Je ne souhaitais pas entrer dans le débat, et je vais le faire par une porte de biais ![]()
Il n’y a pas incompatibilité de fait entre confidentialité et science. Il est toujours mieux quand la science est ouverte selon les principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable), c’est sûr. Mais les entreprises de sélection variétales (que ce soit des géants agro-chemo-indutriels ou des boites familiales) utilisent une approche scientifique, sans pour autant partager leur résultats immédiatement (on comprend bien que le sélectionneur qui identifie un gène de résistance à la fusariose, n’a pas envie que tous les autres sélectionneurs y aient accès immédiatement… c’est une rente d’innovation qui est temporaire, la protection de l’inscription au catalogue tombe au bout de quelques années).
Même pour les publications, il est possible de demander à ce que certaines données ne soient pas rendues publiques dans les cas ou une entreprise est impliquée, et où on peut montrer à l’éditeur que la publication des données nuirait à ceux qui les publient. On peut par exemple coder les variétés utilisées pour ne pas identifier les variétés qui porteraient un gène de résistance ![]()
Bref, comme dit la politique d’INRAE en la matière : Ouvert autant que possible, fermé autant que nécessaire ![]()
Mickael utilise des données publiques, qui peuvent permettre à tout un chacun de créer son propre modèle de prédiction… Je ne suis pas forcément d’accord avec tous les paramètres choisis (je crois que çà a été mentionné ici, sinon ailleurs, mais la niche écologique réalisée n’est pas forcément égale à la niche possible… mais ici cela donnerait une approche conservative, ce qui n’est pas dangereux en soi…)
Pour moi (et ce sera ma seule opinion exprimée sur ce sujet
), il y a bien une démarche scientifique, avec des éléments que l’on peut discuter, certains éléments publiques et d’autres non (c’est dommage, mais c’est là que l’aspect “gagner sa croute” entre en jeu). C’est plus la validation assez limitée en réplicats qui pourrait me gêner, mais on a vu des publis moins robustes que çà. Je suis quasi-sur de ne pas investir dans ce logiciel (comme beaucoup l’on dit, une fois qu’on a ses habitudes et que çà marche, pourquoi changer, et cela fait aussi partie du parcours du bonsailliste d’apprendre à composer (ou pas) ses substrats), mais je me garderais de tirer à boulet rouge sur une idée intéressante.
Mickael utilise des données publiques, qui peuvent permettre à tout un chacun de créer son propre modèle de prédiction… Je ne suis pas forcément d’accord avec tous les paramètres choisis (je crois que çà a été mentionné ici, sinon ailleurs, mais la niche écologique réalisée n’est pas forcément égale à la niche possible… mais ici cela donnerait une approche conservative, ce qui n’est pas dangereux en soi…)
La culture en pot étant quand même assez loin de la culture en pleine terre, j’encouragerai @Mickael a se rapprocher des instituts travaillant sur le sujet pour pour affiner les hypothèses, renforcer le/les modèles, (sans doute un peu mieux équilibrer le discours
), et pourquoi pas réfléchir à publier les travaux qui ne sont pas centraux pour la valeur ajoutée, pour pouvoir avoir des discussions plus approfondies sur ces éléments…
PS : les pairs sont souvent par paires aussi ![]()
Mince, je me rend compte que j’ai fait un pavé ![]()