Pour faire suite au sujet de @tsubaka et afin de ne pas polluer son post, je vous met ici le résumé d’un article que j’ai publié il y a quelques années sur une de mes pierres.
“ Il était une fois une pierre ramassée avec les enfants sur une plage normande puis oubliée dans le fond d’un tiroir pendant des années et ce n’est qu’à l’occasion d’un rangement salutaire qu’elle a refait surface.
Séduit par ses formes, j’ai alors décidé de lui offrir une seconde vie en en faisant un suiseki.
Coup de chance, deux faces sont possibles ce qui est assez rare.
Cette pierre, on le verra plus loin, de par ses formes généreuses est propice à toutes les interprétations pour peu que l’esprit se libère et laisse libre cours à l’imagination.
Pour ma part, j’ai commencé par y voir une silhouette humaine que j’ai nommé “ La Madonne “ et un premier daiza, très simple, a été réalisé pour la présenter dans ce sens.
Cependant et à force de la tourner dans tous les sens, j’ai fini par y trouver des représentations animales comme une tête de cheval, de chien ou d’éléphant selon la face choisie.
Voici le daiza choisi, de forme un peu plus complexe pour tenter de la présenter au mieux sur ses deux faces.
Bien entendu, ce n’est pas fini car au final cette pierre, on le verra, sera dotée d’une petite garde robe et comme elle me fait irrésistiblement penser à une sculpture chinoise vue au musée Guimet à Paris, j’ai cherché à réaliser un support pour la présenter dans ce sens.
J’ai donc fabriqué un support d’inspiration chinoise, très compliqué à réaliser et pour lequel j’ai dû, entre autre, faire de la sculpture.
Maintenant que c’est terminé car je ne pense pas qu’il y aura d’autres supports, la pierre est bien pourvue pour toutes les occasions et surtout selon mon humeur du moment.
Le but de ce post n’était pas de vous montrer « l’excellence de mon travail du bois », mais de porter la réflexion jusqu’au bout en explorant les différentes solutions offertes par cette pierre complexe.
Finalement, ma préférence va vers la pierre personnage, “ La Madonne “, avec son daiza très simple, le « Cheval mingqi » est beaucoup trop exubérant à mon gout et me fait trop penser à une pièce de jeu d’échec ce qui était après tout le but d’un travail « à la chinoise » où l’on montre au lieu de suggérer. (pas de jugement de valeur dans cette remarque )












