Non,
“Présentation” est peut-être le terme le plus proche, mais il est réducteur. Il décrit un geste, là où le kazari désigne une relation et surtout une manière de guider le regard. Il manque de subtilité.
“Scénographie” me semble encore plus problématique. Ce terme implique une mise en scène, donc une intention visible d’organiser le regard. Or, dans le kazari, l’enjeu est justement inverse : plus c’est juste, moins cela se perçoit comme une mise en scène. L’objectif n’est pas de montrer une construction, mais de la faire disparaître au profit de l’arbre.
À mon sens, on est dans le même cas que des notions comme mochikomi ou wabi-sabi. Ce sont des concepts qui dépassent la simple traduction. On peut s’en approcher avec des mots français, mais aucun ne les remplace vraiment sans en réduire le sens.
Du coup, le plus juste reste probablement de garder le terme kazari… et de prendre le temps de le définir précisément plutôt que de chercher un équivalent direct.
Apprendre les termes justes fait partie de l’apprentissage. Remplacer des notions précises par des mots “approchants” simplifie, mais appauvrit la compréhension.
Je parle bonsaï à des pratiquants sur un forum bonsaï, quoi de plus logique ?
40 ans de bonsaï ???
Que tu ne connaisses pas ce terme après 40 ans de pratique ne remet pas en cause son existence, mais montre plutôt qu’on peut avoir des parcours bien différents en bonsaï.
Certains mots ne circulent pas partout, ou pas dans tous les milieux, mais ils désignent malgré tout des notions précises.
C’est justement pour ça que je dis que le vocabulaire compte, il permet de nommer des choses qu’on perçoit parfois sans les formaliser.
Et puis, reste logique avec toi-même, ne dit plus “bonsaï” mais “arbre dans un pot”