Avant de poser mes questions, qui ne sont que des questions que je me pose, je tiens à préciser que je vais beaucoup écrire, d’une part, et que je ne souhaite ni polémiquer, ni relancer des débats et des querelles que les PBiens connaissent d’autre part.
Tout comme la question empoisonnée de Yao sur nos gaspillages, il y en a une autre qui me turlupine depuis quelques semaines. Le Bonsai est il un art ou un artisanat ?
Il y en a une autre qui me turlupine depuis plus longtemps; ces débats sur le fait d’imiter la nature ou pas. ça a un rapport avec le style Burton (et ça a un rapport avec la première question) auxquels je n’ai jamais voulu participer, parce que tiraillée entre deux positions. Mais j’y reviendrai.
Si j’ouvre ce post, c’est que, tout comme les ateliers Yama Goya que j’apprécie, je souhaite avoir vos avis pour m’aider dans mon raisonnement, et trouver ma position personnelle.
J’invite les personnes pour qui ces questions ne suscitent aucun intérêt de ne pas intervenir. Je ne souhaite pas provoquer de tensions sur des sujets que je sais épineux à priori.
Simplement, je ne comprends pas bien ces deux notions qui sont, à mes yeux, tout à fait liées.
Merci de partager ensemble ces questionnements dans la bonne humeur si c’est possible, sans malveillance et sans ironie.
[u]Je vais commencer par la deuxième question, parce qu’elle me parait plus simple.
[/u]
Depuis que j’ai commencé le bonsai, mon ami me dit souvent que l’art n’imite pas la nature, mais que la nature imite l’art. Il me relit souvent ce passage:
Oscar Wilde "la nature imite l’art"
En fait, si je comprenais bien ce que disait Oscar Wilde, c’est resté assez abstrait, pour moi, théorique, jusqu’au jour où je suis partie en vacances, à Noirmoutier, et qu’en balade, nous sommes allés à la plage des dames.
J’ai eu un choc quand j’ai traversé la forêt de cette plage, parce qu’elle me paraissait surréaliste. Le genre de forêt qu’on imagine dans les histoires héroiques fantaisie, ou de science fiction, et précisément les films d’animation de notre cher Burton.
Et tout naturellement, j’ai pensé à nos Vev et Law. Parce qu’avec ces arbres, avec leur branches, longues et tordues dans tous les sens, on se demande bien dans combien de direction le vent tournait à la minute et pendant des années pour faire une forêt d’arbres comme celle là.
j’ai ramené un livre pour touriste avec quelques photos de ces arbres. Mon ami me dit souvent qu’il faut que je dise à Law d’aller voir cette forêt.
Bon, donc, j’en suis à me dire que peut être le raisonnement d’Oscar Wilde est simplement génial ?
Et simplement, parce que depuis que j’ai commencé le bonsai, mon ami me demande de lui faire un arbre des cauchemars, je m’interroge sur le mal que je ferai à cet arbre que j’ai acheté exprès si je le travaillais en ce sens. Je n’arrive pas bien à m’y résoudre encore.
Ma question toute simple est: à quel point fatigue t on un arbre à ligaturer dans tous les sens, et surtout, à obliger la sève à faire des centaines de cm entre les racines et le bout des feuilles… ?
Je peux trouver un Burton très beau, mais je me pose toujours cette question de savoir à quel point ils seraient plus vigoureux si on ne lui faisait pas subir ce traitement super hard. A quel moment commence le travail d’un arbre et à quel moment commence la torture de l’arbre ?
Encore une fois, je ne veux pas polémiquer dessus, c’est une question simple de botanique que je pose ici, n’étant pas très fortiche dans ce domaine.
J’ai posé la question à un pro (qui ne rôde pas sur PB et que peu de personne connait) qui m’a répondu par une autre question: "si on vous coupait deux jambes et un bras, vous iriez bien ?"
Du coup, je fais du burton par la taille… (enfin, j’ai finalement ligaturé légèrement la semaine dernière.) et je regarde mes branches un peu longues et je m’interroge encore.
Et on arrive à la première question que je me pose.
Le bonsai est il un art ou un artisanat ?
Les japonais disent faire de l’artisanat et non de l’art. Quelques uns de nos pro aussi.
Bon, je les crois sur paroles, si des pro comme eux le disent.
Mais comme j’ai du naitre dans une autre vie d’un cheval et d’un âne, j’avais encore des doutes et jsuis allée chercher des info sur le net.
On parle d’égo qui existe dans l’art et pas dans l’artisanat.
A ce raisonnement, me vient ce que me disait mon prof de maths de terminale que je traitais de vantard (tout le monde s’en fout, mais c’est pour que ce soit plus agréable à lire et simple à comprendre… ): "mais qu’est ce quelqu’un de modeste, sinon quelqu’un qui s’évertue à cacher toutes ses qualités, dont la modestie, pour pas que le monde entier ne chope des complexes à le voir vivre si brillamment (il avait de l’humour mon prof… ), et donc il devient immodeste. CQFD." Avec le temps, j’ai compris qu’il était vraiment tout sauf vantard.
Ce que je veux dire, c’est que dans le fait de dire qu’on est modeste (plus modeste que l’artiste) quand on fait de l’artisanat, il y a quand même beaucoup d’égo là dedans. Ouais, je sais, je vais demander un psychanalyse sur la question. Et puis, je me dis qu’il faut un minimum d’égo pour faire du bonsai, sinon, on reste bloqué par nos doutes et on ne fait plus rien… Mais où commence l’égo et où finit il ?
bon, j’ai recherché sur le net et j’ai trouvé un truc qui me semble cohérent (j’attends vos avis) et qui ne fait pas rentrer en compte l’égo et qui semble dire que le bonsai, ça peut être de l’art ou de l’artisanat…
La différence entre l’art et l’artisanat
il y a un fichier pdf, mais comme ça fait des plombes que j’écris, je vous épargne (mais dans le raisonnement, ça aide de lire le pdf en entier), la conclusion est la suivante:
Bon, que pensez vous des éléments de réponses donnés ci dessus ?
je remercie encore d’avance beaucoup les personnes qui vont répondre (s’il y en a), de donner leur avis avec cordialité.
Merci à tous.