Les mots de Y.Onouma, sa perception à lui

maitrisé induit une fin, une finitude avec l’état d’esprit qui va avec ?

un acquis c’est juste un pas ,c’est deux notions différentes.

le savoir est il acquis ou maitrisé sachant qu’il n’est pas fini ?

Faire un bonsai juste soi même sur un temps long, c’est tellement difficile, ça tient tellement à rien que ça apprend l’humilité, cet art par sa nature intrinsèque enseigne l’humilité.celui qui n’est pas humble ne le pratique pas vraiment …

Il comporte aussi une part d’aléatoire , l’aléatoire ne se maitrise, on peut pas maitriser ce qui n’est pas connu ou perçu. Il faut faire avec pas lutter contre.

Pour en retirer tous les bénéfices , il faut pratiquer les choses dans leur véracité, leur authenticité sinon on passe à côté ce qui est fort dommage et regrettable.Il faut être ce que l’on fait.

1 « J'aime »

Vraiment ?


Ce n’est pas l’avis de notre cher Walter Pall qui nous explique , Guernica en appui, que le Ugly bonsaï (le bonsaï laid) a du sens.

Merci PPDL :smiley:

un avis est une opinion, un jugement soit une croyance

l’objectivité de son point de vue sur cette œuvre, la probabilité qu’il y ait des bais n’est pas négligeable.

Quid des jugements de valeurs.

j’ai pas d’avis, d’opinion, je ne juge pas .

le laid peut être harmonieux…Guernica n’est pas laide bien au contraire et porte un message important , voir son analyse et la voir en vrai.C’est une œuvre forte et puissante,expressive,historique de part son message, les symboles qu’elle porte, sa portée.

Je parle pas de sa conception, de l’ingéniosité de l’auteur

Le biais d’autorité…la perception de l’un n’est pas celle de l’autre tout comme les croyances philosophique de l’un ne sont pas celles de l’autre car l’un et l’autre sont différent car unique.

Il est préférable de ne pas avoir de Berger , ni de certitudes.

Ce qui est laid , ce n’est pas cette œuvre, c’est ce que certains ont fait à d’autres, à leur nature et à celle-ci.

Comme quoi vouloir avoir plus ou être plus c’est pas pareil, ça n’induit pas les mêmes choses ni les mêmes effets.

Déf harmonie : Ensemble des principes qui règlent l’emploi et la combinaison des sons simultanés ; science des accords et des simultanéités des sons (opposé à mélodie).

Si on considère cette œuvre, elle sonne juste à cause de part sa composition, de son unicité, de ces valeurs, c’est un tout y a pas d’incohérences, de dissonances. Elle est donc harmonieuse.C’est une belle expression, un beau cri qui interpelle tout en étant silencieux, c’est très fort ça réussir à faire un tableau qui hurle tout en étant silencieux.

un bonsai c’est une musique que l’œil sait et peut entendre

1 « J'aime »

Etat d’esprit, mindset,…

TF disait qu’il fallait autant savoir quoi faire et quoi ne pas faire.

Il faut aussi savoir quand il faut le faire ou non.

Le tao explicité

1 « J'aime »

Faudrait envoyer la vidéo à Trumpinou…

Le respect fait parti du code du Buschido.

1 « J'aime »

1 « J'aime »

chaque individu est unique, chaque individu à sa propre perception, sa réalité propre.

Par perception on entend la vision par l’ensemble des sens.

http://ecoumene.blogspot.com/…/chaines-semiologiques-et…

La phénoménologie étudie le lien entre la perception et la conscience.

https://youtu.be/aCF42V9C5yE?si=WW4VeLydP-X6DWG_

Ce texte de Merleau Ponty est essentiel : https://youtu.be/yiHMPFMCUvo?si=iYytwBbQOEHq7q9A

Il faut être, vivre, il faut habiter le monde.

Picasso, un ami me l’a soufflé, c’est bien les amis ça vous aide, sans eux, leur soutient précieux qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, donc Picasso a dit : « Cézanne est notre père à tous » Il était aussi très important pour Vincent Van Gogh.

Pourquoi ? Parce que lui il n’essayait pas de dépeindre le monde de façon réaliste mais tel qu’il le ressentait tel que ces sens le voyaient de façon sensitive. Peindre c’est ça , c’est exprimer son ressentit ce qui est aussi valable pour d’autres disciplines, l’art en général n’a rien de particulier. Il est universel

Il l’explique très bien dans un échange qu’il a eu avec le fils d’un de ces amis dans : https://www.pointdevue.fr/…/propos-sur-la-peinture-de…

Sans oublier que dieu est nature, il est en tout, partout et nul part en même temps. On peut donc croire sans croire, être certains sans l’être.C’est un état d’esprit, une philosophie,une façon d’être et de vivre.

