petite éthique personnelle : 2 arbres plantés pour un arbre prélevé.
Mais j’avoue avoir eu du mal a faire germer les noyaux de cornouilles à l’époque et je n’ai pu en replacer que 4 pour 3 arbres prélevés.
Faut-il déconseiller le prélèvement de cette espèce comme tu le suggères ? Je suis mal placé pour répondre
, mais j’aimerais attirer l’attention sur le fait qu’il doit être procédé avec le plus grand discernement.
Vérifiez le statut de protection de l'espèce dans votre région.
Quand l’autorisation est attribuée sur un terrain privé (vous n’aurez sans doute pas l’autorisation sur un terrain publique), ne pas prendre d’arbre isolé et toujours s’assurer de la présence importante de congénères dans les environs immédiats. Ne prélever que des arbres ayant subit des outrages (piétinement, cassures etc…) avec un espoir de survie amoindri.
Bien que pris en compte dans la carte de tela-botanica, l'inventaire de l'ign (http://inventaire-forestier.ign.fr/spip/) donne des résultats moins optimistes quant à la présence du cornouiller.
http://inventaire-forestier.ign.fr/edb/query/show-query-form/default/predefined#consultation_panel
(pas évident à utiliser. Dans la version découverte, cliquer sur "répartition des placettes par essence d'arbre" et choisir dans la colonne de droite "Cornouiller mâle")
Ces résultats correspondent plus à mon expérience: une seule station forestière recensée dans mon département.
Quant au semis, la première tentative s'est très bien passée chez moi. Noyaux de fruits bien mûrs à la fin de l'automne dans un substrat essentiellement composé de graviers, et après un hiver plutôt doux, la plupart avaient germé.
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J'ai cru qu'il avait fallu deux ans pour que les graines lèvent, mais je sais maintenant que j'avais probablement confondu la date du semis avec celle d'un semis de genévriers, qui ,lui, à bel et bien nécessité deux hivers.
Le fait que l'inventaire des forêts soit "pessimiste" quant à l’occurrence de Cornus mas s'explique par leur méthode de recensement. Ils maillent le territoire de carrés de 1km de coté, puis à l'intérieur de chaque maille ils choisissent aléatoirement un point d’échantillonnage qui va être le centre d'une zone d'investigation de quelque dizaines de mètres de rayon. Ajoute à cela qu'ils s'aident de photos satellitaires et tu comprendras que des espèces de sous-bois peuvent passer à travers les mailles du filet.
D'après la carte qu'ils produisent, pas de Cornus mas en Alsace mais les Lorrains en jouiraient. Un comble !
Je te remercie en tout cas du lien sur leur site que je m'étais promis de visiter suite à une rencontre du 3eme type en plein mileu de nulle part.
Je me baladais au plus profond de la forêt loin de tout chemin quand je tombe nez à nez avec trois gaillards aussi surpris que moi. Sur une souche trônait un ordi portable, un mec tenait dans sa main un GPS. Ils mesuraient le diamètre d'un hêtre quand je suis tombé sur eux. Pas de canettes de bière ou de bouteilles de Ricard : on voyait bien que ce n'était pas des bucherons. Ouf ! je serrais déjà les fesses. On se souvient du film "Délivrance" !!
C'était eux, ceux de l'inventaire forestier comme ils me l'ont gentiment expliqué. (voir ici les détails pour une équipe "Opération de terrain").
Revenons à ce cornouiller mâle prélevé au printemps 2014 avec quasiment aucune radicelle et rempoté au printemps 2015. Au printemps 2016 je le rempote une nouvelle fois. Ce rythme soutenu d'interventions majeures n'est possible qu'avec une espèce généreuse.
Sur l’image ci-dessous on distingue le cal qui s’est formé sur la racine verticale réduite l’année précédente (2015) ainsi que les radicelles qui sont maintenant en nombre important. N.B. L’arbre est couché.
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Je continue la réduction de cette racine verticale ainsi que le raccourcissement des tuyaux
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Voici un aperçu de la quantité de racines supprimées en ce printemps 2016
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Je continue de diminuer le volume de la caisse de culture en sciant 1/3 de sa hauteur.
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Durant l’année précédente en 2015 le substrat de culture (2/3 Pumice + 1/3 Akadama) cachait si bien (trop bien?) le nebari que de petites racines se sont développées un peu trop haut.
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Je les ai supprimées avec l’idée de profiter pleinement du départ des racines plus puissantes pour former le futur nebari.
Ça ne se pousse pas au portillon.
Après tout vous avez bien raison de ne pas trop vous intéresser à nos espèces indigènes. C'est tellement banal !
C'est tellement plus valorisant d'aller acheter du spectaculaire, de s'occuper d'espèces orientales ou exotiques qui font rêver à des pays lointains ou de se contenter de l'offre des pépiniéristes.
