Voici un arbre qui a eu bien des malheurs ou la petite histoire de celui qui ne voulait pas mourir
Commencé par mes soins en 1990 à partir d’un Malus everest de pépinière, c’est une adhérente de mon club qui en a reçu la charge en 2010 environ.
Malheureusement, à la seconde alerte, l’arbre perd tout le reste mais comme il montre une étonnante capacité à survivre en émettant des rejets sur la base, voici ce que j’en ai fait en 2020, une cépée
Oui, elles ont marqués, c’est de ma faute car ce petit arbre est un peu perdu au milieu des autres et je l’ai oublié.
Ce n’est pas grave et je peux m’en sortir en disant que je vais en faire un style « Burton » (Ceux qui me connaissent savent que là je plaisante)
Ces marques vont disparaître avec la croissance
Joli sauvetage, par contre vu l’écorce fine du pommier un passage un pot plus grand et une période de croissance serait bénéfique pour effacer les traces de ligatures, non ? Dans ce pot ça risque d’être un peu plus long.
Oui, c’est prévu et dans un pot plus grand, j’aurai moins tendance à l’oublier
Pour un éventuel porté greffe, je n’en ai vu aucune trace et même si ce n’est plus de l’Evereste, quelle importance ?
En fait, les feuilles et les fleurs ressemblent bien au type
Oui, c’est vrai, les fruits pèsent un peu sur les branches.
Certains disent qu’il faut supprimer les fruits pour ne pas épuiser l’arbre, moi, je prétend que l’arbre produit les fruits qu’il peut porter et qu’il se débarrasse des autres.
Pour la ramification, les variétés japonaises ramifient bien, c’est dans leurs gènes et la variété Evereste un peu moins mais comme il réagit bien à la taille, il ne faut pas hésiter et la ramification se construit en plusieurs années.
Dans le cas de cet arbre construit en cépée avec des troncs plus haut et d’autres plus bas, la ramification doit être appréciée dans son ensemble, comme avec une forêt et il n’est pas utile d’avoir beaucoup de branches car on ne verra plus l’effet de perspective donnée par les petits troncs au second plan