Il faut les deux , avoir l’œil et l’esprit effectivement.Tout est lié, il faut considérer le tout , faire preuve d’holisme, d’objectivité et de nuances.Le monde est complexe, nous somme complexe, nous en faisons parti.

Faire un bonsai, c’est peindre , dessiner avec un végétal, le fond uni servant de toile pour ce faire.

Un bonsai c’est une représentation symbolique de la nature via l’arbre, c’est une abstraction normé, un motif dans une dimension soit un référentiel relatif choisi par le ou les observateurs.

Il faut toujours boucler les boucles qu’elles soient rétro actives ou non.

Comme le disait Aragon, la vie, être sont des expériences. L’art aussi, il faut faire, vivre des expériences pour comprendre de façon rationnel , mais aussi via la perception soit les sens, le ressenti. Il faut tout considérer, il faut faire preuve d’holisme.

Il faut être, vivre, faire, expérimenter, marcher, habiter le monde.

Pour se trouver,trouver, il faut déjà commencer par se chercher, chercher.Vous savez qui suis je ? dans quel état gère ?

Un individu peut s’éduquer lui même s’il en a envie, c’est une forme d’arbre , de bonsai, il peut gagner en maturité, déplacer sa perception, être dynamique et non statique.C’est dans l’ordre du possible , c’est une affaire de choix.Soyez vous et personne d’autre, l’autre a déjà pris la place qui lui revenait.La monotonie, c’est chiant, ennuyeux.une forme d’affect triste qu’il ne faut pas avoir, ça favorise pas la joie, l’éthique ou l’esthétique.

L’art est une forme de langage ,une expression, chacun, chacune pouvant avoir la sienne sans être à sienne pour autant.

Et oui Melle contradiction est partout, il faut d’ailleurs la chercher pour avancer, on avance pas sans contradictions.

Il faut être en mouvement…

Rien n’est figé, tout se transforme …

De l’importance de la dialectique…de l’ouverture…

Au Japon, il n’y a pas de hiérarchie entre les savoirs. Le geste de l’artisan vaut celui du philosophe. Le savoir-faire de la main est reconnu comme un art de penser.

on retrouve la notion de justesse, d’égalité..

La richesse de leur vocabulaire , ils ont des mots pour exprimer des concepts que nous n’avons pas ou bien que je ne connais pas dans notre langue.

Apprendre beaucoup pour oublier.

Soyez original, vous êtes bien l’original de vous même…

tout un chacun est une singularité, un cas particulier vivant dans un ensemble de cas unique dont il faut tenir compte.

1 « J'aime »

via un ami :

" "Les Trois Signes du Bandeau

(Bandeau d’école – Bordeaux, de Maitre Haku Michigami à son élève

Ce bandeau de tissu, transmis dans l’école fondée à Bordeaux par maître Haku Michigami. Porte en son centre trois caractères calligraphiés à l’encre. Il ne s’agit pas seulement d’un accessoire martial : ce bandeau est un sceau symbolique, porteur d’un héritage de budō, cette voie du guerrier qui unit discipline, sagesse et cœur.

De gauche à droite, les trois kanji inscrivent un chemin d’accomplissement, un arc de transformation intérieure, autant individuelle que collective :

  1. Vertu et Courage

Le premier signe évoque la vertu – force intérieure qui guide l’action vers ce qui est juste – et le courage, qui permet de tenir debout, même dans l’adversité. Ces deux qualités unies fondent la droiture et l’engagement sincère. Elles incarnent l’élan du cœur et de la volonté, la fidélité à ses principes face aux tempêtes.

  1. Sagesse, Connaissance, Compréhension, Intelligence

Le second caractère est celui de la sagesse (知 – Chi), cœur du budō. Il symbolise à la fois :

– la sagesse, fruit du vécu,

– la connaissance, née de l’étude,

– la compréhension, qui relie les savoirs,

– et l’intelligence, claire, vive et lucide.

Il représente le pilier central, entre l’action juste et l’intention pure, entre la force du bras et la lumière de l’esprit.

  1. cœur

Le troisième kanji, plus épuré, signifie Cœur. Il est le centre de l’être.

C’est le lieu du lien humain, de l’empathie, de la bonté, du pardon, et de l’amour vrai. Dans la tradition martiale japonaise, sans cœur, la technique reste vide.