Et puis toutes les maladies, les attaques diverses et variées aux quelles elles sont sujettes alimentent agréablement et à l'infini les colonnes des forums. Ça permet de causer, de conjecturer et, oh délice suprème, de s'étriper.
Quand un érable plamatum débourre au printemps on pleure d'émerveillement. A l'automne l'extase vous fait faire pipi dans la culotte. Il faudrait être une pierre pour ne pas s'émouvoir. Plaisir immédiat garanti !
Mais la magie subtile des cornouillers mâles n'est accessible que par étapes. Sa robustesse devrait séduire les débutants. Mais sa floraison, sa ramification demande à dépasser certains stades. C'est sans doute pourquoi l'acomplissement de cette espèce en bonsaï n'est réservée qu'à l'élite des bonsaî-ka (dont je suis, bien sûr :-) :spb164: ).
J'aimerais remercier Papymandarin, Morvandiau et pj1234. Le premier pour sa curiosité, le second pour son esprit d'initiative et enfin pj1234 qui est, semble-t-il, le seul à posséder un peu de sens critique et à avancer quelques arguments pertinents.
- Faible conicité (à discuter)
- Peu d'épaisseur (contestable)
- Perte de branches (pas d'accord)
- Rareté (voir plus haut)
Il a d'autres points que j'aurais aimé soulever pour partager ma maigre expérience. Mais à quoi bon se décarcasser devant ce manque de retours ?
Et ne pas oublier que même si on ne commente pas forcément, on peut porter de l'attention à ton sujet, intéressant, bien fait, complet et... alléchant !
C'est par exemple mon cas, et je dois pas être le seul, et j'aime beaucoup l'idée de faire un poste pour défendre et faire connaître une espèce que l'on n'apprécie ou qui nous semble intéressante. Alors je te remercie, au nom de moi et des autres qui lisent avec intérêt ton sujet, sans se manifester pour autant, pour ce plaidoyer généreux et frais, qui, je pense, à donner à tous ceux qui ont lu ce sujet envie d'en posséder un. Mais, tu le sais et ça a déjà été dit, il n'est pas aisé de le dénicher, et, pour ma part, je n'aurai pour l'instant pas le courage de rechercher le cournouiller mas avec autant de minutie que toi.
Merci encore pour ce plaidoyer, tu nous a convaincu, ne râle plus ! ;)
- 1 avec Antonin.
Sujet passionnant défendu par un passionné !
Pour ma part je n’ai pas encore croiser cette espèce dans mes nombreuses ballades en forêt mais d’après ta carte j’ai peu de chance de croiser cette espèce en Bretagne.
Continue de poster l’évolution de cette arbre qui a intéressé plus d’un lecteur qui n’a pas forcément répondu.
D’ailleurs une petite photo de comment ce porte le sujet en plein mois d’août après son rempotage du primptemp serai la bienvenu.
Je ne comprend pas trop non plus cette opposition constante entre ce qui est de chez nous et ce qui vient d’ailleurs comme le souligne papymandarin. L’amour et la passion du végétal de tout horizons devraient nous unir, mais en te lisant je doute bonsaiphil. Considères tu que ceux qui te lisent sont ignares, insensibles et ne savent pas ce qui est beau, délicat…, ils te lisent en silence pour en apprendre sur le sujet qui ne s’avère pas ininteressant sur une espèce méconnue. J’ai ouvert un post sur un Rahmnus cathartica il ne soulève pas les foules non plus, mais je ne n’en suis pas à me demander si je dois poursuivre ce sujet où le clore pour cause de manque d’enthousiasme général sur l’espèce. Partager sans rien attendre en retour, faire preuve de générosité ça doit être possible sur ce forum? Non? Alors continue…
1130 vues…
Il est lu ce post, mais cette espèce est peu courante en bonsaï, alors on lit, on suit, on observe
C’est le but non ??
En tout cas ça aime la pouzzo ![]()
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Heu... pas vraiment un cornouiller çà ?!?
D'accord avec hin175... ton cornus mas n'en est pas un icst ;)
Tu aurais d'autres photos, des vues d'ensemble ?
@ Bonsaïphil : merci pour ton sujet extrêmement complet et documenté, peut-être de quoi produire un article sur le site ? :)
@ icst : à mon avis, ta photo ressemble plus à de l'érable negundo.
La forme des feuilles - opposées, imparipennées -, le nombre de folioles que j'ai pu compter (de 3 à 5) et le fait que le foliole terminale puisse avoir trois lobes sont autant d'éléments qui collent parfaitement avec la description de l'acer negundo, c'est pour ça que je faisais cette proposition :) Et la comparaison avec d'autres photos est plutôt parlante.
Mais je crois que nous dévions un peu là...