Ce signe est la source et la fin du chemin : là où toutes les vertus se rassemblent, là où l’humain devient pleinement lui-même.

Ce bandeau sera exposé comme une pièce rare, porteuse du sceau d’une école, et témoin vivant d’un esprit hérité de la lignée du grand maître japonais Haku Michigami."

c’est ce que titi , ne cessait dire
, tout part du cœur

je complète par ça y revient.

A suivre les propos de Gaby Becker :

« Les trois jours passés à la Taikan-ten restent gravés dans ma mémoire. Entre les bonsaïs d’exception, l’outillage, les pots, les présentations soignées… c’est une expérience difficile à décrire tant elle est intense. Une immersion totale dans un autre monde.

Mais au-delà de la beauté des pièces, ce sont surtout mes certitudes qui ont été bousculées. Beaucoup de choses qu’on nous enseigne en France me paraissent, avec le recul, inexactes ou trop figées. Ce salon remet en question beaucoup de certitudes, et le doute devient un moteur d’évolution.

Avec Fabrice, on s’est amusé à commenter certains arbres exposés. Il faut l’avouer, certains n’auraient probablement jamais été sélectionnés dans une exposition en France : formes atypiques, équilibres déroutants… Et pourtant, ils sont là, admirés, respectés. Pourquoi ? Parce que nous avons été trop formatés par des critères techniques, par des règles qui parfois brident plus qu’elles n’élèvent.

Grâce aux voyages au Japon, aux rencontres, aux explications, aux démonstrations, j’ai appris à regarder autrement. Ces arbres « étranges » prennent tout leur sens dans leur contexte culturel. Ma vision a changé, mes mises en forme aussi. J’ose plus, je m’affranchis des règles, tout en restant fidèle à l’arbre.

Depuis longtemps, j’avais une approche personnelle du bonsaï, presque spirituelle. Mais mes voyages ont approfondi cette connexion. Mon attrait pour le shintoïsme, les kamis, les sanctuaires… Tout cela m’a permis de porter un regard neuf sur mes arbres.

Là-bas, le bonsaï n’est pas juste un loisir. C’est une culture, un art de vivre, une philosophie, une religion. Et surtout : un profond respect de la vision de l’autre. Aucun arbre n’est « moche ». Aucun style n’est « faux ». Ça change tout.

Dans le shinto, une divinité – un kami – peut habiter un arbre, une pierre, une rivière. Forcément, cet aspect sacré invite à une autre forme de réflexion, de respect, plus profond, plus silencieux, et je m’en inspire beaucoup.

L’été touche à sa fin. Je vais maintenant retrouver mes yamadoris pour leur mise en forme. Ce moment suspendu où tout autour disparaît, où l’on entre en communion avec l’arbre, dans une longue méditation.

Je souhaite à chaque passionné de bonsaï de vivre une fois dans sa vie cette expérience. Mais attention : c’est dangereux… car au retour du Japon, un phénomène curieux se produit… l’addiction. On ne pense plus qu’à une chose : y retourner. »

https://www.facebook.com/groups/453917861411287/?multi_permalinks=3621014778034897&hoisted_section_header_type=recently_seen

1 « J'aime »

Completement d’accord et ça se voit aussi très bien sur les videos et catalogues (Kokufuten, Taikenten)

C’est pour ça que je ne suis pas d’accord avec l’affirmation répandue selon laquelle en Europe, on fait des arbres originaux et au Japon, on fait du classique. On voit en réalité des arbres très originaux, spéciaux, en dehors des règles aussi bien au Japon qu’en Europe.

1 « J'aime »

Le pb de la norme, de la normalisation, des croyances, de l’avoir…

L’art n’est pas normé, c’est un inducteur –> émancipation, individualisation par le biais du ressenti, des émotions par le fait d’être vivant.

C’est une culture qui repose sur l’être, pour eux l’amélioration continu de l’être à de son importance …Pour eux le fait que l’individu grandisse, s’élève au cours de sa vie est important car pour eux c’est le sens du temps , de la vie d’où l’importance du lettré qui symbolise ça.

L’important c’est pas d’aller vite, c’est d’aller bien, de faire juste, juste de faire.

L’état d’esprit dans lequel l’individu se trouve est fondamental car c’est ce petit rien qui va induire tout le reste.

un bonsai , c’est une forme d’amélioration continue, de marche …

rq: bcp oublient qu’au japon c’est comme chez nous y a toute une diversité, c’est un écosystème riche et varié . ll faut se méfier et ne pas abuser de la généralisation abusive…

il faut un peu plus que l’œil , ….

Je vous invite aussi à lire ceci , Google Books